"You are always on my mind!"

samedi 19 décembre 2009

Weave me the sunshine


Weave, weave, weave me the sunshine out of the falling rain,
Weave me the hope of a new tomorrow and fill my cup again (sing it again)
Weave, weave, weave me the sunshine out of the falling, out of the falling
Weave me the hope of a new tomorrow and fill my cup again
(Weave, weave, weave me the sunshine out of the falling, out of the falling
Weave me the hope of a new tomorrow and fill my cup again)

Well I've seen the steel and the concrete crumble
Shine on me again
The proud and the mighty all have stumbled
Shine on me again
[...]



Cette chanson de Peter, Paul, and Mary, écrite par Peter Yarrow, est une véritable exultation de joie et d'espoir, proposant de construire le bonheur à partir des pleurs, des malheurs, et des échecs.

Il est impossible de ne pas se laisser entraîner par le rythme et chanter ensemble. Nous avons tous notre lot de peines, de douleurs, et de tristesse pour ne jamais manquer de matière première dans cette construction volontariste d'un nouveau lendemain.

Il faut "positiver", nous dit-on !

Chaque épreuve, chaque revers, chaque drame de notre vie peut - doit - nous aider à progresser. Voir le bon côté des choses, tirer de nos expériences des conclusions constructives, accepter nos souffrances pour mieux nous ouvrir aux autres...

Je veux bien comprendre tout cela.
Je sais que l'Amour grandit lorsque deux être traversent ensemble, main dans la main, épreuves et tourments.
Je sais très bien ce que cela veut dire lorsque la maladie déforme le corps, distord l'esprit, torture l'âme.
Je sais que l'espoir et la vie sont indissociables.
Je sais que l'Amour peut tout endurer, et peut porter l'espoir jusqu'à la dernière seconde.

Mais comment accepter l'inacceptable, l'inconcevable, l'intolérable ?
Comment admettre l'injustice de la mort ?
Comment vivre après la mort de l'autre ?
Quel espoir nourrir ?
Quel lendemain attendre ?
Que construire avec les pleurs que l'on verse ?

Ne pas s'apitoyer sur soi-même.
Attendre de son entourage autre chose que de la compassion ?
Ne pas croire que l'on peut simplement oublier...
Ne pas attendre que le temps fasse son effet supposé.

Avec le temps, va, tout s'en va...

Qu'est-il de plus désespérant que la mort de l'amour ?
Doit-on, pour préserver son amour, laisser son cœur sécher comme ces fleurs coupées qu'on appelle "éternelles" ?
Ou garder les yeux grands ouverts...
Et rêver !


Tisse-moi le soleil

Refrain :
Tisse, tisse, tisse-moi le soleil avec les pleurs de pluie
Tisse-moi l’espoir de nouveaux lendemains
Et garde mon verre rempli.
Tisse, tisse, tisse-moi le soleil avec les pleurs, avec les pleurs
Tisse-moi l’espoir de nouveaux lendemains
Et garde mon verre rempli.
Tisse, tisse, tisse-moi le soleil avec les pleurs, avec les pleurs
Tisse-moi l’espoir de nouveaux lendemains
Et garde mon verre rempli.

J’ai vu le béton et l’acier s’écrouler
Illumine-moi
Et les fiers et les puissants chanceler
Illumine-moi

(refrain)

L’arbre de l’amour est immense
Illumine-moi
Qui pousse au bord de la rivière de la souffrance
Illumine-moi

(refrain)

Si je pouvais guérir ton chagrin
Illumine-moi
Je t’offrirais un nouveau lendemain
Illumine-moi

(refrain)

J’ai vu le béton et l’acier s’écrouler
Illumine-moi
Et les fiers et les puissants chanceler
Illumine-moi

(refrain)

Toi seul peux gravir la montagne
Illumine-moi
Si tu veux boire l’eau de la source qui soigne
Illumine-moi

(refrain répété)

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

lundi 14 décembre 2009

Buttons and Bows


East is east and west is west
And the wrong one I have chose
Let's go where they keep on wearin'
Those frills and flowers and buttons and bows
Rings and things and buttons and bows.
[...]




Cette chanson (texte de Ray Evans, musique de Jay Livingston) figurait sur la bande sonore du film "The Paleface" (1948). Elle a connu son premier grand succès grâce à Dinah Shore en 1948.
Elle souligne le contraste entre la vie rude de l'Ouest américain à l'époque des cow-boys et le confort des villes où la vie était sans doute plus frivole et moins méritante, mais tellement plus confortable.



(A Anne-Marie)

Noeuds et Rubans

L’Est est l’Est
Et l’Ouest est l’Ouest
Retournons où l’on voit les gens
En chapeaux à fleurs, et nœuds, et rubans,
Et bijoux, et nœuds, et rubans.

Je dépéris
Sur cette prairie.
Emmène-moi sur le ciment
De ces villes où tout est grand,
Où l’on apprécie un costume élégant,
Et l’on t’admire en nœuds et rubans.

Je t’aime en peau d’ mouton,
Pantalons faits maison,
Mais mon amour est trop précaire
Avec tous ces revolvers.

Mes os se démettent
Dans cette charrette ;
Les cactus piquent mes pieds.
Partons où l’on s’habille comme il sied
En soie, et lin, et satin froufroutant,
Je suis à toi en nœuds et rubans.

A l’est, je s’rai une dame
Où les femmes sont des femmes
En bas de soie et bijoux clinquants,
Et parfum de France envoûtant,
Je suis à toi en nœuds et rubans.

Nœuds et rubans, nœuds et rubans…

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

samedi 5 décembre 2009

Swing low, sweet chariot


Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home
Swing low, sweet chariot
Coming for to carry me home

I looked over Jordan and what did I see
Coming for to carry me home
A band of angels coming after me
Coming for to carry me home

(chorus)

Sometimes I'm up and sometimes I'm down
Coming for to carry me home
But still my soul feels heavenly bound
Coming for to carry me home

(chorus)

The brightest day that I can say
Coming for to carry me home
When Jesus washed my sins away,
Coming for to carry me home.

(chorus)

If I get there before you do
Coming for to carry me home
I'll cut a hole and pull you through
Coming for to carry me home

(chorus)

If you get there before I do
Coming for to carry me home
Tell all my friends I'm coming too
Coming for to carry me home

(chorus)

Cette chanson très représentative du "Negro Spiritual", a été écrite par un esclave noir américain, Wallace (Wallis) Willis, probablement au milieu du 19ème siècle, et a été chantée par les plus grands artistes (dont Louis Armstrong, Joan Baez, The Golden Gate Quartet...). Elle est devenue aussi l'emblème de l'équipe de rugby britannique, à la suite d'une victoire inespérée contre l'Irlande, en grande partie due à un joueur noir, Chris Oti.
Le thème est celui du paradis, considéré comme la "maison", le véritable "foyer" vers lequel les anges devraient nous ramener après la mort, si nous l'avons mérité.
La mélodie lente et répétitive évoque le balancement du chariot.
Le ton est celui de l'espoir d'une liberté et d'un bonheur inaccessibles sur cette terre, mais promis dans l'autre monde.
La croyance religieuse incitait-elle les esclaves à se résigner et accepter leur sort, ou à mieux le supporter ?
N'est-ce pas étrange que ceux-là mêmes qui exploitaient ces esclaves s'accommodaient fort bien des mêmes croyances religieuses ?



Berce-moi, gentil chariot

Berce-moi, gentil chariot
Venant me ramener au ciel,
Berce-moi, gentil chariot
Venant me ramener au ciel,

Par-dessus le Jourdain, qu’ai-je vu approcher ?
Venant me ramener au ciel,
Une compagnie d’anges venant me chercher
Venant me ramener au ciel.

Malgré les hauts et les bas cruels,
Venant me ramener au ciel,
Mon âme reste tournée vers le ciel,
Venant me ramener au ciel,

La clarté du jour m’a touché,
Venant me ramener au ciel,
Quand Jésus lava mes péchés,
Venant me ramener au ciel,

Si j’arrive là-haut avant vous,
Venant me ramener au ciel,
Je vous hisserai par un trou,
Venant me ramener au ciel,

Mais s’il fallait que je vous suive,
Venant me ramener au ciel,
Dites à mes amis que j’arrive,
Venant me ramener au ciel,

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)