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samedi 15 novembre 2014

Big Boss Man







Conformément au thème général de son dernier album “Tell’Em I’m Gone” consacré à la mémoire des esclaves et des opprimés de tous temps et en tous lieux, Yusuf Islam a.k.a. Cat Stevens reprend cette chanson de Luther Dixon et Al Smith, chantée  d’abord par Jimmy Reed (en 1960), puis reprise avec succès par Elvis Presley, Charlie Rich, Jerry Lee Lewis, Bill Cosby, Grateful Dead, B.B. King, Steeve Miller, Tom Petty…
Yusuf l’inscrit d’une part dans le contexte du Rhythm & Blues qui colore l’ensemble de cet album, mais aussi et surtout sous l’emblème de la liberté, célébrée et revendiquée, comme pour souligner l’universalité des valeurs et aspirations humaines et contredire certaines interprétations et exploitations des religions (dont la sienne).
ALN


Grand Patron

Grand patron,
N’ m’entends-tu pas quand j’appelle ?
Grand Patron,
N’ m’entends-tu pas quand j’appelle ?
Tu n’es pas si fort
Juste grand, et cruel

Je travaille sans cesse, patron
Le jour et la nuit
Je voudrais boire un verre d’eau
Mais toi, tu me l’interdis

Grand Patron,
N’ m’entends-tu pas quand j’appelle ?
Tu n’es pas si fort
Juste grand, et cruel

Je vais me trouver un patron
Qui me traitera mieux, lui
Dur labeur tout le jour
Mais repos la nuit

Grand patron,
N’ m’entends-tu pas quand j’appelle ?
Grand Patron,
N’ m’entends-tu pas quand j’appelle ?
Tu n’es pas si fort
Juste grand, et cruel


(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

dimanche 23 décembre 2012

Can The Circle Be Unbroken

I was standing by the window
On one cold and cloudy day
And I saw the hearse come rolling
For to carry my mother away

Can the circle be unbroken
Bye and bye, Lord, bye and bye
There's a better home a-waiting
In the sky, Lord, in the sky

Lord, I told the undertaker
Undertaker, please drive slow
For this body you are hauling
How I hate to see her go

I followed close beside her
Tried to hold up and be brave
But I could not hide my sorrow
When they laid her in the grave

Went back home
Lord my home was lonesome
All my brothers sisters crying
What a home so sad and lone



Voici une chanson « Country » traditionnelle, et tout à fait caractéristique par son thème particulièrement sombre. Elle fut adaptée  par Alvin P Carter d’un hymne chrétien ("Will the circle be unbroken") écrit en 1907 par Ada R. Habershon sur une musique de Charles H. Gabriel. Elle fut alors chantée par la Carter Family (photo), puis reprise par d’innombrables artistes qui en firent ainsi l’un des piliers de la « Country ». Parmi eux, bien sûr, Johnny Cash, dont on connait l'admiration, puis l'amour, pour June Carter.
Si toutes les chansons « Country » ne sont pas des lamentations, force est de reconnaître qu’elles mettent le plus souvent en scène, avec de multiples variations, le départ, la rupture, et la mort. « Les plus désespérés sont les chants les plus beaux », certes, mais un telle ambiance peut devenir pesante.
De nombreuses chansons comme celle-ci font partie du répertoire de clubs de Square Dance ou de Country Dance, et les chorégraphies qui leurs sont associées peuvent sembler assez primesautières. Il n’est donc pas indispensable de comprendre les paroles de toutes les chansons qu’on apprécie…

Et Joyeux Noël aux Wild West Dancers de Guénar !



Puisse le Cercle se Reformer

Par un froid matin de brouillard
J’allais à ma porte, et
Je vis venir le corbillard
Pour prendre ma mère et l’emporter

Puisse le cercle se reformer
Au revoir, Adieu, Adieu
Un meilleur foyer nous attend
Dans les cieux, oui, dans les cieux

Seigneur, ai-je dit aux croquemorts
Je vous supplie de ralentir
Parce que vous portez un corps
Que je ne veux voir partir

Je l’ai suivie sur le chemin
Portant dignement le deuil
Mais ne pus cacher mon chagrin
En descendant le cercueil

De retour,
Quel vide dans la maison
Mes frères et sœurs en pleurs
Tristesse et désolation

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 4 février 2012

Blueberry Hill

I found my freedom on blueberry hill
On blueberry hill when I found you
The moon stood still on blueberry hill
And lingered until my dreams came true

The wind in the willow played
Love's sweet melody
But all of those vows we made
Were never to be

Tho' we're apart, you're part of me still
For you were my thrill on blueberry hill

The wind in the willow played
Love's sweet melody
But all of those vows we made
Were never to be

Tho' we're apart, you're part of me still
For you were my thrill on blueberry hill




Ce ne sont pas les fleurs, mais les fruits (les myrtilles, appelées “bleuets” au Québec) qu’ont chanté les plus grands comme Gene Autry, Fats Domino, Louis Armstrong, Little Richard, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Skeeter Davis, et tant d’autres, sur l’une des mélodies les plus connues du début des années 1940 (musique de Vincent Rose, paroles de Al Lewis).
Cette chanson mêle tendresse et mélancolie à l’évocation d’un amour passé, mais le souvenir de l’amour n’est jamais vraiment triste, et si la fameuse colline a oublié le passage des amants d’un soir, auxquels tant d’autres ont succédé, eux-mêmes gardent au fond de leur cœur la trace d’un bonheur.



Le Mont des Bleuets

Tus m’as libéré   au mont des bleuets
Au mont des bleuets,   quand je t’ai trouvée
La lune veillait   au mont des bleuets
A ce que nos rêves   soient réalisés

Le vent dans le saule chantait
Sa chanson d’amour
Mais nos vœux d’éternité
N’ont duré qu’un jour

Tu restes en moi   bien que séparée
Tu m’as envouté   au mont des bleuets

Le vent dans le saule chantait
Sa chanson d’amour
Mais nos vœux d’éternité
N’ont duré qu’un jour

Tu restes en moi   bien que séparée
Tu m’as envouté   au mont des bleuets

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 26 novembre 2011

Your Cheating Heart

Your cheatin' heart will make you weep
You'll cry and cry and try to sleep
But sleep won't come the whole night through
Your cheatin' heart will tell on you
When tears come down like fallin' rain

You'll toss around and call my name
You're gonna walk that floor the way I do
Your cheatin' heart will tell on you
Your cheatin' heart will pine some day,

And crave the love you threw away.
The time will come when you'll be blue,
Your cheatin' heart will tell on you.
When tears come down like fallin' rain

You'll toss around and call my name
You're gonna walk that floor the way I do
Your cheatin' heart will tell on you
Your cheatin' heart will tell on you


"Your Cheatin' Heart" est une chanson du véritable pilier de la “Country” que fut Hank Wiliams. C’est aussi l’une des dernières chansons qu’il écrivit et enregistra, et elle ne fut diffusée qu’après sa mort en 1953. Elle connut alors un très grand succès, et fut reprise par les plus grands artistes, dont
Le thème de la trahison et de l’infidélité est l’un des sujets récurrents de la “Country”, avec de multiples variations qui ont presque toutes en commun une vision très univoque de la question, au point que certaines chansons comme « Wild Side of Life » ont suscité, en leur temps, une vive polémique et donné lieu a des réponses sous forme de chansons assez bien tournées.
« Your Cheating Heart » présente au moins la singularité de pouvoir être chantée indifféremment au masculin ou au féminin, pour rétablir l’égalité, sinon la justice.


Ton Cœur Menteur

Ton cœur menteur te f’ra souffrir
Tu pleureras, voulant dormir
Mais le sommeil ne viendra pas
Ton cœur menteur te trahira
Comme la pluie tu pleureras

En vain mon nom tu appelleras
Ce sera ton tour de faire les cent pas
Ton cœur menteur te trahira
Ton cœur menteur se morfondra

Cet amour que tu as gâché
Un jour tu le regretteras
Ton cœur menteur te trahira
Comme la pluie tu pleureras

En vain mon nom tu appelleras
Ce sera ton tour de faire les cent pas
Ton cœur menteur te trahira
Ton cœur menteur te trahira

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)