"You are always on my mind!"

samedi 28 mai 2011

Because All Men Are Brothers




Cette chanson de Tom Glazer, sur une musique de JS Bach (lui même s’étant inspiré d’une mélodie de Hans Leo Hassler), est chantée très solennellement par Peter, Paul, and Mary. Elle date des années 40, et constitue un véritable hymne pacifiste, restant toujours d’actualité.


Parce que les Hommes sont Tous Frères

En quelque lieu qu’ils puissent vivre, tous les hommes sont des frères
Le monde entier doit s’unir, pour toujours libre et fier
Nul tyran ne nous opprime, ni nation n’entre en guerre
Les travailleurs nous saluent, tout autour de la terre

Tous les hommes sont mes frères, toujours main dans la main
Où sonne la liberté s’(e)ra mon pays demain
Noirs, jaunes, ou blancs, mes peurs sont les peurs de mes frères
Leurs larmes sont mes larmes, tout autour de la terre

Que chaque voix soit tonnerre, que chaque cœur soit fort
Tant qu’il y aura des tyrans, nous lutterons encore
Qu’en ces années sacrifiées nul n’ait en vain souffert
Brisons les chaînes des esclaves, tout autour de la terre

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 21 mai 2011

Riverside

Down by the river by the boats



Coup de Foudre ! Une merveilleuse mélodie, délicatement soulignée au piano, et une voix pure et tendre, dont les accents d’intimité sont infiniment touchants : Agnes Obel, très jeune compositrice et chanteuse danoise, vivant à Berlin depuis quelques années, présente son premier album, « Philarmonics » qui la propulse d’emblée au delà de la stratosphère. Modeste et géniale : un vrai bonheur, et une profondeur poétique qui promet des merveilles. A suivre absolument !


La Rivière

Vers la rivière où l’on voit les
Bateaux, où chacun va pour s’isoler
Où le soleil ne se lève pas
Vers la rivière, portons nos pas

Quand nous aurons bu l’eau jusqu’à la lie
Regarde les pierres au fond de son lit
Je lis sur ton visage
Que tu ne connais pas ce rivage

Là bas, de la rivière, dans son lit
Quelqu’un t’appelle, quelqu’un te dit
« Nage et dérive avec le courant »
A la rivière, quotidiennement

Oh, mon Dieu, je vois comme tout se déchire au fond dans le courant
Et je n’ sais pas pourquoi je descends
Au bord de la rivière

Quand cette vieille rivière passe sous tes yeux
Pour laver des berges le limon boueux
Va près de l’eau autant que tu peux
La rivière te s’ra oreilles et yeux

Je marche seule au plus près du flot
Pour tomber tout comme une pierre dans l’eau
Transie jusqu’à la moelle de ces os
Pourquoi vais-je là en solo ?

Oh, mon Dieu, je vois comme tout se déchire au fond dans le courant
Et je n’ sais pas pourquoi je descends
Au bord de la rivière

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

Farewell My Love




Il est tout à fait saugrenu de ma part de tenter une traduction de cette chanson de Charles Pasi, qui parle parfaitement français mais chante en anglais. C’est, en fait, ma façon de signaler ce jeune musicien et chanteur remarquablement doué, avec une extraordinaire maîtrise de sa voix, et la capacité de passer d’un style musical à un autre sans complexe. Il joue de l’harmonica et s’amuse des réactions de ses interlocuteurs (notamment lors des interviews) lorsqu’il évoque son instrument de prédilection et s’entend invariablement demander « et, à part ça, vous jouez de quoi ? ».
Les plus grands, pourtant, ne s’y trompent pas. Pour preuve, la contribution, pour plusieurs des chansons de son album, d’Archie Shepp, qu’il a contacté « au culot », et qui a immédiatement reconnu le talent et accepté de participer. « Farewell My Love » est un bon exemple de ce talent et annonce une brillante carrière.


Adieu, Mon Amour

Tu m’ pousses à bout
Tu me fais pleurer et gémir
Tu me rends fou
Parfois, je m’ sens seul à mourir
Traite-moi encore comme cela
Et j’en ai fini avec toi

Adieu, mon amour
Adieu, mon amour

Tu marches seule,
Ce lourd fardeau sur les épaules
Laisse-moi t’aider
Ma musique, mon nom, oublie-les
Je serai parti demain
Plus de peine, plus de chagrin

Adieu, mon amour
Adieu, mon amour

Tu m’ pousses à bout
Tu me fais pleurer et gémir
Tu me rends fou
Parfois, je m’ sens seul à mourir
Traite-moi encore comme cela
Et j’en ai fini avec toi

Adieu, mon amour
Adieu, mon amour
Adieu, mon amour
Adieu, mon amour
Adieu, mon amour

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

dimanche 15 mai 2011

Gilgarra Mountain (Whiskey in the Jar)

As I was a goin' over Gilgarra Mountain










C’est la plus célèbre des ballades irlandaises que chantent magnifiquement Peter, Paul, and Mary. Cette chanson daterait du XVIIème ou du XVIIIème siècle, à une époque où voler les seigneurs anglais était, en Irlande, une forme de patriotisme. Au delà de l’amoralité apparente de ce texte, c’est un esprit de liberté, une forme de rébellion, et le goût de l’aventure qui ont sans doute porté cette chanson à travers les textes et les continents, et la font figurer au répertoire de très nombreux artistes dont Roger Whittaker, The Dubliners, The Highwaymen, parmi tant d’autres, avec de multiples adaptations dans diverses langues.


Les Monts Gilgarra

Par les monts Gilgarra, un jour cheminant
J’aperçu le colonel Farrell qui comptait son argent
Je brandis mon pistolet, puis ma rapière tout en disant
« La Bourse ou la vie car je suis un audacieux brigand »

Mush-a-ring-um duram da
Whack fol the daddy o
Whack fol the daddy o
Du whisky dans mon verre

Il compta sa monnaie et sa bourse était bien garnie
Je l’ai empochée pour la donner à ma chère Jenny
Elle susurra qu’elle m’aimait, me jura fidélité
Que le diable emporte les femmes car elles trahissent la vérité

Je montais dans ma chambre pour y prendre un peu de repos
En rêvant de filles et d’or, alors, bien sûr, aussitôt
Ma Jenny prit mes cartouches pour les remplir avec de l’eau
Puis dit au colonel de se préparer pour l’assaut

Avant que je m’éveille et parte, tôt le lendemain
S’en vinrent le colonel Farrell et sa bande d’hommes de main
Je tirais mon pistolet car elle avait pris ma rapière
Mais avec mes cartouches remplies d’eau je ne pus rien faire

Ils me mirent en prison sur décret du magistrat
Pour le vol du colonel sur les monts Gilgarra
Mais j’assommais le geôlier avant qu’il ne lie mes poings
Et je dis adieu à cette ville de radins

J’aimerais trouver mon frère, celui qui est dans l’armée
J’ignore où est sa garnison, à Cork ou Killarney
Tous deux nous irons écumer les montagnes de Kilkenny
Et je jure qu’il me traitera mieux que ma brave et chère Jenny

Certains trouvent leur plaisir dans une calèche qui roule
D’autres ont du plaisir au jeu de hockey ou de boules
Moi je prends mon plaisir, du whisky dans mon verre,
Dès le petit matin à courtiser les rosières

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

samedi 14 mai 2011

Rain and Tears






« Rain and Tears » est l’un des plus grands succès des Aphrodite’s Child et de Demis Roussos, sur une musique inspirée du Canon en ré majeur de Johann Pachelbel, et des paroles de Boris Bergman. Son histoire est intriquée à celle des « événements » de mai 1968, car, voulant partir vers l’Angleterre, le groupe s’est trouvé bloqué à Paris par les grèves et a finalement décidé d’y rester. C’est là qu’est née cette chanson qui a fait beaucoup pour la renommée des Aphrodite’s Child et a contribué à révéler  Boris Bergman.


Pluie et Pleurs

Pluie et pleurs, dans tes yeux
Mais au soleil
Tu dois cacher ton jeu

Quand tu pleures
Pendant l’hiver
Tu peux prétendre
Que ce n’est que la pluie

N’ai-je pas souvent vu
Dans tes yeux bleus des larmes

Pluie et pleurs, dans tes yeux
Mais au soleil
Tu dois cacher ton jeu

Que ta réponse soit d’amour
Je veux une réponse d’amour

Pluie et pleurs, au soleil
Mais dans ton cœur
Ondoie un arc en ciel

Pluie et Pleurs
Je les fuis
Car dans mon cœur jamais soleil ne luit

Pluie et pleurs, dans tes yeux
Mais au soleil
Tu dois cacher ton jeu
Jeu…

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

Leatherwing Bat















Voici une chanson traditionnelle irlandaise, superbement arrangée et chantée par Peter, Paul, and Mary. Sous la forme d’une petite fable pour enfants prenant pour acteurs les animaux de nos campagnes, cette ballade évoque les déceptions et les blessures de l’amour, pour se terminer sur une note un peu cynique (ou réaliste). S'il fallait trouver une « morale » à cette fable, la première pourrait être que nous restons à jamais marqués par nos premiers émois amoureux (« Jamais de la vie, on ne l’oubliera… » chantait Georges Brassens). Des années, des décennies plus tard, nos pensées, nos réactions, nos émotions en sont encore l’écho. Les psychologues nous expliquent que la passion n’est qu’un premier stade dans une relation, et qu’il ne faut pas confondre passion et amour. La vie nous apprend que l’amour se construit peu à peu, et que la passion n’est pas la fondation la plus solide. L’amour se reconstruit chaque jour, quand la passion « fait place au quotidien ».
Une seconde morale pourrait être que la persévérance est une vertu, non seulement pour parvenir à son but (en l’occurrence la séduction) mais surtout pour construire ensuite l’amour dont on a rêvé.
Quant à la troisième, en réponse à la conclusion cynique de cette petite fable, elle pourrait être qu’en ce domaine, on ne peut recevoir que ce que l’on est prêt à donner.



La Chauve-Souris

« Moi », dit la petite chauve-souris
« Je m’en vais vous dire ici
Pourquoi je ne vole que la nuit
C’est que l’amour de mon cœur a fuit »

Refrain
Howdy dowdy diddle-dum day
Howdy dowdy diddle-dum day
Howdy dowdy diddle-dum day
Hey le lee-lee lie-lee low

« Moi », dit le merle assis sur son perchoir
« La belle oiselle de mes espoirs
Etait volage et n’ veut plus me voir
Alors depuis je m’habille en noir »

(Refrain)

« Moi », dit le pic-vert tout en haut de la haie
« J’ai courtisé une belle poupée
Par peur de moi, elle s’est sauvée
De rouge ma tête reste teintée »

(Refrain)

« Moi », dit le pigeon voyageur
Je sais comment gagner son cœur
Courtise la jour et nuit
Qu’elle n’ait plus le temps que de dire Oui »

(Refrain)

« Moi », dit le geai s’envolant dans les cieux
« Si j’étais jeune homme, j’en prendrais deux
Si l’une me trahit et fait faux bon
J’aurai l’autre corde pour mon violon »

(Refrain)

Hey le lee-lee lie-lee low

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

dimanche 8 mai 2011

Nights In White Satin









Un grand moment de nostalgie, avec les Moody Blues : dans le silence de la nuit, on n’entend que le grattement de la plume sur le papier Vélin blanc, écrivant, raturant, écrivant à nouveau, tentant d’exprimer le tourment de l’âme et l’impatience des sentiments.
Et les notes de cette formidable mélodie résonnent alors, suivies à nouveau d’un silence – le temps d’entendre battre le cœur.
Et la nuit se prolonge, et la peine se mêle à l’espoir, et nos yeux cherchent dans l’obscurité les yeux dans lesquels nous voudrions plonger tout entier.
L’amour submerge tout et le cœur exulte, mais aucun écho ne vient troubler le silence de la nuit.
Et notre esprit s’envole comme un oiseau de nuit, cherchant la source de cette mélodie envoûtante qui souligne le silence.


Nuits Sur Vélin Blanc

Nuits sur vélin blanc
Ne finissant jamais
Mes lettres écrivant
Pour ne pas les poster

Beauté que mes yeux
N’ont jamais su voir
Et vérité que
Je n’sais plus percevoir

Parce que je t’aime
Oh, oui, je t’aime
Oh, oui, que je t’aime

Les gens qu’on peut voir
Se tenir la main
Ne peuvent pas savoir
Quel sort est le mien

Certains vont prétendre
Ce qu’ils ne prouvent pas
Que ce que tu veux être
Un jour tu le seras

Mais, moi, je t’aime
Oh, oui, je t’aime
Oh, oui, que je t’aime
Oh, oui, que je t’aime

Nuits sur vélin blanc
Ne finissant jamais
Mes lettres écrivant
Pour ne pas les poster

Beauté que mes yeux
N’ont jamais su voir
Et vérité que
Je n’sais plus percevoir

Parce que je t’aime
Oh, oui, je t’aime
Oh, oui, que je t’aime
Oh, oui, que je t’aime

Parce que je t’aime
Oh, oui, je t’aime
Oh, oui, que je t’aime
Oh, oui, que je t’aime

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)