"You are always on my mind!"

vendredi 26 février 2010

Beyond My Wildest Dreams

I didn't ask for much 
As maybe I ought've 
But I'm staying in touch 
With the one I love 
And I can see in the dials 
And in these headlights beams 
Beyond my wildest 
Beyond my wildest dreams 
Beyond my wildest dreams 
Beyond my wildest dreams 
I've been with you 
I've been with you

Ce n'est pas "Six Days On The Road", mais cette chanson de Mark Knoepfler évoque aussi la vie du routier qui rêve à celle qui l'aime, et qui est impatient de passer avec elle les quelques heures ou jours de repos qui lui sont permises avant le prochain voyage.
Cette chanson figure sur le magnifique album "This Is Us" où Mark Knopfler chante en duo avec Emmylou Harris.


Plus qu’en mon fol espoir
 
J’ n’ai pas demandé autant
Que j’aurais dû mais
J’ai pu passer du temps
Avec celle que j’aimais
Et je vois sur mes cadrans
A la lumière des phares
Plus qu’en mon fol
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
On s’est aimés
On s’est aimés

Le frêt qui bringuballe
Martèle une rumba
Sur ces routes infernales,
Chacune est un combat
Mais, au feu vert, je vois
Mon amour dans sa gloire
Plus qu’en mon fol
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
On s’est aimés
On s’est aimés

Les congés qu’ils m’avaient promis,
Payés, bien entendu,
Leur agent, qui est un ami,
Dis qu’ils me sont dus
Je f’rais mille kilomètre
Des larmes plein ma citerne
Pour voir ton sourire naître
En voyant mes lanternes
Quand l’aube vient enfin
Repousser la nuit noire
Plus qu’en mon fol
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
Plus qu’en mon fol espoir
On s’est aimés
On s’est aimés

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

samedi 20 février 2010

Rollin' on

Been kickin' sawdust    in these clothes
For a blue moon    and a red nose
The boys will put 'em up    and tear 'em down
We'll wash away   the dirt
Just a glass a day   ain't gonna hurt
Pretty soon we'll move on   out of town
[...]
Then we're rollin' on
Rollin' on
Feeling, better than we did last night
Rollin' on rollin' on
It's hard some times   Pretty much it's allright
[...]



Très belle chanson de Marc Knopfler et Emmylou Harris (Album "This is Us"), avec le "son" typique, profond et généreux de Marc Knopfler, sa voix grave contrastant agréablement avec la voix claire et tonique d'Emmylou Harris. Elle évoque la vie des "saltimbanques" qui vont de village en village, distraient les parents, font rire les enfants, et s'en vont...
L'ensemble est teinté de la douce mélancolie de ceux dont le mode de vie ne permet pas de "prendre racine", mais que réchauffe le bonheur de mener ensemble la vie qu'ils ont choisie comme une mission.


Et On Roule…

Des costumes on a    ôté la sciure
Lune bleue, nez rouge    sur la figure
Les garçons les mettront… puis arracheront
La poussière, on rincera
Juste un verre par jour, ça suffira
Bientôt, de la ville nous sortirons.

On les rencontre par vaux par monts
Sans chercher même à savoir leur nom.
Leurs enfants rentrent souper de l’école publique
(Ils) tirent le rideau pour le soir
Nous, on vérifie nos accessoires
Et on remaquille nos masques comiques.

Et puis on roule,
On roule
Et on se sent déjà mieux qu’hier soir
Et on roule, et on roule
C’est dur parfois, mais on garde l’espoir.

Je lève le pied quand il pleut
Je supporte maux et peines comme je peux
Avec un cœur jeune, j’essaie de garder la foi.
Ils pleurent un peu, rient aux éclats
Commencent à se sentir mieux et c’est pourquoi
Si c’était bon pour toi,     vraiment c’était bon pour moi.

Et puis on roule,
On roule
Et on se sent déjà mieux qu’hier soir
Et on roule, et on roule
C’est dur parfois, mais on garde l’espoir.

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

samedi 13 février 2010

Hallelujah




Now I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah


Voici l'une des plus célèbres chansons de Léonard Cohen, et, paraît-il, l'une des chansons les plus souvent reprises, la reprise la plus connue étant sans doute celle de Jeff Buckley. J'ai retardé longtemps sa traduction, conscient du caractère quasi-mythique de l'œuvre, dont la mélodie est l'une des plus belles qu'ait écrites Léonard Cohen. Je me doutais aussi que d'autres s'étaient essayés à sa traduction, et je me suis soigneusement gardé de les consulter, comme à mon habitude. Je n'en ai pris connaissance qu'au moment de poster ce billet. Celle de Graeme Allwright est remarquable (comme toujours), mais "expurgée" de certains couplets, à l'instar de la version que chantent de nombreux artistes (un peu comme un cantique, avec un air inspiré, les yeux clos, ce qui pourrait devenir presque comique s'ils intégraient certains couplets !).

Je crois comprendre pourquoi, car si Léonard Cohen est ici fidèle à son style poétique hermétique, mêlant élégamment mysticisme et érotisme et suggérant ou évoquant en des mots qui restent souvent ambivalents, "Hallelujah", dans sa version complète, est un peu plus explicite, voire crue. S'il reste possible de comprendre le texte à divers niveaux, il semble tout à fait imaginable d'en rester à l'interprétation la plus directe et simple : les mots de l'ancien amant à celle qu'il venait visiter dans un "lieu de rencontre" où les pratiques relèvent plus du secret que du sacré.

Je dois avouer que réaliser cette traduction a pour moi un peu démythifié cette chanson grandiose, qu'il faut absolument écouter chantée par Léonard Cohen (les reprises sont, pour certaines, magnifiques, mais dépouillent un peu la chanson de son mystère et de son ambiguïté...).


Alléluia

Il paraît qu’un accord mystérieux
Que jouait David plaisait à Dieu
Mais la musique ne t’intéresse pas, n’est-ce pas ?
Ça fait comme ça :
La quarte, la quinte,
Le mineur tombe, le majeur monte,
Le roi surpris composant Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu voulais des preuves malgré ta foi.
Quand elle se baigna sur le toit
Sa beauté au clair de lune te subjugua
A un tabouret elle te lia
Ton trône brisa, tes cheveux coupa,
Et de tes lèvres tira cet Alléluia


Je suis déjà venu m’étendre
Et j’ai marché dans cette chambre.
Car je vivais seul avant de te connaître.
Sur le porche j’ai vu ton fanal.
L’amour n’est pas marche triomphale.
C’est un froid et c’est un meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Jadis, tu ne me cachais pas
Ce qui se passe ici en bas,
Mais maintenant ce n’est plus le cas, n’est-ce pas ?
Souviens toi, lorsqu’en toi j’entrais
De même la colombe sacrée
Chacun de nos râles était Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu dis qu'en vain j’ai pris le nom
Mais je ne connais pas le nom
Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, au fond ?
Dans chaque mot brille une flamme
Et qu’importe que l’on proclame
Le sacré ou le meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

A faire de mon mieux j’ai cherché
Ne pouvant sentir, j’ai touché
Je t’ai dit vrai : je n’suis pas venu tricher.
Tout est allé mal et pourtant
Je viens devant le Dieu du Chant
Sans rien d’autre à mes lèvres que Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

samedi 6 février 2010

Where are all the flowers gone?

Where have all the flowers gone?
Long time passing
Where have all the flowers gone?
Long time ago
Where have all the flowers gone?
Girls have picked them every one
When will they ever learn?
When will they ever learn?
[...]






Pete Seeger a écrit là, à partir d'une chanson populaire ukrainienne, un véritable "classique", aussi beau et simple qu'intemporel : une chanson qui s'insinue entre nos oreilles, et que nous retrouvons un jour, à partir d'un mot ou d'une note, comme si elle était là depuis toujours, et avec la conviction qu'elle sera toujours là. Les années, les siècles passeront, en effet, sans que nous comprenions que l'homme est le pire ennemi de l'humanité...
Cette merveille de chanson a été chantée par les plus grands artistes, parmi lesquels Joan Baez, Peter Paul & Mary, Harry Belafonte, mais aussi, en français, par Marlène Dietrich, Dalida, Francis Lemarque, et Guy Béart (dont l'adaptation est parfaite). 
Je présume que les adaptations françaises sont magnifiques, mais j'avoue ne pas les avoir consultées, pour éviter d'être influencé et pour rendre un hommage personnel à l'auteur, au risque de produire un piètre résultat. A vous de juger.




Toutes les fleurs, où sont-elles ?

Toutes les fleurs, où sont-elles ?
Du temps passé
Toutes les fleurs, où sont-elles ?
Du temps jadis
Toutes les fleurs, où sont-elles ?
Ceuillies par les demoiselles !
Mais quand comprendront-elles ?
Mais quand comprendront-elles ?

Où sont les demoiselles parties ?
Du temps passé
Où sont les demoiselles parties ?
Du temps jadis
Où sont les demoiselles parties ?
Chacune a pris un mari !
Mais quand comprendront-elles ?
Mais quand comprendront-elles ?

Que sont les garçons allés faire ?
Du temps passé
Que sont les garçons allés faire ?
Du temps jadis
Que sont les garçons allés faire ?
Ils sont allés faire la guerre !
Mais quand comprendront-ils ?
Mais quand comprendront-ils ?

Où sont donc les militaires ?
Du temps passé
Où sont donc les militaires ?
Du temps jadis
Où sont donc les militaires ?
Tous ont rejoint les cimetières !
Mais quand comprendront-ils ?
Mais quand comprendront-ils ?

Où sont passés les cimetières
Du temps passé
Où sont passés les cimetières
Du temps jadis
Où sont passés les cimetières
De fleurs ils sont recouverts !
Mais quand comprendrons nous ?
Mais quand comprendrons nous ?

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)