"You are always on my mind!"

jeudi 5 mai 2022

Cherry Bomb

Well I lived on the outskirts of town

In an eight room farmhouse, baby

When my brothers and friends were around

There was always somethin' doin'

Had me a couple of real nice girlfriends

Stopped by to see me every once in a while

When I think back about those days

All I can do is sit and smile

 

That's when a sport was a sport

And groovin' was groovin'

And dancin' meant everything

We were young and we were improvin'

Laughin' laughin' with our friends

Holding hands meant somethin' baby

Outside the club "Cherry Bomb"

Our hearts were really pumpin'

Say yeah yeah yeah

Say yeah yeah yeah

 

The winter days they last forever

And the weekends went by so quick

Went ridin' around this little country town

We were goin' nuts, girl, out in the sticks

One night me with my big mouth

A couple guys had to put me in my place

When I see those guys these days

We just laugh and say do you remember when

 

That's when a sport was a sport

And groovin' was groovin'

And dancin' meant everything

We were young and we were improvin'

Laughin' laughin' with our friends

Holding hands meant somethin' baby

Outside the club "Cherry Bomb"

Our hearts were really pumpin'

Say yeah yeah yeah

Say yeah yeah yeah

 

Say yeah yeah yeah

Say yeah yeah yeah

 

 

Seventeen has turned thirty-five

I'm surprised that we're still livin'

If we've done any wrong

I hope that we're forgiven

Got a few kids of my own

And some days I still don't know what to do

I hope that they're not laughin' too loud

When they hear me talkin'

Like this to you

 

That's when a sport was a sport

And groovin' was groovin'

And dancin' meant everything

We were young and we were improvin'

Laughin', laughin' with our friends

Holding hands meant so much baby

Outside the club "Cherry Bomb"

Our hearts were really pumpin'

Say yeah yeah yeah

Say yeah yeah yeah

 

Si John Mellencamp (alias John Cougar), alors âgé de 35 ans, évoque, dans cette chanson, le souvenir de ses 17 ans, ce n'est pas seulement avec nostalgie, mais aussi avec regret. En 1987, déjà, le monde avait en effet changé autant que lui-même. Dans la turbulence de l'adolescence, espoir, désir, et passion se mêlaient, et sa jeunesse dévorait goulument ce que pouvait lui offrir la vie dans une région semi-rurale de l'Amérique qu'on dit "profonde". Rétrospectivement, cette époque déjà révolue lui apparaît plus simple, plus claire, plus vraie : une époque où pouvait se contenter de peu car il était encore possible de rêver – où un regard, le frôlement d'une main, faisait battre le cœur – où l'on n'était pas encore obsédé par le toujours plus – où la transgression bénigne de quelques interdits superficiels tenait lieu de rite de passage vers l'âge adulte, et où le sport n'était pas encore devenu un phénomène médiatique à grande échelle, pourri par l'argent, mais aussi par la violence et l'esprit de compétition devenu esprit d'affrontement.

John Mellencamp reconnaît néanmoins sans ambages que le bouillonnement de l'adolescence l'a amené, en "faisant les quatre-cent coups", à se confronter aux limites du raisonnable et de l'admissible, au point qu'il reçut quelques mémorables corrections.

John Mellencamp est, d'une certaine façon, toujours resté fidèle à ses origines, en défendant, avec Neil Young et Willie Nelson, les petits fermiers américains, en soutenant les démocrates, en défendant les droits des minorités, et le mariage pour tous.

Pour de nombreuses personnes, l'évocation "du bon vieux temps" est un refuge lorsque le présent est sombre et l'avenir obscur, mais John Mellencamp n'en reste pas là lorsqu'il avoue que, face à ses propres enfants, de nombreuses questions restent sans réponse.

NB : Le titre de la chanson est celui que l'auteur attribue à une "boîte de nuit" ou un "dancing" tels que ceux qu'il fréquentait dans sa jeunesse. Cherry Bomb était le nom d'un fameux petit pétard d'artifice qu'utilisaient largement les jeunes gens pour mettre un peu d'animation dans leur environnement trop sage.

ALN


Bombe-Cerise

 

Dans les faubourgs d' la ville, j'habitais

Une ferme de huit pièces, tu vois

Quand mes frères et amis étaient là

On n' s'ennuyait jamais

J' m'étais trouvé deux copines très sympas

Et, de temps à autre, elles passaient pour me voir

Quand je repense à ce temps-là

Je n' peux que sourire et m'asseoir

 

Le sport, alors, était propre

Et la fête était gaie

Danser nous faisait rêver

On était jeunes et on apprenait

On rigolait entre copains

S'tenir la main, ce n'était pas rien

Devant la boîte "Bombe-Cerise"

Nos cœurs battaient la chamade

Dis, ouais, ouais, ouais

Dis, ouais, ouais, ouais

 

L'hiver, les jours n'en finissaient pas

Mais les weekends étaient trop courts

On se baladait autour de cette bourgade

On faisait les fous dans la cambrousse

Un soir, avec ma grande gueule

Deux gars ont dû me remettre à ma place

Quand j'les revois ces jours-ci

On dit "Tu te souviens quand…" et on en rit

 

Le sport, alors, était propre

Et la fête était gaie

Danser nous faisait rêver

On était jeunes et on apprenait

On rigolait entre copains

S'tenir la main, ce n'était pas rien

Devant la boîte "Bombe-Cerise"

Nos cœurs battaient la chamade

Dis, ouais, ouais, ouais

Dis, ouais, ouais, ouais

 

Dis, ouais, ouais, ouais

Dis, ouais, ouais, ouais


Dix-sept sont d'venus trente-cinq ans

Je m'étonne qu'on soit toujours vivant

Et si on a fait du mal

J'espère qu'on est pardonné

J'ai eu, moi-même, des enfants

Certains jours, je ne sais encore pas que faire

Et j'espère qu'ils ne rient pas trop fort

S'ils m'entendent te parler

De cette façon

 

Le sport, alors, était propre

Et la fête était gaie

Danser nous faisait rêver

On était jeunes et on apprenait

On rigolait entre copains

S'tenir la main, ce n'était pas rien

Devant la boîte "Bombe-Cerise"

Nos cœurs battaient la chamade

Dis, ouais, ouais, ouais

Dis, ouais, ouais, ouais

 

Traduction - Adaptation : Polyphrène (sur une suggestion et avec l'aide de Michaël Midoun)