"You are always on my mind!"

dimanche 28 octobre 2012

Mockingbird Hill








Cette chanson bucolique (texte de George Vaughn Horton, sur la musique d’une valse suédoise "Livet i Finnskogarna" enregistrée en 1915 par le célèbre accordéoniste suédois Carl Jularbo) fut chantée en 1951 par Patti Page ainsi que Les Paul et Mary Ford, puis par Slim Whitman.
Soulignée par une mélodie sautillante, elle cultive comme dans « Country Boy » le mythe éternel du bonheur d’une vie près de la nature, sa faune et sa flore. Il n’est pas certain que tous les agriculteurs partagent, en ces temps de crise, cette vision idyllique.
« O fortunatos nimium, sua si bona norint, agricolas », disait déjà Virgile…



Le Mont du Gai Pinson

Le soleil, au matin, vient par dessus le mont
Embrasser les roses au seuil de ma maison
Et mon cœur fait des bonds quand j’entends la chanson
Des oiseaux sur les branches au mont du gai pinson

Tra-la-la Twi-di-di-di - J’en ai le frisson
Le matin quand m’éveille le chant du gai pinson
Tra-la-la Twi-di-di-di - Paix dans la maison
Les fleurs vous accueillent au mont du gai pinson

Ma vieille mule et moi, les champs nous labourons
Avec une charrue achetée d’occasion
Une cabane en planches, un vieux moulin, un pont
C’est ma douce maison au mont du gai pinson

Le soir quand il fait bon, je grimpe sur le mont
Voir changer mon domaine au rythme des saisons
Rien que le ciel et moi, et mon vieux gai pinson
C’est ma douce maison au mont du gai pinson

Tra-la-la Twi-di-di-di - J’en ai le frisson
Le matin quand m’éveille le chant du gai pinson
Tra-la-la Twi-di-di-di - Paix dans la maison
Les fleurs vous accueillent au mont du gai pinson

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 27 octobre 2012

Silhouettes






Cette chanson de Bob Crewe et Franck Slay fut d’abord chantée, en 1957, par The Rays et par The Diamonds, avant de connaître à nouveau un grand succès grâce aux Herman’s Hermits en 1965 (photo). Cette gentille histoire de méprise amoureuse se conclut sur une « happy end ».
Les ombres chinoises ont, de tout temps, offert un formidable support à l’imagination, comme un véritable test de Rorschach : chacun peut voir ce qu’il souhaite ou ce qu’il craint et, comme dans les meilleurs romans, faire lui-même la plus grande partie du chemin que l’auteur se contente de suggérer.



Silhouettes

Passant devant ta maison, tard hier soir
Sur les rideaux bien tirés, j’ai pu voir
Se mouvoir deux silhouettes que l’ombre dessinait
Quel charmant couple cela faisait

Il te tenait par la taille, bien serrée
Je pouvais presque sentir vos baisers
Pourquoi n’était-ce pas là ma silhouette à moi ?
Je pleurais, plein de désarroi

Ah-ah-ah-ah-ah...
Ah-ah-ah-ah-ah...

N’y tenant plus, j’ai sonné ; je souffrais
Ouvrez la porte ou je vais l’enfoncer
Mais les deux étrangers qui s’étaient silhouettés
M’ont dit « C’est la maison d’à côté »

J’ai volé jusqu’à ton nid, mon amour
Pour t’aimer plus que jamais, pour toujours
J’ai souhaité que toi et moi fassions deux silhouettes
Pour toute la vie, fassions deux silhouettes

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 20 octobre 2012

Light As The Breeze









Ces yeux radieux comme des soleils, ces cheveux qui dansent et caressent, cette bouche qui s’entrouvre et sourit, et ces dents blanches qui mordent la vie…
Cette silhouette svelte qui ondule et se plie, puis bondit et s’éloigne à grands pas…
Ces jambes qui dessinent l’infini, ces pieds qui effleurent le sol…
Ces mains belles comme des ailes, si belles qu’on voudrait qu’elles se posent…
Cette voix, si pure et si douce,
Ce rire si clair et si tendre,
N’est-ce pas la source de l’amour, ce fleuve qui irrigue le cœur, emplit l’âme et tourmente le corps ?
N’est-ce pas la divinité qui subjugue,
Imposant désir et passion, dévotion et adoration.
Exigeant humilité, docilité, servilité.
Refoulant fatigue et raison pour l’espoir d’une guérison ?
Le corps enlace l’esprit et leur étreinte les unit dans la foi et l’espoir d’un regard.
Cette chanson est un de plus beaux exemples de la façon dont Léonard Cohen, par des évocations, citations, consonances et connotations, mêle spiritualité et sexualité, érotisme et religion, comme pour démontrer qu’il ne devrait y avoir d’autre dieu que l’amour.



Comme un Vent Frais

Elle se tient nue devant toi
Tu peux voir ça, tu peux goûter
Elle vient à toi comme un vent frais
Là, tu peux y boire, ou même y téter
Qu’importe ta façon d’adorer
Tant que tu restes
Agenouillé

Je me suis agenouillé là
Au delta, l’alpha et l’oméga
Où le berceau des mers et fleuves a creusé
Et, comme une bénédiction du ciel
Le temps d’un battement d’ailes
Je fus guéri et mon cœur
Apaisé

J’attendais ton baiser
Depuis si longtemps
Chérie, j’espérais un
Tel événement

Tu es faible, inoffensif
Tu dors sous le joug, en captif
Ce n’est pas vraiment la prison
Dans les arbres, le vent fort
Va souffler
Mais n’espère pas de pardon
Pour avoir perdu ton
Jeu de clefs

J’attendais ton baiser…

L’ombre descend et il neige
Chérie, je dois lever le siège
La rivière gèle partout
Je suis las de faire le beau
Et de courber le dos
J’ai trop vécu à genoux

Et elle danse ; c’est si gracieux
Ton cœur est dur et haineux
Et elle est nue
Pour te provoquer
Et tu renonces, dégouté
A ta haine, à ton amour, et
Elle vient à toi
Comme un vent frais

J’attendais ton baiser…

Il y a du sang sur chaque bracelet
Tu peux le voir et le goûter
Et c’est « S’il te plait !
Oh, s’il te plait »
Et elle dit « Bois, pèlerin, bois,
Mais il y a une femme, ne l’oublie pas
Sous ce beau
Chemisier doré »

Je me suis agenouillé là
Au delta, l’alpha et l’oméga
Comme un mystique, prosterné
Et, comme une bénédiction du ciel
Le temps d’un battement d’ailes
Je fus guéri et mon cœur
Apaisé

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)