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lundi 24 mai 2010

Moonlight Serenade

Retour en 1939, lorsque parut cette chanson (et surtout cette mélodie) de Mitchell Parrish et Glenn Miller qui connut un succès considérable et devint la "signature musicale" de Glenn Miller. Les paroles n'ont pas l'originalité de la mélodie, et relèvent d'un romantisme somme toute assez banal. La version orchestrale de Glenn Miller serait sans doute restée seule dans les mémoires si Frank Sinatra ne lui avait prêté sa voix, et amplifié son succès.




Sérénade au Clair de Lune
Au seuil, je me tiens
Et je chante une chanson au clair de lune
J’attends que ta main
Vienne effleurer la mienne dans la nuit brune
Les roses soupirent une sérénade au clair de lune

Ce soir les lueurs
Des étoiles me rendent sentimental
Sais-tu, mon amour
Que tes yeux brillent plus que les étoiles ?
Je t’apporte et chante une sérénade au clair de lune.

Jusqu’au jour
Faisons un tour
Dans les rêves d’amour
L’intimité
D’un ciel d’été
La caresse exquise
D’une douce brise.

J’attends que tu veuilles
Me suivre tendrement dans la nuit brune
J’attends sur ton seuil
Et je chante ma chanson au clair de lune
Une chanson d’amour, sérénade au clair de lune

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

dimanche 20 septembre 2009

In The Mood (for Love)

Who's the lovin' daddy with the beautiful eyes
What a pair o' lips, I'd like to try 'em for size
I'll just tell him, "Baby, won't you swing it with me"
Hope he tells me maybe, what a wing it will be
So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

First I held him lightly and we started to dance
Then I held him tightly what a dreamy romance
And I said "Hey, baby, it's a quarter to three
There's a mess of moonlight, won't-cha share it with me"
"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

In the mood, that's what he told me
In the mood, and when he told me
In the mood, my heart was skippin'
It didn't take me long to say "I'm in the mood now"

In the mood for all his kissin'
In the mood his crazy lovin'
In the mood what I was missin'
It didn't take me long to say "I'm in the mood now"

So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

Who's the lovin' daddy with the beautiful eyes
What a pair o' lips, I'd like to try 'em for size
I'll just tell him, "Baby, won't you swing it with me"
Hope he tells me maybe, what a wing it will be
So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

First I held him lightly and we started to dance
Then I held him tightly what a dreamy romance
And I said "Hey, baby, it's a quarter to three
It's a mess of moonlight, won't-cha share it with me"
"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

 

 Sur une musique de Joe Garland, avec des paroles de Andy Razaf, ce thème emblématique du Jazz a été enregistré avec un immense succès par Glenn Miller en 1940. Les versions chantées sont nombreuses, probablement dominées par celle des Andrew Sisters. De fait, le thème musical est universellement connu, et fait partie des références majeures, de sorte que la découverte des paroles associées, à vrai dire un peu triviales, peut être déconcertante, alors que la célébrissime version de Glenn Miller n'est apparue qu'une décennie après les premières interprétations. La version des Andrew Sisters, chantée sur un tempo plus lent, et sur un ton léger, "colle" parfaitement au texte, alors que la version orchestrale de Glenn Miller, plus rapide, mais aussi, paradoxalement, plus mélancolique, crée une ambiance bien différente, plus "universelle", dans laquelle les paroles pourraient paraître incongrues. Certaines chansons représentent d'abord la mise en musique d'un poème. Georges Brassens a ainsi donné à des œuvres poétiques une nouvelle dimension en leur associant une mélodie parfaitement adaptée (par exemple "Les Passantes", d'André Pol, ou "Pensées des Morts", de Lamartine). Dans d'autres cas, des paroles sont "collées" à la mélodie qui pourrait aussi bien s'en passer... 

 

Disposée (à Aimer)

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien "M’offririez-vous cette danse ?"
En espérant qu’il réponde "Pourquoi pas ? Quelle chance !"
Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
"Il est bientôt trois heures", ai-je dit d’un ton léger.
"Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ?"
Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

Disposé, c’est ce qu’il me dit
Disposé, et quand il le dit
Disposé, mon cœur explosait
Je pus dire bientôt : "Je suis aussi disposée".

Disposée pour tous ses baisers
Disposée, son cœur embrasé
Disposée, désir attisé
Je pus dire bientôt : "Je suis aussi disposée".

Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien "M’offririez-vous cette danse ?"
En espérant qu’il réponde "Pourquoi pas ? Quelle chance !"
Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
"Il est bientôt trois heures", ai-je dit d’un ton léger.
"Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ?"
Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)