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samedi 26 novembre 2011

Your Cheating Heart

Your cheatin' heart will make you weep
You'll cry and cry and try to sleep
But sleep won't come the whole night through
Your cheatin' heart will tell on you
When tears come down like fallin' rain

You'll toss around and call my name
You're gonna walk that floor the way I do
Your cheatin' heart will tell on you
Your cheatin' heart will pine some day,

And crave the love you threw away.
The time will come when you'll be blue,
Your cheatin' heart will tell on you.
When tears come down like fallin' rain

You'll toss around and call my name
You're gonna walk that floor the way I do
Your cheatin' heart will tell on you
Your cheatin' heart will tell on you


"Your Cheatin' Heart" est une chanson du véritable pilier de la “Country” que fut Hank Wiliams. C’est aussi l’une des dernières chansons qu’il écrivit et enregistra, et elle ne fut diffusée qu’après sa mort en 1953. Elle connut alors un très grand succès, et fut reprise par les plus grands artistes, dont
Le thème de la trahison et de l’infidélité est l’un des sujets récurrents de la “Country”, avec de multiples variations qui ont presque toutes en commun une vision très univoque de la question, au point que certaines chansons comme « Wild Side of Life » ont suscité, en leur temps, une vive polémique et donné lieu a des réponses sous forme de chansons assez bien tournées.
« Your Cheating Heart » présente au moins la singularité de pouvoir être chantée indifféremment au masculin ou au féminin, pour rétablir l’égalité, sinon la justice.


Ton Cœur Menteur

Ton cœur menteur te f’ra souffrir
Tu pleureras, voulant dormir
Mais le sommeil ne viendra pas
Ton cœur menteur te trahira
Comme la pluie tu pleureras

En vain mon nom tu appelleras
Ce sera ton tour de faire les cent pas
Ton cœur menteur te trahira
Ton cœur menteur se morfondra

Cet amour que tu as gâché
Un jour tu le regretteras
Ton cœur menteur te trahira
Comme la pluie tu pleureras

En vain mon nom tu appelleras
Ce sera ton tour de faire les cent pas
Ton cœur menteur te trahira
Ton cœur menteur te trahira

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

dimanche 23 janvier 2011

No, Not Now

Took my gal to the picture show, just the other day
But when I tried to hold her hand; here’s what she hat to say

Chorus:
No, not now – No, not now
No, not now,, but may be next week, somehow

Walked my gal home to the door, and asked her for a kiss
But she quickly turned away, and the she told me this

(Chorus)

I asked my gal to marry me, reckon what she said
She said ‘I wouldn’t marry you, if all the rest were dead”

(Chorus)

But she went and changed her mind; how I regret that day
‘Cause every since I married her, here’s all that she can say
(spoken) ( You guessed it!)

(Chorus)

I stayed out too late last night, on a little spree
And when I asked her to let me in, here’s all she said to me
(spoke) (Her’s what she said)

(Chorus)



Non, il ne s’agit pas ici de la chanson de Pink Floyd, mais d’un rengaine humoristique un peu grinçante (écrite par Hank Williams, Mel Foree, etCurly Williams), sur un thème on ne peut plus classique, qui vaut cependant le détour pour la gouaille et le ton enjoué de l’artiste. Selon les interprètes et les versions, elle est mi-parlée, mi-chantée (certains ne chantent que la fin du refrain : « but may be next week, somehow »).


Pas Maintenant

Avec ma copine, à la galerie d’art, l’autre jour
J’ai voulu lui prendre la main ; elle m’a dit sans détour

Refrain :
« Pas maint’nant, non, mais non,
Pas maint’nant, mais plus tard peut-être, attends »

Puis, sur le pas de la porte, j’ai tenté de l’embrasser
Mais elle a tourné le dos et dit, d’un air pincé
(Refrain)

Je la demandais en mariage, mais elle dit encore :
« Je n’ t’épous’rai pas, même si tous les autres étaient morts »
(Refrain)

Mais elle a changé d’avis. Comme je regrette ce jour !
Car, depuis que l’on s’est mariés, elle répète toujours,
Devinez !
(Refrain)

Je suis sorti trop tard hier soir ; une fête entre amis
Quand je lui ai demandé d’ouvrir, voici ce qu’elle m’a dit
Voici ce qu’elle m’a dit
(Refrain)


(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

dimanche 18 octobre 2009

Blue Eyes Crying In The Rain

In the twilight glow I see her
Blue eyes crying in the rain
When we kissed goodbye and parted
I knew we'd never meet again

Love is like a dying ember
Only memories remain
Through the ages I remember
Blue eyes crying in the rain

Now my hair has turned to silver.
All my life I've loved in vain.
I can see her star in heaven.
Blue Eyes Crying In The Rain.

Someday when we meet up yonder,
We'll stroll hand in hand again.
In a land that knows no parting-
Blue Eyes Crying In The Rain.

Blue eyes crying in the rain
Blue eyes crying in the rain
Blue eyes crying in the rain


Cette chanson, écrite par Fred Rose, fut d'abord chantée par Roy Acuff puis par Hank Williams, avant d'être reprise avec un immense succès par Willie Nelson. Le dernier regard, le dernier baiser, les derniers mots d'amour... Et puis le souvenir... Le souvenir de l'amour est comme une braise qui luit dans l'obscurité, dit la chanson, et notre regard ne peut s'en détacher. Notre âme poursuit, sauvagement, sa quête d'espoir quand notre raison s'y refuse. Notre cœur se réchauffe au rayonnement de cette braise que seule la nuit nous permet de voir. Fermant les yeux, sentant la chaleur des larmes couler sur nos joues, nous revoyons - nous revivons - les instants de bonheur, les peines, les joies, les troubles et les espoirs de la vie qui s'est achevée. Elle reste en nous. Nous lui parlons. Elle nous parle. Nos pensées, nos gestes, nos humeurs en sont imprégnés. Elle fait partie de nous, désormais, et sa vie se prolonge ainsi. ... et si j'ai de l'eau dans les yeux, c'est qu'il me pleut sur le visage... 

 

Ses Yeux Bleus Pleurant sous la Pluie

Dans l’ombre du soir, je voyais
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie ;
Je l’embrassais une dernière fois ;
Nous ne nous revîmes pas depuis.

L’amour ne laisse qu’un souvenir,
Comme une braise qui luit.
Dans mes rêves, je vois revenir
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Blancs comme neige sont mes cheveux ;
Mon cœur n’a connu que l’ennui.
Je vois son étoile dans les cieux,
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Mais, un jour, la main dans la main
Là-haut enfin réunis
Nous suivrons le même chemin
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 17 janvier 2009

I Heard That Lonesome Whistle Blow

I was riding number nine,
heading south from Caroline
I heard that lonesome whistle blow

I got in trouble had to roam,
I left my gal 'n left my home
I heard that lonesome whistle blow

Just a kid acting smart
I went and broke my darlings heart
I guess I was too young to know

They took me off that Georgia main
locked me to a ball and chain
I heard that lonesome whistle blow

All alone I bear the shame,
I'm a number not a name
I heard that lonesome whistle blow

All I do is sit and cry,
when that evenin' train goes by
I heard that lonesome whistle blow

I'll be locked here in this cell,
till my bodys just a shell
And my hair turns whiter than snow

I'll never see that gal of mine,
I'm in Georgia doin' time
I heard that lonesome whistle blow

 

Chanson de Hank Williams et Jimmie Davis, reprise magistralement par Johnny Cash qui intercale une onomatopée (que je signale par ~~~ dans ma traduction) mimant le mugissement de la sirène. Très représentative du répertoire favori de Johnny Cash, cette chanson décrit l'état d'âme du prisonnier qui, à la suite d'une "erreur de jeunesse", se trouve enfermé à vie loin de ses proches, séparé de sa "promise", jusqu'à n'être plus que l'ombre de lui-même. Le texte original situe le "drame" en Georgie, où se retrouve le fuyard en provenance de Caroline. Je me suis permis d'omettre ces détails géographiques dans ma traduction, car ils n'ont guère de pouvoir d'évocation pour le public francophone.

 

Et mugit la sinistre sirène

Je descendais vers le Sud
Pour changer de latitude
Et mugit la si~~~nistre sirène

J’ai fait des bêtises, ai dû fuir
Quitté ma maison, mes souv’nirs
Et mugit la si~~~nistre sirène

J’ai agit comme un enfant
Brisé le cœur de mes parents
Je ne comprennais pas leur peine

Enchaîné en prison centrale
A ce boulet infernal
Et mugit la si~~~nistre sirène

Dans la honte et l’abandon
Un numéro pour tout nom
Et mugit la si~~~nistre sirène

Et je pleure de désespoir
Quand passe le train du soir
Et mugit la si~~~nistre sirène

Enfermé dans cette geôle
Pendant que mon corps s’étiole
Comme la neige mes cheveux deviennent

Je n’verrai plus celle qui fut mienne
En prison je purge ma peine
Et mugit la si~~~nistre sirène

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)