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dimanche 16 novembre 2014

If You Could Read My Mind







If You Could Read My Mind est probablement la chanson de Gordon Lightfoot qui connut le plus grand succès. Elle fut reprise par Viola Wills, Barbra Streisand, Petula Clark, Joe Dassin, Johnny Cash, DonMcLean, Olivia Newton-John, Liza Minnelli, Glen Campbell, Gene Clark, Dwight Yoakam, et Neil Young, parmi beaucoup d’autres.
La version française de Joe Dassin, « Si Tu Peux Lire en Moi », s’écarte quelque peu de l’original mais en recrée bien l’atmosphère.
Gordon Lightfoot écrivit cette chanson en référence à l’échec de son premier mariage. Sa description des époux qui, peu à peu, deviennent transparents l’un pour l’autre, des illusions qui se perdent en déceptions, des rêves que disperse la réalité, rappelle « The Dangling Conversation » de Paul Simon : « I only kiss your shadow, I cannot feel your hand ». C’est ainsi que naît le triste sentiment d’avoir laissé passer le moment de se parler, d’avoir eu peur de prononcer les mots nécessaires lorsque ils étaient encore audibles mais commençaient à trahir, d’avoir attendu en vain que revienne le moment propice… mais, lorsque deux vies suivent des chemins parallèles, le temps ne les rapproche pas !
Face à la perte de l’amour, Gordon Lightfoot exprime l’incompréhension (que s’est-il passé ? qu’avons-nous manqué ?), et le fatalisme (ce qui est fini est fini), tout en discernant les causes et les solutions (voir l’autre tel qu’il est et non tel qu’on l’a rêvé, s’accepter tel que l’on est, ne pas donner aux fautes et aux défauts plus d’importances qu’ils n’en ont…).
Plus simplement, aimer la vie au point de vouloir en être l’acteur et non le spectateur, et poursuivre le bonheur, même s’il se mesure à l’aune* de la souffrance.
ALN


Si Tu Lisais Mes Pensées

Si tu lisais mes pensées, chérie
Quelle histoire tu trouverais
Comme dans un vieux film muet
Sur le fantôme du puits aux souhaits
Dans le donjon d’un château fortifié
Avec des chaînes aux pieds
Or, ce fantôme, c’est moi
Et rien ne me libèrera
Aussi longtemps que tu n’me verras pas

Si je lisais dans tes pensées, chérie
Quelle histoire tu trouverais
Comme dans un de ces vieux polars
Qu’on trouve dans les halls de gare
Au chapitre des cœurs en désarroi
Le héros, ce s’rait moi
Mais le héros déçoit
Et tu ne lirais plus ce livre
Car la fin est trop difficile à vivre

Je m’en irai comme, au cinéma
Le perdant d’un ménage à trois
Puis, acte deux
Une starlette vient jouer la scène
Où se révèlent mes qualités humaines
Regardons les choses en face :
Je n’aurais pas cru agir ainsi
Mais je ne comprends pas ce qui se passe
Ni où nous avons failli
Je ne peux ram’ner
L’amour qui s’en est allé

Si tu lisais mes pensées, chérie
Quelle histoire tu trouverais
Comme dans un vieux film muet
Sur le fantôme du puits aux souhaits
Dans le donjon d’un château fortifié
Avec des chaînes aux pieds
Toute histoire se termine
Et, si tu lis entre les lignes,
Tu sauras que j’essaie juste de comprendre
Ce dont tu as pu te plaindre
Je n’aurais pas cru ressentir ceci
Mais je ne comprends pas ce qui se passe
Ni où nous avons failli
Je ne peux ram’ner
L’amour qui s’en est allé

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)


mardi 19 août 2014

Tell Him

I'm scared










Céline Dion et Barbara Streisand ont chanté en duo, en 1997, cette chanson écrite pour elles par David Foster, et traduisant les émois d’une jeune fille tremblant à l’idée d’ouvrir son cœur à son premier amour. Sa confidente (et probablement son ainée) l’encourage car, comme le dit si bien la chanson de Charlys et Raymond Souplex (mise en musique par Fredo Gardoni et Jean Chavoit, chantée par Maurice Chevalier mais aussi par Georges Brassens) « si vous voyez passez l’amour… sachez le comprendre et le garder toujours… ».
La peur, la pudeur, la timidité nous retiennent en effet au bord de l’aveu, face à un univers inconnu peuplé de rêves et de mystères. Nous hésitons à franchir le miroir qui sépare les rêves de la réalité. Parfois, les blessures du passé, les regrets ou les remords nous retiennent encore.
Certes, on peut souffrir par amour (“If I never loved I never would have cried” chantait Paul Simon dans “I am a Rock”), mais souffrir est encore vivre, et la vie mérite tous les risques et tous les sacrifices.
Et puis, dire « Je t’aime », c’est faire se lever le soleil !
ALN



Dis-Lui

J’ai peur
De laisser parler mon cœur
Me croira-t-il faible
Si je tremble quand je parle ?
Oooh
Et si
C’est d’une autre, aux plus beaux yeux
Qu’il est amoureux ?
De quoi aurais-je l’air ?
La vie est amère
Je ne sais que faire

J’ai vécu ça
Avec le cœur sur la main
Alors, écoute-moi bien
Ne laisse par passer
La chance de l’aimer

Dis-lui
Dis-lui que soleil et lune
Sont dans ses yeux
Tends-lui la main
Et murmure
Des mots tendres et charmeurs
Serre-le et sens battre son cœur
Offre-toi l’amour pour ton bonheur

Touche-le. Oooh
Avec la douceur qui est en toi. Je la sens
Ton amour gagnera
Par l’aveu libérée
Et bientôt exaucée
Tu seras aimée

Oooh
Je l’aime. Montre-lui
De mon amour, je suis sûre. Serre-le contre toi
Pour moi, ce serait trop dur
Si je le laissais partir
Alors que j’ai tant à dire

Dis-lui
Dis-lui que soleil et lune
Sont dans ses yeux
Tends-lui la main
Et murmure
Des mots tendres et charmeurs
Serre-le et sens battre son cœur
Offre-toi l’amour pour ton bonheur

L’amour est un feu qui luit
Au cœur de ceux qu’il relie
C’est une flamme qui grandit
Nourris-ce feu de ta passion pour lui
Ce soir, l’amour rompra la glace
Souvenir qui jamais ne s’efface
Ta foi conduira l’amour à sa place

Dis-lui
Dis-lui que soleil et lune
Sont dans ses yeux
Tends-lui la main
Et murmure
Des mots tendres et charmeurs
Serre-le et sens battre son cœur
Offre-toi l’amour pour ton bonheur

Oooh
Garde-le toujours

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)