"You are always on my mind!"

dimanche 25 septembre 2011

All The Time






 Chanson de Jack Greene (écrite par Mel Tillis et Wayne P Walker, et d'abord chantée par Kitty Wells), « All The Time » est une des références de la musique « Country ».
A une époque où plus de la moitié des mariages finissent par un divorce, un tel serment d’amour peut paraître suranné, voire hypocrite…
Et pourtant, peut-on douter de la sincérité de ceux qui l’échangent ?
Quoi de plus attendrissant que ces amoureux qui se disent, les yeux dans les yeux, toute la force de leur amour ?
C’est ce « Big Bang » de l’amour qui est à la source de tout leur bonheur et de tous leurs espoirs. Souhaitons que, plus tard, ils sachent remonter dans leurs souvenirs et venir y trouver la force d’affronter la vie.

Cela fut si délicatement dit par Georges Brassens :



A Jamais

A jamais, ma chérie, à jamais
Tendrement, constamment, je t’aimerai
Chaque jour, je te le prouverai
Dans le bonheur ou la solitude, je t’aimerai

Si d’autres bras me tentent
Ne t’inquiètes pas, ma belle
Car, aussi fort qu’ils me tentent,
Je te resterai fidèle

A jamais,
Oui, chérie, à jamais,
Toute la vie, que tu pleures ou ries
Je t’aimerai

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 24 septembre 2011

Sunny Afternoon









Chanson de « The Kinks », écrite par les frères Raymond et Douglas Davies, « Sunny Afternoon » évoque sur le ton de la dérision, et de façon très imagée, la réaction des « nantis » à la hausse des impôts sur les « hauts revenus » décidée à cette époque (1966) par le gouvernement britannique, travailliste. Les crises économiques succédant aux crises économiques, cette chanson pourrait aujourd’hui se retrouver d’actualité, quand certains voudraient nous faire pleurer sur le sort des plus riches « obligés » de quitter la France pour fuir la pression fiscale.
Que quelques uns se gavent jusqu’à s’en pourrir la vie ne me choquerait pas tant si, au même moment, d’autres, de plus en plus nombreux, ne se trouvaient dans des conditions de plus en plus misérables, au prix de leur santé et de leur vie, incapables de donner à leurs enfants la chance à laquelle ils ont droit.
Vue sous un autre angle, cette chanson rappelle aussi que les plus grands plaisirs de la vie sont aussi les plus simples : un moment de détente entre amis, l’émotion de l’amour partagé, l’admiration de l’aube qui se lève sur un nouveau jour…
Toute la fortune du monde ne peut que dénaturer de tels plaisirs, et les enfouir sous un fatras de vanité empestant la volonté de pouvoir et dégoulinant de méfiance et de mépris.
Il faut commencer à voir le soleil descendre à l’horizon de sa vie pour comprendre cela, (re)commencer à vivre, et chanter avec Johnny Cash la magnifique chanson de Rodney Crowel « A Song for the Life ».


Jour Ensoleillé

Le percepteur m’a pris mon blé
Et laissé dans mon p ‘tit palais
Flemmardant par ce temps estival

Je n’ peux barrer mon yacht
Il a saisi toute ma flotte
Je n’ai que ce jour ensoleillé

Brisez, brisez
Brisez son étreinte
Car une grosse matrone essaie de m’écraser

Moi qui aime vivre si plaisamment
Vivre luxueusement
Flemmardant par ce temps estival
Un beau jour d’été, un beau jour d’été
Un beau jour d’été

Ma p’tite amie, dans ma voiture
Est rentrée vivre chez sa mère
Avec des histoires d’ivresse et cruauté

Pour l’heure, relaxé
Je sirote ma bière glacée
Flemmardant par ce temps estival

Aidez, aidez, aidez moi à fuir
Ou dites moi deux bonnes raisons
De rester moisir

Moi qui aime vivre si plaisamment
Vivre luxueusement
Flemmardant par ce temps estival
Un beau jour d’été, un beau jour d’été
Un beau jour d’été

Brisez, brisez
Brisez son étreinte
Car une grosse matrone essaie de m’écraser

Car moi j’aime vivre si plaisamment
Vivre luxueusement
Flemmardant par ce temps estival
Un beau jour d’été, un beau jour d’été
Un beau jour d’été, un beau jour d’été
Un beau jour d’été

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

vendredi 23 septembre 2011

Jezebel






Sur une musique de Wayne Shanklin, Frankie Laine connut l’un de ses plus grands moments de gloire en chantant « Jezebel », avec toute l’emphase qui convient à un tel sujet, et avec toutes les inflexions et toute la force de sa voix.
Charles Aznavour en rédigea une version française, qu’il chanta à la perfection, mais qui fut aussi chantée avec succès par Edith Piaf (cf. ci-dessous un bref extrait, pour comparaison).
Comme c’est bien souvent le cas, la version française reste dans le ton de l’original mais les paroles s’en écartent notablement. Je me suis donc permis de tenter une traduction afin de donner à ce texte toute sa force évocatrice sur le thème de la « femme  fatale », séductrice mais démoniaque, irrésistible mais impitoyable. Il s’agit là d’un mythe aussi ancien de celui d’Eve, responsable du « péché originel ».
La Bible décrit la princesse phénicienne Jézabel comme séductrice et manipulatrice, et sa figure est devenue emblématique de l’apostasie et de l’immoralité.
De nombreuses chansons ont « exploité » ce mythe avec plus ou moins de succès et plus ou moins de finesse, versant parfois dans la caricature. Le « pauvre » homme se présente alors comme victime de la séductrice, et cette dernière porte donc toute la responsabilité de la faute. « Devil Woman » en est un exemple caricatural.
Quoique l’on puisse dire et penser de ces mythes, ils auront tout au moins inspiré des chansons « grandioses » !

Jézabel

Jézabel
Jézabel
S’il y eut jamais un démon
Sans cornes sur le front
Ce fut toi
Jézabel, ce fut toi

Un ange tomba du ciel
Jézabel
C’était toi
Jézabel, c’était toi

S’il y eut jamais des yeux qui
Promirent le paradis
Me trahissant, m’attristant
M’ôtant la joie
Jézabel, ce fut toi

Et du diable l’instrument
Pour l’homme et son tourment
Ce fut toi
Jézabel, ce fut toi

Il eut mieux valu
N’avoir jamais connu
Un amour tel que toi
Quittant mes rêves pour
Ton chant de sirène dans tes bras

D’amour comme du démon, possédé
Tu m’as constamment obsédé
Par un sort infernal
Ma mauvaise étoile
Ce fut Jézabel

S’il y eut jamais des yeux qui
Promirent le paradis
Me trahissant, m’attristant
M’ôtant la joie
Jézabel, ce fut toi

Et du diable l’instrument
Pour l’homme et son tourment
Ce fut toi
Nuit et jour, en tout temps
Jézabel, ce fut toi

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)


Version de Charles Aznavour (extrait)


dimanche 18 septembre 2011

Annie’s Song







Voici une chanson enflammée tout à fait représentative de John Denver (qui l'écrivit pour sa femme, Annie), sur une mélodie simple et exaltante, célébrant l’amour tel que les épisodes de la vie viennent l’illustrer : tantôt calme et profond comme un océan, tantôt vibrant et fracassant comme un orage, tantôt apaisant et régénérant comme la pluie au petit matin, tantôt mystérieux et fascinant comme la forêt de nuit… tout cela tour à tour ou tout à la fois. Serait-ce exagérer de prétendre que l’amour est à la source de tout le bien que peut apporter la vie ? N’est-ce pas  l’amour qui donne à toute chose un relief, une couleur, un sens ? Et tout ne paraît-il pas vide et vain en son absence ?


Chanson pour Annie

Tu combles tous mes sens
Comme une nuit en forêt
Comme la montagne au printemps
Comme la pluie à l’aurore

Comme l’orage dans le désert
Comme un calme océan bleu
Tu combles tous mes sens
Comble-moi encore

Laisse-moi t’aimer
Laisse-moi te donner ma vie
Et me noyer dans ton rire
Et mourir dans tes bras

Et m’étendre à tes côtés
Avec toi, toujours, rester
Laisse-moi t’aimer
Viens m’aimer encore

Laisse-moi te donner ma vie
Laisse-moi t’aimer
Viens m’aimer encore

Tu combles tous mes sens
Comme une nuit en forêt
Comme la montagne au printemps
Comme la pluie à l’aurore

Comme l’orage dans le désert
Comme un calme océan bleu
Tu combles tous mes sens
Comble-moi encore

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)