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vendredi 10 janvier 2014

Rise






Eddie Vedder (sur la bande sonore du film « Into The Wild ») propose de « brûler comme en des trous noirs les sombres souvenirs »* : la force gravitationnelle d’un trou noir est telle qu’il engloutit tout ce qui passe à sa portée et que même la lumière ne peut en sortir. Si toutes les zones d’ombres de notre passé, les idées noires qui meublent les nuits blanches, les noirs remords, les sombres regrets et les souvenirs en demi-teinte sont ainsi happés et disparaissent de notre conscience, somme-nous pour autant libérés ? Pouvons-nous nous dresser contre tout ce qui opprime notre âme et rejouer notre vie avec plus de chances de succès ?
Les erreurs et les échecs peuvent entraîner tant de souffrance ou de honte que l’on s’en trouve paralysé par la peur de vivre à nouveau une telle épreuve. On peut alors se persuader que l’on est inapte au bonheur, porteur d’une tare indélébile, néfaste ou dangereux, et rester dès lors replié sur soi même, isolé et protégé par une carapace d’insensibilité :


Face à l’échec, certains réinvestissent leur affectivité dans d’autres directions, recherchant le pouvoir comme une vengeance contre le destin, infligeant la souffrance aux autres comme si cela compensait la leur, inspirant le respect ou la crainte comme substituts à l’amour.
D’autres se punissent eux-mêmes de leur échec, fermant leurs yeux, leurs oreilles, et leur cœur, prolongeant leur douleur passée comme si elle pouvait occuper la place et leur éviter de nouvelles souffrances.
Certains semblent souffrir moins qu’il ne font souffrir et sont toujours prêts à refaire les mêmes erreurs, qui deviennent dès lors des fautes : ils se gardent de réfléchir pour éviter de souffrir, mais détruisent eux-mêmes leur avenir, entraînant leurs proches dans leur perpétuelle déroute.
Quelques uns, cependant, sans considérer la souffrance comme le prix du bonheur, en font le principal motif de sa recherche : c’est parce que notre monde est fait de misères et de souffrance que nous devons tout faire pour rechercher le bonheur et le partager. Si la route est faite d’errements, d’embûches et d’écueils, le bonheur n’en est que plus désirable et nécessaire.
Il faut donc se dresser, se redresser, se battre, car c’est le sens même de la vie.
ALN

* Une autre interprétation considère les trous noirs (Black Holes) comme la seule issue possible de notre univers, donc comme le seul moyen de fuir les contraintes et les mensonges de la société.


Je Vais M’Insurger

C’est ainsi que le monde va
Et l’on ne sait pas
En quoi mettre toute sa foi
Ni c’ qu’elle deviendra

J’ vais m’insurger
Brûler tous les mauvais souvenirs
J’ vais m’insurger
Changer en or les erreurs

Le temps trop vite est passé
Pour s’adapter
Par les signes englouti soudain
Et c’est la fin

J’ vais m’insurger
C’est mon instinct que je suivrai
J’ vais m’insurger
Et mon va-tout, je jouerai

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

lundi 23 décembre 2013

Long Nights

Have no fear
For when I'm alone
I'll be better off
Than I was before

I've got this life
I'll be around to grow
Who I was before
I cannot recall

Long nights allow
Me to feel I'm falling
I am falling
The lights go out
Let me feel I'm falling
I am falling
Safely to the ground

I'll take this soul
That's inside me now
Like a brand new friend
I'll forever know

I've got this life
And the will to show
I will always be
Better than before

Long nights allow
Me to feel I'm falling
I am falling
The lights go out
Let me feel I'm falling
I am falling
Safely to the ground



Chanson de Eddie Vedder pour le film “Into the Wild”, “Long Nights” exprime le besoin de partir, dans la solitude et l’obscurité de la nuit, à la recherche de son âme, pour « reprendre contact », redescendre sur terre, et s’en trouver ensuite plus sûr, plus vrai, plus fort.
S’extraire un instant du tourbillon de la vie, prendre le temps de s’adapter à l’obscurité pour mieux scruter les zones d’ombres, arpenter les sous-bois de l’âme, retrouver les traces de nos précédents errements, reconnaître les vestiges de nos rêves, revoir les empreintes de nos blessures, et retrouver les marques du passé qui jalonnent l’avenir…
A la faveur des longues nuits, revenir vers soi pour retrouver le sens de la vie et la force de le suivre.
ALN


Nuits Sans Fin

Ne crains rien
Car quand je serai
Tout seul j’irai bien
Mieux que je ne vais

J’ai cette vie
Pour errer et grandir
Qui j’étais jadis
N’est qu’un souvenir

Les nuits sans fin
Je sens que je retombe
Que je retombe
Quand tout s’éteint
Doucement, je retombe
Sur la terre enfin

Je prends l’esprit
Qui est en moi pour
En faire un ami
Nouveau pour toujours

J’ai cette vie
Que je vivrai pour
Montrer que je suis
Meilleur chaque jour

Les nuits sans fin
Je sens que je retombe
Que je retombe
Quand tout s’éteint
Doucement, je retombe
Sur la terre enfin

(Traduction – Adaptation : Polyphrène, sur une suggestion et avec la collaboration de Céline Coppin)


vendredi 1 novembre 2013

No Ceiling

Comes the morning
When I can feel
That there's nothing
Left to be concealed
Moving on,
A scene surreal
Know my heart will never
Never be far from here

Sure as I'm breathing
Sure as I'm sad
I'll keep this wisdom
In my flesh
I leave here believing
More than I had
And there's a reason I'll be
Reason I'll be back

As I walk the hemisphere
Got my wish to up and disappear
I been wounded
I been healed
Now for landing I been
Landing I been cleared

Sure as I'm breathing
Sure as I'm sad
I'll keep this wisdom in my flesh
I leave here believing
More than I had
This love has got
No ceiling


« No Ceiling » est une chanson de Eddie Vedder (du groupe Pearl Jam), figurant sur la bande sonore du film « Into the Wild », qui raconte l’histoire d’un jeune diplômé quittant une vie confortable et la promesse d’une carrière brillante pour partir en quête de lui-même, fuyant les contraintes d’une société matérialiste. Cherchant un bonheur qu’il devine plus près de la nature, son voyage aventureux le conduit finalement en Alaska, où il comprend peu à peu, dans la solitude totale au milieu d’une nature sauvage et grandiose, que le bonheur se trouve dans le partage et que l’amour, qu’il n’avait pas su voir ou conserver, en est l’essence.
« No Ceiling » exprime cette conclusion, lorsqu’il envisage enfin de revenir vers le monde, fort de cette nouvelle vision, mais se trouve bloqué par une crue et meurt seul, loin de ceux qui l’aiment et qu’il aurait voulu rejoindre.
ALN 


Sans Toit

Vient le matin
Où je saurai
Qu’il n’y a plus rien
A dissimuler
Comme en rêve
Je m’en irai
Sachant mon cœur jamais
Jamais très éloigné

C’est sûr, je m’en vais
C’est sûr, navré
Gardant cette foi
Vive en moi
Je m’en vais mais j’y crois
Plus qu’autrefois
Avec une bonne raison
Raison de rentrer

Mon souhait, parcourant la terre
Était disparaître dans les airs
Je fus meurtri
Je suis guéri
Atterrir m’a été
M’a été permis

C’est sûr, je m’en vais
C’est sûr, navré
Gardant cette foi
Vive en moi
Je pars mais j’y crois
Plus qu’autrefois
Cet amour n’a
Pas de toit


(Traduction – Adaptation : Polyphrène, sur une suggestion et avec la collaboration de Céline Coppin)

dimanche 22 septembre 2013

Society

It's a mystery to me
We have a greed
With which we have agreed
And you think you have to want more than you need
Until you have it all, you won't be free

Society, you're a crazy breed
I hope you're not lonely without me

When you want more than you have, you think you need
And when you think more than you want, your thoughts begin to bleed

I think I need to find a bigger place
‘Cause when you have more than you think, you need more space

Society, you're a crazy breed
I hope you're not lonely without me
Society, crazy indeed
Hope you're not lonely without me

There's those thinking more or less, less is more
But if less is more, 
How you keepin score?
Means for every point you make, your level drops
Kinda like you're startin' from the top
And you can't do that

Society, you're a crazy breed
I hope you're not lonely without me
Society, crazy indeed
I hope you're not lonely without me 
Society, have mercy on me
I hope you're not angry if I disagree
Society, you're crazy indeed
I hope you're not lonely without me



Cette chanson de Jerry Hannan a été chantée par Eddie Vedder (Photo) dans le film “Into the Wild”. Elle exprime le mal être des êtres sensibles au sein d’une Société matérialiste et conformiste, qui impose des archétypes et appose des étiquettes, interprétant tout comportement, toute action ou toute personnalité en référence à ses standards.
Le personnage principal du film, en quête de son humanité, quitte tout pour voyager et se réfugie dans la solitude au cœur de la nature sauvage pour comprendre et exprimer, avant de mourir, qu’il n’est de bonheur que dans le partage (« Happiness only real when shared » ).
Et c’est bien cela qui devrait constituer le socle de la société.


Société

C’est un vrai mystère pour moi
Qu’à nos envies
Nous ayons consenti
On veut toujours plus ; jamais ça ne suffit
On croit qu’il faut tout pour se sentir libre

Société, engeance de folie
Te sens-tu seule aussi, moi parti ?

Quand on veut plus que l’on a, c’est une envie
Quand on pense plus que l’on ne veut, la pensée s’élargit

Je pense qu’il me faut de plus grands espaces
Car, quand on a plus qu’on ne pense
Ça prend d’ la place

Société, engeance de folie
Te sens-tu seule aussi, moi parti ?
Société, en pleine folie
Te sens-tu si seule, moi parti ?

Certains pensent qu’il faut moins ; mieux, c’est moins
Mais, si mieux, c’est moins
Comment comptent les points ?
Si, à chaque point qu’on marque, le niveau baisse
On a le sentiment qu’on régresse
Et ça n’ se fait pas !

Société, engeance de folie
Te sens-tu seule aussi, moi parti ?
Société, engeance de folie
Te sens-tu seule aussi, moi parti ?
Société, aie pitié de moi
Si je n’ suis pas d’accord, ne te fâche pas
Société, engeance de folie
Te sens-tu seule aussi, moi parti ?

(Traduction – Adaptation : Polyphrène, sur une suggestion et avec la collaboration de Céline Coppin)