"You are always on my mind!"

mercredi 31 décembre 2008

Top Of The World


"Such a feelin's comin' over me
There is wonder in most everything I see
Not a cloud in the sky
Got the sun in my eyes
And I won't be surprised if it's a dream.
[...]
I'm on the top of the world lookin'
Down on creation
And the only explanation I can find
Is the love that I've found
Ever since you've been around
Your love's put me at the top of the world."[...]



Cette chanson de Richard Carpenter et John Bettis fait partie des grands succès de "The Carpenters".

Sa gaité et son optimisme sont bienvenus pour terminer l'année 2008 sur une note positive. L'amour fait gravir les montagnes (à défaut de les déplacer).
Il rend le chemin plus beau et plus agréable, où qu'il mène...


Au Dessus du Monde

Quel sentiment nouveau m’envahit ?
Tout autour de moi est comme au paradis,
Sans nuage dans le ciel,
Dans mes yeux, le soleil ;
Si je rêve, je n’veux pas qu’on me réveille !

Tout ce que je veux que le monde soit
Est en train de se réaliser pour moi,
Et la raison est claire :
Tu as tout pour me plaire,
Un ange du ciel descendu sur terre.

Je plane au dessus du monde, et je
Vois la création.
Je ne vois qu’une explication au prodige :
C’est l’amour que j’éprouve
En tout lieu où tu te trouves.
Ton amour me porte au dessus du monde.

J’entends mon nom porté par le vent
Me disant que tout va changer maintenant.
Dans les feuilles et les fleurs,
Dans le vent qui m’effleure,
Tout est pour moi une source de bonheur.

Je n’ai qu’un seul vœu à formuler
Que chaque matin vienne renouveler
Le bonheur qui réjouit
Nos deux cœurs comme aujourd’hui.
Car dès que tu es là je m’épanouis.

Je plane au dessus du monde, et je
Vois la création.
Je ne vois qu’une explication au prodige :
C’est l’amour que j’éprouve
En tout lieu où tu te trouves.
Ton amour me porte au dessus du monde.

Je plane au dessus du monde, et je
Vois la création.
Je ne vois qu’une explication au prodige :
C’est l’amour que j’éprouve
En tout lieu où tu te trouves.
Ton amour me porte au dessus du monde.

(Traduction : Polyphrène)

mardi 30 décembre 2008

Sing Sing a Song


"Sing, sing a song
Sing out loud
Sing out strong
Sing of good things not bad
Sing of happy not sad"[...]




Délicieuse chanson gaie et stimulante, de Joe Raposo, superbement chantée par "The Carpenters".


Chante un chanson

Chante une chanson
Chante fort
Chante à fond
Chante le bien, pas les drames
Chante la joie, pas les larmes

Chante une chanson
Fais la simple pour durer tout au long
De ta vie et ne t’en fais pas
Si elle ne plait qu’à toi,
Mais chante une chanson

Chante une chanson
Que le monde prenne le ton
Chant d’amour pourquoi pas ?
Chanson pour toi et moi !

Chante une chanson
Fais la simple pour durer tout au long
De ta vie et ne t’en fais pas
Si elle ne plait qu’à toi,
Mais chante une chanson

(Traduction : Polyphrène)

lundi 29 décembre 2008

I'm Leaving Now


"Hold on honey I'd like to say
I'm busting out and breaking away
I'm letting you go like a hot horse shoe
I can't take another heart ache from you
[...]
I'm leaving now
I'm leaving now
Get out of my face
Get out of my place
I'm leaving now, adios
I'm leaving now"[...]






Une chanson de Johnny Cash, au rythme entraînant et qui bénéficie d'un bel accompagnement à la guitare, notamment dans la version chantée par Johnny Cash et Merle Haggard.


Moi, je m’en vais

Attends, chérie, je veux te dire :
Je romps avec toi et je me tire.
Je te laisse tomber : tu me brûle les doigts.
Je ne veux plus briser mon cœur pour toi.

Pense à ce que tu deviendras
Quand tu auras besoin de moi.
Quand tes souliers de bal seront ternis,
Dans les miens je serai parti.

Moi, je m’en vais
Moi, je m’en vais
Toi, sors de ma vue
Toi, sors de ma rue
Moi, je m’en vais,
Adios

Moi, je m’en vais

Quand tu devras serrer ta ceinture,
Tu n’ jetteras plus les restes de nourriture,
Plus que toi pour payer les factures,
Il te faudra bien vendre une ou deux parures.

Brade ton cœur carnassier,
Dur comme ta tête, et froid comme l’acier.
Tu n’auras plus, chang’ment de décor,
Ton papa – gâteau, ta poule aux œufs d’or

Moi, je m’en vais
Moi, je m’en vais
Toi, sors de ma vue
Toi, sors de ma rue
Moi, je m’en vais,
Adios

Moi, je m’en vais

J’ai remonté mon col, sans élégance,
Revendu le bâteau de plaisance.
Je ne donne plus un sou, je ne me fie plus aux apparences.
Je compte sur mes muscles, mes tripes, ma chance.

Si on te demande où va mon voyage,
Dis que j’ai suivi les oies sauvages.
Je n’aurai plus besoin de code d’accès,
Je n’ serai plus rangé ni classé.

Moi, je m’en vais
Moi, je m’en vais
Toi, sors de ma vue
Toi, sors de ma rue
Moi, je m’en vais,
Adios

Moi, je m’en vais

Moi, je m’en vais
Moi, je m’en vais
Toi, sors de ma vue
Toi, sors de ma rue
Moi, je m’en vais,
Adios

Moi, je m’en vais

(Traduction : Polyphrène)

dimanche 28 décembre 2008

London Leaves


"London leaves are falling,
Slowly they drift to the ground,
Soon the wind will be blowing,
And the snowflakes will come drifting down. "[...]




Chanson simple et douce, de Boxcar Willie, comparant l'évolution de l'amour au cycle des saisons : l'amour s'étiole comme les feuilles des platanes en hiver, mais reverdit au printemps.

Qui pourrait croire que c'est plus compliqué que cela ?


Les Feuilles de Londres

Les feuilles de Londres meurent
Et tombent en planant jusqu'à terre.
Bientôt un vent froid vengeur
Chassera les flocons dans les airs.

L’été fut long, long, tropical,
Mais ta froideur m’a glacé jusqu’au sang.
L’hiver sera long, long, et glacial
Plus froid que jamais si ton cœur est absent.

Les feuilles de Londres meurent ;
Sur les branches, elles s’accrochent en vain.
L’amour a quitté ton cœur ;
Comme les feuilles, de moi tu seras bientôt loin.

Mais Londres redeviendra vert.
Nous oublierons les feuilles qui meurent l’hiver.
Un nouvel amour me sera offert.
J’oublierai enfin mes larmes amères.

L’été fut long, long, tropical,
Mais ta froideur m’a glacé jusqu’au sang.
L’hiver sera long, long, et glacial
Plus froid que jamais si ton cœur est absent.

(Traduction : Polyphrène)

samedi 27 décembre 2008

The Sun is Burning


"The sun is burning in the sky
Strands of clouds go slowly drifting by
In the park the lazy bees
Are joining in the flowers among the trees
And the sun burns in the sky."[...]





Chanson de Ian Campbell (The Ian Campbell Group), chantée ensuite par Paul Simon et Art Garfunkel dont l'interprétation est d'une force inouïe, par le contraste entre la suavité des voix et la douceur de la mélodie d'une part, la violence des paroles d'autre part.

La vision de l'Apocalypse provoquée par la folie humaine est décrite avec sobriété et concision, et l'auditeur ne comprend qu'en entendant les derniers vers qu'il s'agit de l'effet de la bombe atomique.

L'auditeur non anglophone peut donc, comme cela a été mon cas, se laisser bercer par la mélodie et les évocations bucoliques, sans prêter attention aux mots terribles qui viennent conclure cette chanson.
J'ai presque eu des scrupules à la traduire, tant la révélation de l'objet et du sens de cette chanson peut être douloureuse.


Brûle le soleil

Tout là haut brûle le soleil,
Les nuages défilent dans le ciel.
Dans le jardin, les abeilles
Vont embrasser chaque fleur dans son sommeil.
Là haut brûle le soleil.

Le soleil descend à l’ouest ;
Les petits rentrent pour faire leur sieste.
Dans les parcs, les amoureux,
En attendant la nuit vont deux par deux.
Le soleil descend à l’ouest.

Le soleil va bientôt sombrer ;
Les enfants qui jouent doivent rentrer.
Là haut un point apparaît,
Bourgeonne, éclot, vient de plus en plus près.
Le soleil va bientôt sombrer.

Le soleil s’est inhumé
Dans un grand champignon de fumée.
La mort vient dans un éclair
En ne laissant que cendres et feu d’enfer.
Le soleil s’est inhumé.

Le soleil a disparu ;
Tout est noirceur et peur éperdue.
Des silhouettes humaines
Tordues de douleur sur le sol se traînent.
Le soleil a disparu.

(Traduction : Polyphrène)

vendredi 26 décembre 2008

There's a kind of hush


"There's a kind of hush
All over the world tonight.
All over the world you can hear the sounds of lovers in love.
You know what I mean.
Just the two of us
And nobody else… In sight.
There's nobody else and I'm feeling good just holding you tight."[...]





C'est avec un immense plaisir que j'ai redécouvert ce matin, au hasard d'une compilation, ce titre de Les Reed et Geoff Stephens, chanté avec un succès considérable par Herman's Hermits, puis, quelques années plus tard, par The Carpenters (photo, et version traduite ci-dessous).

La mélodie est réellement addictive, et elle était restée dans un coin de ma mémoire, enfouie depuis tant d'années (ou de décennies) pour en resortir aujourd'hui, intacte, avec toute sa fraîcheur et son optimisme.

En ce lendemain de Noël, le coeur encore chaud des retrouvailles familiales, mais l'esprit assombri par les nuages qui s'approchent, cette chanson d'amour printanière est bien venue.

PS: cette chanson a fait l'objet de plusieurs adaptations françaises : "Donne-moi ta bouche" (Pierre Lalonde), "Qu'est-ce que tu deviens ?" (Claude François, Axelle Renoir), ou "Comme un coup de blush" (Marie Myriam)... Raison de plus pour en faire la traduction littérale, les adaptations françaises étant assez éloignées de l'original.


On fait le silence

On fait le silence
Dans le monde entier, ce soir.
Dans le monde entier, on entend le chant d’amour des amants,
Et tu me comprends
Il n’y a que nous deux
Et personne ne … nous voit
Il n’y a personne d’autre et je me sens bien blotti(e) contre toi.

Écoute bien, sois concentré
Tu comprendras mieux si tu viens plus près
Tu vois que c’est vrai !

Le seul son que tu entendras
C’est quand je te dirais tout bas
Que je t’aime
Et je n’aime que toi.

On fait le silence
Dans le monde entier, ce soir.
Dans le monde entier,
Des gens comme nous sont par l’amour gagnés

Ecoute bien, sois concentré
Tu comprendras mieux si tu viens plus près
Tu vois que c’est vrai !

Le seul son que tu entendras
C’est quand je te dirais tout bas
Que je t’aime
Et je n’aime que toi.

On fait le silence
Dans le monde entier, ce soir.
Dans le monde entier, on entend le chant d’amour des amants,

(Traduction : Polyphrène)

Leaves that are green


"I was twenty-one years when I wrote this song.
I'm twenty-two now but I won't be for long
Time hurries on.
And the leaves that are green turn to brown,
And they wither with the wind,
And they crumble in your hand."[...]




Parmi les premières chansons de Paul Simon, avec toute la force et la simplicité de son génie musical et poétique...

Un poème en évoque un autre :
"Et quand il veut serrer son bonheur, il le broie"
disait Louis Aragon, chanté par Georges Brassens.

Combien de couples ont vu leur amour dépérir, s'étioler, puis mourir, parce que l'angoisse de perdre l'être aimé peut rendre l'amour étouffant...
Et plus l'un cherche de l'air pour respirer, plus l'autre l'étreint de peur de le voir partir !


Les feuilles jadis vertes

J’ai écrit cette chanson à ving-et-un ans.
J’en ai vingt-deux maintenant mais plus pour longtemps.
Le temps s’enfuit,
Et les feuilles jadis vertes ont jauni,
Et desséchées par la bise,
La main qui les tient les brise.

D’amour pour une fille mon cœur s’était réjouit.
Elle m’échappa et dans la nuit s’évanouit
Comme la muse du poète me fuit,
Et les feuilles jadis vertes ont jauni,
Et desséchées par la bise,
La main qui les tient les brise.

Dans un lac une pierre ai jeté,
Et vu les ondes s’écarter
Mais aucun son n’en sortait,
Et les feuilles jadis vertes ont jauni,
Et desséchées par la bise,
La main qui les tient les brise.

Hello, hello, hello, hello,
Adieu, Adieu, Adieu, Adieu
Et voilà tout.
Et les feuilles jadis vertes ont jauni.

(Traduction : Polyphrène)

mercredi 24 décembre 2008

All I Have To Do Is Dream


"Dream, dream dream dream, dream, dream dream dream

When I want you in my arms,
When I want you and all your charms
Whenever I want you,
All I have to do,
Is Dream, dream dream dream"[...]





Chanson de Felice et Boudleaux Bryant pour "The Everly Brothers", popularisée par Paul Anka, dont la voix chaude aux inflexions enveloppantes ont dû faire rêver plus d'une jeune fille...


Il me suffit de rêver

Rêver, rêver, rêver, rêver…

Quand je te veux dans mes bras,
Quand je veux tous tes charmes et toi,
Chaque fois que je te veux,
Il me suffit de
Rêver, rêver, rêver.

Quand, dans mes nuits de désarroi,
Je veux me blottir contre toi,
Chaque fois que je te veux,
Il me suffit de
Rêver, rêver, rêver.

Je peux te faire mienne,
Sentir ton haleine,
Tout le temps, le jour, la nuit,
Le seul problème est que, oui…
Dans mes rêves ma vie s’enfuit

Je donnerais ma vie pour toi
Tant je t’aime et c’est pourquoi
Chaque fois que je te veux,
Il me suffit de
Rêver, rêver, rêver.

Je peux te faire mienne,
Sentir ton haleine,
Tout le temps, le jour, la nuit,
Le seul problème est que, oui…
Dans mes rêves ma vie s’enfuit

Je donnerais ma vie pour toi
Tant je t’aime et c’est pourquoi
Chaque fois que je te veux,
Il me suffit de
Rêver, rêver, rêver
Rêver, rêver, rêver…

(Traduction: Polyphrène)

mardi 23 décembre 2008

Seasons of the Heart





"Of course we have our differences
You shouldnt be surprised
Its as natural as changes
In the seasons and the skies
[...]
Love is why I came here in the first place
Love is now the reason I must go
Love is all I ever hoped to find here
Love is still the only dream I know"[...]





Chanson très poétique et émouvante, mais aussi très fataliste, de John Denver.

Suffit-il de constater nos différences pour prononcer l'échec d'une relation ?
Nos chemins peuvent-ils diverger après s'être croisés ?
Nos rêves sont-ils un prétexte à la fuite ?



Les Saisons de Nos Cœurs

Bien sûr, nous avons nos différences
Et tu en as conscience,
Comme des changements naturels
Dans les saisons et le ciel.
La vie parfois nous rapproche,
Parfois nous mène ailleurs.
La sagesse voudrait que je sache
Les saisons de nos cœurs.

Et je marche à côté de toi,
Dans l’air frais du petit jour
Comme nous l’avons fait tant de fois
Et le referions toujours.
Nous avons tant en commun,
Et nous ne faisons qu’un
Qu’en mon cœur j’ n’ai pas confiance
Lorsqu’il me dit ton absence.

L’amour et lui seul m’avait fait venir
L’amour et lui seul me fait partir
L’amour est ce que j’espérais trouver
L’amour seul me fait encore rêver

Je ne sais pas comment te dire
C’est dur à exprimer
Ce qui nous arrive est le pire
Que j’aie pu imaginer ?
Parfois, je ne te connais pas,
Tu es comme une étrangère
Quand je dors à côté de toi,
Je reste solitaire.

Et je sens mon cœur se briser
Le vide en moi s’installer.
Tant de choses que j’espérais
Me sont souvent refusées.
Je ne cherche pas à te changer.
Il n’y a personne à blâmer.
Mais nous percevons autrement
Ce qui nous semble important.

L’amour et lui seul m’avait fait venir
L’amour et lui seul me fait partir
L’amour est ce que j’espérais trouver
L’amour seul me fait encore rêver
Seul l’amour vrai me fait encore rêver

(Traduction : Polyphrène)

lundi 22 décembre 2008

April, Come She Will


"April
Come she will
When streams are ripe and swelled with rain;
May,
She will stay,
Resting in my arms again"[...]






Une merveille, ce petit poème de Paul Simon, aussi bref et simple que beau,
mais diabolique pour la traduction.
J'ai dû donner un prénom à la femme dont le cycle de vie amoureuse est raconté ici, et changer du futur au passé pour pouvoir respecter les rimes imposées par le calendrier.
Tout au moins, la séquence chronologique est conservée !


Avril, revint Odile

Avril,
Revint Odile,
Quand la pluie gonflait les ruisseaux.
Mai,
Elle m’aimait,
Serrée dans mes bras de nouveau.

Juin
Changeait d’ refrain,
Marchait sans fin dans la nuit noire.
Juillet,
S’enfuyait,
Sans un regard, sans crier gare.

En Août
Mourut sans doute,
Soufflaient les vents, automne pluvieux.
Septembre,
Souvenir tendre
D’un amour neuf, devenu vieux.

(Traduction : Polyphrène)

I am a Rock


"A winters day
In a deep and dark december;
I am alone,
Gazing from my window to the streets below
On a freshly fallen silent shroud of snow.
I am a rock,
I am an island."[...]




Une magnifique chanson de Paul Simon, décrivant l'isolement des sentiments et de la souffrance qui, bien souvent, les accompagne.

Qui n'a pas édifié, autour de lui, des barrières pour éviter la souffrance ? Qui ne s'est pas construit, peu à peu, une carapace le rendant insensible - aux peines comme aux joies ?


Je suis un Roc

Par un jour sombre
En hiver, à la fin décembre,
Je suis tout seul.
Du haut de ma fenêtre, la neige sous mes yeux
Recouvre les rues d’un manteau silencieux.
Je suis un roc,
Je suis une île.
J’ai édifié
Une forteresse sacrée
Où nul ne peut entrer.
J’ n’ai pas b’soin d’amitié, l’amitié fait souffrir.
Je dédaigne ses amours et ses rires.
Je suis un roc,
Je suis une île.

Taisons l’amour,
Mot que j’ai pu entrevoir.
Il dort dans ma mémoire.
Je n’ veux pas réveiller les sentiments enterrés.
Si j’ n’avais pas aimé, j’ n’aurais jamais pleuré.
Je suis un roc,
Je suis une île.

J’ai mes lectures
Et mes poèmes pour clôture.
A l’abri dans mon armure,
Caché dans ma chambre, plus sûre qu’un sein.
J’ n’atteins personne et personne ne m’atteint.
Je suis un roc,
Je suis une île.

Un roc ne souffre pas
Et une île ne pleure pas.

(Traduction : Polyphrène)

Du temps ! J’ai besoin de temps ! Du temps pour sentir, du temps pour ressentir…
Parfois, l’indifférence me gagne.

Je pense encore, ou plutôt je réfléchis, mais je ne ressens plus.

L’émotion m’étreint parfois, mais c’est un sentiment de surface, comme le débordement d’un liquide qui s’épand, s’étend et s’évapore, sans que l’on ait vraiment eu le temps d’en déceler le parfum, d’en entrevoir la couleur.

Pourquoi fuis-je ainsi, dans le travail ou la futilité ?

Est-ce pour ne pas jauger la profondeur de mes sentiments, ne pas souffrir de leur acuité, ou ne pas constater leur absence ?

Comment puis-je aujourd’hui accepter, résigné, ce qui jadis révoltait mon âme ?

Combien de mes proches, combien de ceux que j’aimais sont partis sans que leur absence ait bouleversé ma vie – alors que jadis, la simple pensée de leur vieillesse, leur maladie, leur mort me faisait hurler en moi-même d’une rage incrédule contre un destin aveugle ?
Ils sont partis – ils ne souffrent plus – mais je ne souffre pas non plus de leur absence : tout cela est si naturel, n’est-ce pas ?

Pourtant, de temps à autre, une douleur vive transperce mon cœur et s’éteint avant même que j’aie pu en entrevoir la silhouette familière. Un bref instant, ma sérénité anesthésiée se déchire. La simple horreur « toute naturelle » de la mort m’apparaît, mais mon esprit fuit aussitôt vers des pensées triviales.


A quoi bon ranimer les souvenirs d’une vie passée ? Les mille gestes du quotidien, les objets, plus ou moins utiles, les occupations, plus ou moins futiles, les soucis, les tracas, les habitudes, les routines, m’engloutissent à nouveau et refoulent aussitôt la douleur, comme l’épaisseur des vêtements isole du vent et du froid.


Peut –on ainsi fuir la douleur sans se priver de sentir ?

Peut-on oublier le passé sans négliger le présent ?
Peut-on feindre de ne pas voir l’avenir sans affadir sa vie ?
Dois-je me défaire de ces contraintes ?
Accepter la douleur pour retrouver la joie ?
Faire tomber les barrières qui m’enferment.
Retirer cette armure qui m’isole ?

Je n’ai plus – je ne prends plus - le temps de laisser mon esprit divaguer, sentir la nature toute proche, entendre le clapotis de la rivière, humer l’odeur de l’herbe foulée, sentir la caresse d’une brise tiède sur ma peau, la chaleur du soleil sur mon dos.

J’ai besoin de temps, du temps pour ressentir à nouveau, du temps simplement pour vivre… pour vivre simplement.


dimanche 21 décembre 2008

I Dug up a Diamond

"I dug up a diamond
Rare and fine
I dug up a diamond
In a deep dark mine
If only I could cling
To my beautiful find
I dug up a diamond
In a deep dark mine"[...]





Toute belle et toute simple, cette chanson de Mark Knopfler, dans la peau du prospecteur qui trime une vie entière dans une mine sans valeur et trouve un jour "le" diamant de sa vie.

La lecture allégorique est permise : une fois dans sa vie, on peut rencontrer "le" cœur pur et rayonnant dont on a rêvé.

Tous les espoirs du mineur sont exaucés; toutes ses peines trouvent leur récompense, mais il devra se séparer de ce diamant et le vendre pour survivre...


J’ai trouvé un diamant

J’ai trouvé un diamant
Pierre divine
J’ai trouvé un diamant
Au fond d’une mine
Si je pouvais seulement
Retenir ma pierre fine
J’ai trouvé un diamant
Au fond d’une mine

Ma gemme est spéciale
Inestimable
Plus dure que tout métal
Ou pierre incassable
Plus fin que tout rasoir
Ou lame achetable
Plus brillant qu’un laser
Ou que la plus belle étoile.

Peut-être une fois dans la vie
Vous en trouverez un
Une fois dans la vie
Quand enfin
Au bout du chemin
Où l’on creuse en vain
Des jours sans fin
Un’ mine qui n’ vaut rien.

J’ai trouvé un diamant
Pierre divine
J’ai trouvé un diamant
Au fond d’une mine
Dans ce trou béant
Où la boue dégouline
J’ai trouvé un diamant
Au fond d’une mine

(Traduction : Polyphrène)

Tennessee Stud


"Back about eighteen and twenty-five
I left Tennessee very much alive
I never would've made it through the Arkansas mud
If I hadn't been riding on the Tennessee Stud
...
The Tennessee Stud was long and lean
The color of the sun and his eyes were green
He had the nerve and he had the blood
There never was a horse like Tennessee Stud"[...]





Grand classique du Country, cette chanson de Jimmy Driftwood, a été chanté par de nombreux artistes, dont Johnny Cash, dont j'ai traduit ci-dessous la version.

L’étalon de Memphis (Tennessee)

Dans les années vingt-cinq, j’ai laissé
Derrière moi le Tennessee, très pressé.
L’Arkansas jamais je n’aurais pu traverser
Sans l’étalon de Memphis que je chevauchais.

Avec ma fiancée, j’étais en froid
Un de ses frères était un hors la loi.
Je l’avais dénoncé à la justice
Et j’ai fui sur l’étalon de Memphis

L’étalon de Memphis filait comme l’éclair,
Élancé, couleur fauve, avec les yeux verts ;
Pur sang bouillant et paquet de nerf,
Ce n’était vraiment pas un cheval ordinaire.

Cheminant le long de la frontière
Au Rio Grande, j’ai passé la rivière.
J’ai parié mon cheval à la course
Jusqu’à ce que l’argent et l’or emplissent ma bourse.

Le parieur et moi n’étions pas d’accord ;
A propos de l’étalon, mais il a eu tort
De sortir son arme car il en est mort,
Sur l’étalon de Memphis j’ai dû fuir encore.

L’étalon de Memphis filait comme l’éclair,
Élancé, couleur fauve, avec les yeux verts ;
Pur sang bouillant et paquet de nerf,
Ce n’était vraiment pas un cheval ordinaire.

Et j’ai retraversé l’Arkansas
De son frère et son père libéré la place.
J’ai trouvé cette blonde, belle comme un lys,
Qui chevauchait une jument de Memphis.

Un joli p’tit bébé qui rit puis s’endort,
Un gentil p’tit poney gambadant dehors ;
J’aimais la blonde belle comme un Lys
Et l’étalon aima la jument de Memphis.

L’étalon de Memphis filait comme l’éclair,
Élancé, couleur fauve, avec les yeux verts ;
Pur sang bouillant et paquet de nerf,
Ce n’était vraiment pas un cheval ordinaire.

(Traduction : Polyphrène)

samedi 20 décembre 2008

Flowers On The Wall


"I been hearin' your concern about my happiness
But all that thought you've given me, is conscience I guess
If I were walkin' in your shoes, I wouldn't worry none
While you and your friends are worryin' 'bout me,
I'm havin' lots of fun"[...]




Même pas mal !

C'est ce que proclame la chanson des Statler Brothers, où l'ex-amant délaissé prétend que tout va bien, qu'il déborde d'activité et de joie de vivre, tout en décrivant une vie recluse et morne, trompant l'ennui dans la futilité.

Cette chanson fait partie de celles que j'écoutais jusqu'ici d'une oreille distraite, captivé par la mélodie bondissante et très rythmée, sans prêter vraiment attention aux paroles.
J'ai donc été un peu surpris de découvrir le ton très sombre et désabusé de ce texte, et de constater le contraste frappant, mais voulu, entre la forme et le fond.

Ceci me convainc encore une fois de l'utilité de la traduction, qui permet au non anglophone d'apprécier pleinement une chanson.
Je ne pourrais vraiment me satisfaire d'un texte sans mélodie ou une mélodie sans texte...


Les Fleurs sur le Mur

On me dit que tu te tracasses pour mon état d’esprit
C’est par acquis de conscience que tu t’inquiètes, je parie.
Si j’étais à ta place, moi, je ne me tracasserais pas,
Tandis que toi et tes amis vous souciez de moi,
Mais c’est la fête chez moi !

Compter les fleurs sur le mur,
Pour moi ce n’est pas bien dur,
Faire des patiences toute la nuit
Ne pas connaître l’ennui
Fumer des cigares tout en regardant la télé
Ne me dis pas
Que j’ me laisse aller.

Hier soir, j’ai mis mon costume comme pour sortir en ville.
Tant que je peux rêver, lever le pied est difficile,
Je t’en prie, n’ t’inquiète pas pour moi, je vais très bien, vraiment
Je ne bouge jamais d’ici et je prends du bon temps.

Compter les fleurs sur le mur,
Pour moi ce n’est pas bien dur,
Faire des patiences toute la nuit
Ne pas connaître l’ennui
Fumer des cigares tout en regardant la télé
Ne me dis pas
Que j’ me laisse aller.

(Traduction : Polyphrène)

vendredi 19 décembre 2008

(Remember The Days Of The) Old Schoolyard


"Remember the days of the old schoolyard
We used to laugh a lot,
Oh don't you remember the days of the old schoolyard
When we had
Imaginings
And we had
All kinds of things
And we laughed
And needed love... yes, I do
Oh and I remember you"[...]




Une très belle page de romantisme pur, très révélatrice de la sensibilité, la vulnérabilité, et la vulcanilité* de Cat Stevens : Qui n'a jamais tourné un regard attendri vers ses premières années d'écoles, les rires, les pleurs, les rêves de la petite enfance... et les premières émotions ?

La séparation d'avec les parents, d'un côté.
La découverte de l'affection au delà du cercle familial de l'autre.

Bien que je n'aie (malheureusement) pas de souvenir personnel d'amour d'enfance - tout au moins à l'âge de la cour d'école, des gros goûters, des jeux et des rires innocents - j'ai pû en observer avec attendrissement de beaux exemples chez mes propres enfants.

Quant à revenir en arrière, remonter le temps pour faire éclore un amour dont les bourgeons pointaient jadis, ce n'est, le plus souvent qu'un rêve.
Mais Cat Stevens est, avant tout, un rêveur romantique et passionné.

Néanmoins, lorsque notre âme vagabonde rencontre, au gré de ses excursions dans un passé enfoui, des visages, des émotions, des regards oubliés, un étrange sentiment, doux et amer, nous envahit quelques instants.

Ce sont "les bonheurs entrevus" que chante Georges Brassens dans le sublime poème d'André Pol "Les Passantes" :
... "Tout en peuplant sa solitude des fantômes du souvenir"...



Souviens toi du temps de la cour d’école

Souviens toi du temps de la cour d’école
Nous riions tant et plus
Ne te souviens-tu pas du temps de la cour d’école
Nous faisions
Des rêves roses
Nous avions
Toutes sortes de choses
Nous cherchions
De l’affection… Oui, c’est çà
Et je me souviens de toi

Souviens toi du temps de la cour d’école
Nous pleurions tant et plus
Ne te souviens-tu pas du temps de la cour d’école
Nous étions
Simplicité
Nous mangions
De bons goûters
Nous cherchions
De l’affection… Oui, c’est çà
Et je me souviens de toi

Tu fus mon amour **
Premier amour
Ma tourterelle
Ma chère tourterelle
Quelque soit le lieu
N’importe quel lieu
Je vois ton visage
Charmant visage
En rêves d’enfant
Tout en rêvant
Comme Roi et Reine
Nos rêves reviennent
Quoiqu’ le temps fasse
Que le temps efface
C’ n’est jamais trop tard
Pour trouver l’amour
Trouver l’amour

Souviens toi du temps de la cour d’école
Nous riions tant et plus
Ne te souviens-tu pas du temps de la cour d’école
Nous faisions
Des rêves roses
Nous avions
Toutes sortes de choses
Nous cherchions
De l’affection… Oui, c’est çà
Et je me souviens de toi

(Traduction : Polyphrène)

* J'aurais pu écrire "volcanisme", mais cela me semblait trop banal pour convenir à Cat Stevens, et je me sens d'humeur à faire des néologismes, ce matin. Les chansons de Cat Stevens me donnent toujours l'impression d'une force intérieure bouillonnante, presque violente, prête à faire éruption pour consumer les sentiments délicats qu'expriment ses textes.

** Toute cette partie est chantée en alternance par deux voix (une voix féminine, une voix masculine).

jeudi 18 décembre 2008

Misery Mansion


"Misery mansion,
So cold and so grey
You look so lonely
Since she went away
Misery mansion
What secrets you hide
Of a love
That has faded and died"[...]






Cette chanson de Willie Nelson et Hank Craig décrit la misère morale consécutive à une séparation et la froideur des murs du foyer déserté, renvoyant, dans le silence glacé, l'écho des sanglots...

On pourrait trouver mieux pour commencer une journée !

Cependant, la voix plaintive et nasillarde de Willie Nelson rend parfaitement l'atmosphère, et cette courte chanson méritait un petit détour.


Manoir de Misère

Manoir de misère,
Si froid et si gris,
Tu parais désert
Puisqu’elle est partie.
Manoir de misère
Quels secrets caches-tu ?
D’un amour
Flétri puis disparu.

Tu sais son malheureux
Prétexte d’adieu
Mais tu regardes, silencieux
Les larmes à mes yeux.

Manoir de misère,
Où je desespère,
Tes murs tiennent en écrin
Solitude et chagrin.
L’amour d’une vie
A jamais parti,
Manoir de misère, chez moi.

(Traduction : Polyphrène)

mercredi 17 décembre 2008

Folsom Prison Blues


"I hear the train a comin'
It's rolling round the bend
And I ain't seen the sunshine
Since I don't know when,
I'm stuck in Folsom prison,
And time keeps draggin' on
But that train keeps a rollin'
On down to San Antone"[...]





Voici "la" chanson emblématique de Johnny Cash, qui revêt, une fois encore, la tenue du condamné et en exprime les sentiments avec force et simplicité.

Il a chanté cette chanson, en 1968, en concert dans les murs de la fameuse prison de Folsom, et on imagine ce qu'on pu ressentir les prisonniers !

Johnny Cash évoque aussi cette sorte de fatalité qui poursuit les "mauvais garçon", dont le destin bascule un jour, "pour rien" et qui comprend, trop tard, que l'on ne peut pas revenir en arrière et effacer son crime.


La Prison de Folsom

J’entends le train approcher,
Dans la courbe en sifflant ;
Le soleil ne m’a plus touché
Depuis je n’ sais quand.
Dans la prison de Folsom
Le temps passe, monotone,
Mais ce train fait son bonhomme
De chemin vers San Antone

Quand je n’étais qu’un enfant,
J’entendais dire ma mère :
« Ne sois jamais méchant,
N’touche pas aux revolvers. »
Pourtant j’ai tiré sur quelqu’un,
Pour le voir crever ;
Et quand j’entends siffler ce train,
Je baisse la tête pour pleurer.

Je parie qu’il y a des richards
Qui mangent en voiture – bar,
En buvant du café noir,
Fumant de gros cigares,
Je savais quel serait mon sort :
Prison jusqu’à la mort,
Mais ces gens circulent au dehors,
Et c’est mon tourment le plus fort.

Mais si un jour ils me libéraient,
Si ce train était le mien,
Moi, je l’emmènerais
Sur cette voie encore plus loin
De cette maudite prison,
Pour y faire ma maison,
Et que ce sifflet de folie
Chasse ma mélancolie.

(Traduction : Polyphrène)

mardi 16 décembre 2008

A Thing Called Love


"Six foot six he stood on the ground
Weighed two hundred and thirty five pounds
But I saw that giant of a man brought down
To his knees by love"[...]





Magnifique chanson de Jerry Reed, ode à l'amour capable de vaincre les cœurs les plus endurcis.
Certes !
Mais tout autant les cœurs les plus tendres, pour le meilleur comme pour le pire !


Cette chose : l’Amour

Presque deux mètre sur ses pieds,
Pus de cent kilos dans ses souliers,
Mais j’ai vu ce géant s’agenouiller
A cause de l’Amour

C’était le genre de gars qui sait tenter sa chance,
Et vous tenir tête avec arrogance,
Mais je l’ai vu pleurer comme un petit chien qu’on tance
Pour son Amour.

Tu n’ peux pas la voir, ni tenir à la main,
Mais comme le vent fait tourner les moulins
Elle régit le cœur d’un homme et son destin,
Cette chose : l’Amour.

Elle t’élève au ciel, ou te jette à terre,
Peut bouleverser ton univers.
De tous les temps on n’a pu trouver guère
Plus fort qu’Amour.

Tant d’hommes comme moi doutent et restent sourds
A son appel, luttant jour après jour
Pour leur survie sans espérer le secours
De cette chose : l’Amour.

Mais quand je vois avec quelle tendresse
Une mère couvr’ son enfant de caresses
Je prie Dieu afin qu’il ne cesse
De créer l’Amour.

Tu n’ peux pas la voir, ni tenir à la main,
Mais comme le vent fait tourner les moulins
Elle régit le cœur d’un homme et son destin,
Cette chose : l’Amour

(Traduction : Polyphrène)

lundi 15 décembre 2008

Cadillac Tears


"Well, he wanted someone firmer
And he wanted someone younger
And he always had a thing for blondes
As it happened, his new secretary happened to be all that rolled into one
And the woman who had lived with him,
An angel who had given him
The last twenty two years
Is now cryin' big Cadillac tears"[...]





Après la "Veuve Joyeuse", voici la divorcée qui s'éclate ! Chantée par Kevin Denney, cette chanson de Wynn Varble et Leslie Satcher est un classique de Country - danse.

Elle évoque la revanche jubilatoire de la femme délaissée, qui vide le compte en banque de son mari parti pour une fille plus jeune et plus belle.
Après vingt ans de retenue et de sacrifices, elle roule désormais en Cadillac, symbole du luxe ostentatoire...


Cadillac - Larmes

Il voulait de la chair plus ferme,
Il voulait de la chair plus fraîche,
Il avait un faible pour les blondes
Comme par hasard, sa nouvelle secrétaire offrait tout cela et plus à la ronde,
Et la femme avec qui il vivait,
Un ange qui lui avait donné
Ses vingt dernières années
Pleure maintenant de grosses Cadillac - larmes

Les Cadillac – larmes ne font pas si mal,
Les Cadillac – larmes ne sont pas fatales.
Elle a perdu sa bague de mariage,
Mais tire de lui bien d’avantage.
Non, mama ne s’en tire pas mal.
Ah, elle pleure de grosses Cadillac – larmes.

Elle claque l’argent si vite que c’ n’est même pas comique.
Elle a dévalisé toutes les boutiques ;
Elle s’offre des genres de diamants,
Et tout le brillant, tout le clinquant,
Pour porter sur elle en sortant.

Et elle va chez son avocat
Qui lui a dit « J’ai des tracas,
Je reçois des tas de chèques en bois ».
Ah, elle pleure de grosses Cadillac – larmes.

Les Cadillac – larmes ne font pas si mal,
Les Cadillac – larmes ne sont pas fatales.
Elle a perdu sa bague de mariage,
Mais tire de lui bien d’avantage.
Non, mama ne s’en tire pas mal.
Ah, elle pleure de grosses Cadillac – larmes.

Vois comme elle descend l’avenue,
Ses sièges en cuir, jantes en alu.
Tous les ans, elle en change sans retenue.
Oh, elle pleure de grosses Cadillac – larmes,
De grosses Cadillac – larmes.

(Traduction : Polyphrène)

dimanche 14 décembre 2008

There You Go


"You're gonna break another heart, you're gonna tell another lie
Well here I am and there you go, you're gone again
I know you're gonna be the way you've always been
Breakin' hearts and tellin' lies is all you know"[...]





Chanson fataliste, mais chanson d'amour. Johnny Cash reprend le thème de la trahison avec des accents de lassitude et de désespoir, soulignés par la raucité de sa voix et le ralentissement final du tempo.


Tu y vas

Tu vas briser un autre cœur, tu vas mentir une autre fois.
Nous y voilà, c’est reparti, plus fort que toi !
Je sais bien que, quoi qu’il arrive, tu ne changeras pas.
Briser les cœurs, dire des mensonges : c’est tout ton art.
Un homme pose sur toi son regard et tu démarres.
Et tu y vas ; c’est reparti !
J’ai encore perdu la partie !
Tu y vas ; tu es avec lui ;
Tu vas briser un autre cœur, tu vas mentir une autre fois.

Je t’aime tant que je supporte tout pour mon malheur ;
Je veux ton bonheur mais je sais qu’il va briser mon cœur.
Tu me rassures et, pour un temps, je vis d’espoir,
Puis ton cœur volage en voit un autre et tu démarres.
Et tu y vas ; c’est reparti !
J’ai encore perdu la partie !
Tu y vas ; tu es avec lui ;
Tu vas briser un autre cœur, tu vas mentir une autre fois.

(Traduction : Polyphrène)