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samedi 12 novembre 2011

That’s How I Got To Memphis


If you love somebody enough
You’ll follow wherever they go
That’s how I got to Memphis
That’s how I got to Memphis

If you love somebody enough
You’ll go where your heart wants to go
That’s how I got to Memphis
That’s how I got to Memphis

I know if you’d seen her you’d tell me ’cause you are my friend
I’ve got to find her and find out the trouble she’s in

If you tell me that she’s not here
I’ll follow the trail of her tears
That’s how I got to Memphis
That’s how I got to Memphis

She would get mad and she used to say
That she’d come back to memphis someday
That’s how I got to Memphis
That’s how I got to Memphis


I haven’t eaten a bite
Or slept for three days and nights
That’s how I got to Memphis
That’s how I got to Memphis

I’ve got to find her and tell her that I love her so
I’ll never rest ’til I find out why she had to go

Thank you for your precious time
Forgive me if I start to cryin’
That’s how I got to Memphis
(x8)



Ce monument de la Country Music a été écrit par Tom T Hall en 1968, puis repris par de très nombreux artistes, dont Bobby Bare. Tom T Hall, auteur et conteur de premier plan, a écrit de nombreuses chansons “majeures” qui sont restées malheureusement peu connues du public francophone, à l’exception de “That’s How I Got to Memphis”, popularisée par Eddy Mitchell sous le titre “Sur la Route de Memphis”, avec un texte excellent mais très différent de l’original. Dans la version française (paroles de Claude Moine), Eddy Mitchell se met dans la peau d’un homme qui, menottes aux poignets, rend une dernière visite à sa bien-aimée sur la route qui l’emmène en prison, alors que Tom T Hall raconte l’errance d’un amant à la recherche de celle qui l’a quitté (un peu comme Johnny Cash dans « Big River »).
L’atmosphère « Country » est bien présente dans les deux cas, mais la version originale méritait néanmoins une tentative de traduction.


C’est c’qui m’amène à Memphis

Si tu aimes une femme assez fort
En enfer tu la suivrais encore
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

Si tu aimes une femme assez fort
Tu vas où veut aller ton cœur
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

Tu es mon ami ; si tu l’as vue, tu me le diras
Je dois la trouver pour savoir ce qui ne va pas

Si tu m’ dis qu’elle s’en est allée
J’irais où ses larmes ont coulé
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

Dans ses colères, elle disait toujours
Qu’elle rentrerait à Memphis un jour
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

J’ n’ai ni mangé ni dormi
Depuis trois jours et trois nuits
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

Je dois la trouver, lui dire mon amour infini
Je dois découvrir enfin pourquoi elle est partie

Merci de m’avoir écouté
Pardonne-moi si j’ me mets à pleurer
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis
C’est c’ qui m’amène à Memphis

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

lundi 8 décembre 2008

Five Hundred Miles Away From Home

I'm five hundred miles away from home

Teardrops fell on mama's note
When I read the things she wrote
She said "We miss you, son. We love you, come on home."
Well I didn't have to pack
I had it all right on my back
Now I'm five hundred miles away from home

Away from home away from home
Cold and tired and all alone
Yes I'm five hundred miles away from home

I know this is the same road I took the day I left home.
But it sure looks different now.
Well I guess I look different, too cause time changes everything.
I wonder what they'll say when they see their boy looking this way?

Oh I wonder what they'll say when I get home

Can't remember when I ate
It's just thumb and walk and wait
And I'm still five hundred miles away from home
If my luck had been just right
I'd be with them all tonight
But I'm still five hundred miles away from home

Oh, I'm still 500 miles away from home

 

Cette chanson de Charlie Williams, Bobby Bare, et Hedy West fut chantée avec un immense succès, par Bobby Bare, puis reprise par de très nombreux artistes. Elle fit aussi l'objet d'une adaptation française, par Richard Anthony, sous le titre de "J'entends Siffler le Train". Il est intéressant de noter que le texte chanté par Bobby Bare évoque le retour au foyer du "routard", un peu à la manière du "Emmène-moi" de Graeme Allwright, tandis que Richard Anthony traite du départ, du déchirement de la séparation de deux êtres qui s'aiment. Cela illustre bien le fait qu'une même mélodie peut avoir plusieurs vies, dans plusieurs langues. Une simple traduction littérale, comme celles que je tente de réaliser, ne peut rivaliser avec une adaptation libre qui abandonne peu ou prou le texte originel pour faire place à une créativité artistique parfois très différente. Usuellement, la version originale et l'adaptation gardent une tonalité commune, valorisée par la mélodie. Les traductions littérales comme les miennes n'ont pas cette audace, et ne peuvent donc vivre séparées de l'original. Leur fonction idéale serait d'être lues ou chantées en alternance avec le texte anglais, pour permettre aux auditeurs francophones de mieux apprécier l'original...  

 

A mille kilomètres de chez moi

Je suis à mille kilomètres de chez moi !

Mes larmes mouillaient le papier
Où maman, dans son courrier,
Disait "Mon grand garçon chéri rentre à la maison".
Mon bagage était tout prêt
Sur mon dos je le portais,
Mais je suis à mille kilomètres de chez moi !

Loin de chez moi, loin de chez moi
Seul, fatigué, mort de froid,
Oui, je suis à mille kilomètres de chez moi !

Sur la même route, me voici, qu’au jour où je suis parti,
Mais tout a changé depuis.
J’ai dû changer tout autant, car tout change avec le temps.
Que vont penser mes parents, me voyant si différent ?

Que vont-ils penser en me voyant rentrer ?

J’ai fait de l’auto-stop en vain
J’ai tant marché, toujours à jeun,
Et je reste à mille kilomètres de chez moi.
Si j’avais été chanceux,
Ce soir je serais avec eux,
Mais je reste à mille kilomètres de chez moi.

Oh, je reste à mille kilomètres de chez moi.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)