"You are always on my mind!"

dimanche 20 septembre 2009

In The Mood (for Love)


"Who's the lovin' daddy with the beautiful eyes
What a pair o' lips, I'd like to try 'em for size
I'll just tell him, "Baby, won't you swing it with me"
Hope he tells me maybe, what a wing it will be
So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"
[...]




Sur une musique de Joe Garland, avec des paroles de Andy Razaf, ce thème emblématique du Jazz a été enregistré avec un immense succès par Glenn Miller en 1940. Les versions chantées sont nombreuses, probablement dominées par celle des Andrew Sisters.
De fait, le thème musical est universellement connu, et fait partie des références majeures, de sorte que la découverte des paroles associées, à vrai dire un peu triviales, peut être déconcertante, alors que la célébrissime version de Glenn Miller n'est apparue qu'une décennie après les premières interprétations.
La version des Andrew Sisters, chantée sur un tempo plus lent, et sur un ton léger, "colle" parfaitement au texte, alors que la version orchestrale de Glenn Miller, plus rapide, mais aussi, paradoxalement, plus mélancolique, crée une ambiance bien différente, plus "universelle", dans laquelle les paroles pourraient paraître incongrues.
Certaines chansons représentent d'abord la mise en musique d'un poème. Georges Brassens a ainsi donné à des œuvres poétiques une nouvelle dimension en leur associant une mélodie parfaitement adaptée (par exemple "Les Passantes", d'André Pol, ou "Pensées des Morts", de Lamartine). Dans d'autres cas, des paroles sont "collées" à la mélodie qui pourrait aussi bien s'en passer...


Disposée (à Aimer)

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien « M’offririez-vous cette danse ? »
En espérant qu’il réponde « Pourquoi pas ? Quelle chance ! »
Je lui dis poliment « voudrais-tu m’excuser ».
Il dit « Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé ».

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
« Il est bientôt trois heures », ais-je dit d’un ton léger.
« Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ? »
Il répondit « Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées ».

Disposé, c’est ce qu’il me dit
Disposé, et quand il le dit
Disposé, mon cœur explosait
Je pus dire bientôt : « Je suis aussi disposée ».

Disposée pour tous ses baisers
Disposée, son cœur embrasé
Disposée, désir attisé
Je pus dire bientôt : « Je suis aussi disposée ».

Je lui dis poliment « voudrais-tu m’excuser ».
Il dit « Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé ».

Il répondit « Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées ».

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien « M’offririez-vous cette danse ? »
En espérant qu’il réponde « Pourquoi pas ? Quelle chance ! »
Je lui dis poliment « voudrais-tu m’excuser ».
Il dit « Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé ».

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
« Il est bientôt trois heures », ais-je dit d’un ton léger.
« Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ? »
Il répondit « Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées ».

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

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