lundi 1 novembre 2010

The Land of Plenty

Don't really have the courage
To stand where I must stand.
Don't really have the temperament
To lend a helping hand.


Don't really know who sent me
To raise my voice and say:
May the lights in The Land of Plenty
Shine on the truth some day.
[…]




Chanson fractale !
C’est à Léonard Cohen que revient ma 200ème traduction, en gage de reconnaissance pour ses mélodies qui m’ont entraîné sur le chemin de ses textes où, guidé par les amis du Forum, sur le « Site Français de Léonard Cohen », je découvre les images fractales de l’âme, de la société, et du monde.
« Land of Plenty » signifie en fait « Pays de Cocagne », mais la connotation de rêve et d’illusion n’est peut-être appropriée ici, car le rêve des uns est la réalité des autres, dans ce monde où les richesses sont si mal partagées.
Comme toujours, les chansons de Léonard Cohen se prêtent à de multiples lectures, et l’actualité peut en donner un éclairage politique, lorsque la lutte contre l’immigration refoule les « ressortissants » des pays « en voie de développement » vers la prison de leur pauvreté.
A l’échelle de l’individu aussi, l’opposition que souligne Léonard Cohen entre l’abondance et la vérité trouve aussi tout son sens, dans la faille qui sépare nos actes de nos promesses lorsque toute chose a un prix, comme dans le fossé qui sépare nos mots de nos pensées.


Le Pays d’Abondance

J(e)’ n’ai pas vraiment le courage
Du rôle qui est le mien
J(e)’ n’ai pas vraiment le sens du partage
Et de tendre la main

(Je) n’ sais pas vraiment qui m’envoie
Ici pour proclamer
Qu’aux feux du pays d’abondance
Brille la vérité

(Je) n’ sais pas pourquoi je suis là
Sachant comme moi
C’ que tu penses vraiment de moi
C’ que je pense vraiment de toi

Pour les millions dans une prison
Que la richesse chasse ailleurs
Pour le Christ que son ascension
N’élève pas du creux du cœur

Pour l’obligatoire décision
La plus intime qui soit
Pour nos restes de religion
Je prie à haute voix
Pour qu’aux feux du pays d’abondance
Brille la vérité

Je devais te retrouver,
Je sais, au magasin
Mais je n’ peux pas l’acheter
Je n’en ai plus les moyens

Et je n’ sais pas vraiment qui m’envoie
Ici pour proclamer
Qu’aux feux du pays d’abondance
Brille la vérité

Pour l’obligatoire décision
La plus intime qui soit
Pour nos restes de religion
Je prie à haute voix
Pour qu’aux feux du pays d’abondance
Brille la vérité

(Traduction – Adaptation :Polyphrène)

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