Ooh
Got out of town on a boat goin' to Southern islands
Sailing a reach before a followin' sea
She was makin' for the trades on the outside
And the downhill run to Papeete
Off the wind on this heading lie the Marquesas
We got eighty feet of the waterline nicely making way
In a noisy bar in Avalon I tried to call you
But on a midnight watch I realized why twice you ran away
Think about
Think about how many times I have fallen
Spirits are using me; larger voices callin'
What Heaven brought you and me cannot be forgotten
(Been around the world) I have been around the world,
(Lookin') Lookin' for that woman girl
(Who knows she knows) Who knows love can endure
And you know it will
Yes
When you see the Southern Cross for the first time
You understand now why you came this way
'Cause the truth you might be runnin' from is so small
But it's as big as the promise, the promise of a comin' day
So I'm sailing for tomorrow my dreams are a dyin'
And my love is an anchor tied to you, tied with a silver chain
I have my ship and all her flags are a' flyin'
She is all that I have left and music is her name
Think about
Think about how many times I have fallen
Spirits are using me larger voices callin'
What Heaven brought you and me cannot be forgotten
(I've been around the world) I have been around the world
(Lookin') Lookin' for that woman girl
Who knows love can endure
And you know it will, and you know it will
Yes
Ooh
So we cheated and we lied and we tested
And we never failed to fail, it was the easiest thing to do
You will survive being bested
Somebody fine will come along, make me forget about loving you
At the Southern Cross
Le thème de ce grand succès de Stephen Stills, (auteur, compositeur, interprète, et multi-instrumentiste, membre du groupe Crosby, Stills, Nash, and Young) est, somme toute, très banal : la douleur, la déchirure d'une séparation et l'effet apaisant de la nature et des grands espaces. Mais c'est de son expérience personnelle que parle Stephen Stills, et si son évocation est directe, presque crue, son histoire, elle, n'est pas vraiment banale.
La séparation dont il est en effet question est celle d'avec Véronique Sanson, ce qui définit le contexte musical à un haut niveau. Ce qui précède est encore plus remarquable : vivant en couple avec Michel Berger (du très haut niveau musical aussi !), Véronique Sanson "fugue" à deux reprises, en 1972 temporairement, puis, de façon durable en 1973 (elle sort "acheter des cigarettes"… et disparaît !) pour rejoindre aux États Unis Stephen Stills avec lequel elle a connu un "coup de foudre" lors de son passage à Paris. Le mariage qui s'en suit est cependant tumultueux (alcool, drogues, violence) et se termine par un douloureux divorce en 1980. C'est alors que Stephen Stills entreprend, sur son voilier, un long périple en Polynésie, ce qui lui donne le temps de réfléchir aux causes profondes (pas vraiment mystérieuses) de cette séparation et de la "relativiser" en la confrontant à l'immensité du monde et de l'univers, tandis que le contact avec la nature joue son rôle apaisant. Il conclue que d'autres viendront et lui feront oublier cet échec amoureux… et d'autres viendront en effet puisque la biographie de Stephen Stills fait état de ses nombreuses liaisons : avant Véronique Sanson avec Judy Collins, et après avec Pamela Anne Jordan, puis Kristen Hathaway, Nancy Priddy, Rita Coolidge, Harriet Tunis, Marylin Rubin…
Naviguant dans les mers du Sud, il fait référence à la constellation de la Croix du Sud, repère bien connu des navigateurs dans cet hémisphère. Se fier aux étoiles quand, dans sa vie privée, on a "perdu le nord" est un joli paradoxe ! Cette chanson n'était pas, à l'origine, autobiographique. Elle reprend la mélodie écrite par Rick et Rick Michael Curtis pour une chanson restée inédite : “Seven League Boots" ("Les Bottes de Sept Lieues") que Stephen Stills a retravaillée et sur laquelle il a, en quelque sorte, greffé son histoire personnelle et ses sentiments, avec le succès que l'on sait… et que l'on comprend d'autant mieux quand on apprend que figuraient dans les chœurs, entre autres, Art Garfunkel et Linda Ronstadt. Cette chanson est donc la quintessence du foisonnement musical de cette période des années 1970 et 1980.
ALN
La Croix du Sud
Ooh
Sur un voilier j’ai fui la ville pour les îles du Sud
Voguant au largue sur une mer formée
Pour trouver au large les vents alizés
Et puis vent arrière vers Papeete
Le vent poussait vers les Marquises à l'horizon
Fendant les vagues de nos 24 mètres à la flottaison
J’ai tenté de t’appeler d'un bar bruyant d'Avalon
Mais, lors d'un quart de nuit, de tes deux fugues j’ai compris les raisons
Quand j’y pense
Quand j’y pense : j'ai failli tant de fois
Des esprits m’utilisent, d’en-haut des voix appellent
Nous n’oublierons pas ce que le Ciel nous apporta
(Tout autour du monde) J'ai suivi autour du monde
(Suivi) Cette femme-enfant qui sait
(Qui sait, elle sait) Ce que l'amour supporte
Et supporterait
Oui
Quand tu vois la Croix du Sud la première fois
Tu comprends le pourquoi de ton parcours
Car c'est une vérité si futile que tu fuis
Mais là, c'est grand comme la promesse, la promesse d’un nouveau jour
Alors je vogue pour demain, et mes rêves sont morts
Mon amour me lie à toi comme une ancre par une chaîne en or
J’ai mon bateau, et les pavillons qu’il arbore
Il est tout ce qu’il me reste et Musique est son nom
Quand j’y pense
Quand j’y pense : j'ai failli tant de fois
Des esprits m’utilisent, d’en-haut des voix appellent
Nous n’oublierons pas ce que le Ciel nous apporta
(Tout autour du monde) J'ai suivi autour du monde
(Suivi) Cette femme-enfant qui sait
Ce que l'amour supporte
Et supportera, et supporterait
Oui
Ooh
Nous avons trahi, et menti, et tenté
Jamais omis de pécher, solution de facilité
Tu survivras d’être supplantée
Par quelqu’un de bien qui me f'ra oublier que je t’ai tant aimée
A la Croix du Sud
Traduction - Adaptation : Polyphrène (sur une suggestion et avec la contribution de Michaël Midoun)

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