"You are always on my mind!"

lundi 8 décembre 2008

Five Hundred Miles Away From Home


"I'm five hundred miles away from home

Teardrops fell on mama's note
When I read the things she wrote
She said "We miss you, son. We love you, come on home."
Well I didn't have to pack
I had it all right on my back
Now I'm five hundred miles away from home."[...]





Cette chanson de Charlie Williams, Bobby Bare, et Hedy West fut chantée avec un immense succès, par Bobby Bare, puis reprise par de très nombreux artistes. Elle fit aussi l'objet d'une adaptation française, par Richard Anthony, sous le titre de "J'entends Siffler le Train".

Il est intéressant de noter que le texte chanté par Bobby Bare évoque le retour au foyer du "routard", un peu à la manière du "Emmène-moi" de Graeme Allwright, tandis que Richard Anthony traite du départ, du déchirement de la séparation de deux êtres qui s'aiment.

Cela illustre bien le fait qu'une même mélodie peut avoir plusieurs vies, dans plusieurs langues. Une simple traduction littérale, comme celles que je tente de réaliser, ne peut rivaliser avec une adaptation libre qui abandonne peu ou prou le texte originel pour faire place à une créativité artistique parfois très différente. Usuellement, la version originale et l'adaptation gardent une tonalité commune, valorisée par la mélodie.
Les traductions littérales comme les miennes n'ont pas cette audace, et ne peuvent donc vivre séparées de l'original. Leur fonction idéale serait d'être lues ou chantées en alternance avec le texte anglais, pour permettre aux auditeurs francophones de mieux apprécier l'original...


A mille kilomètres de chez moi

Je suis à mille kilomètres de chez moi !

Mes larmes mouillaient le papier
Où maman, dans son courier,
Disait « Mon grand garçon chéri rentre à la maison ».
Mon bagage était tout prêt
Sur mon dos je le portais,
Mais je suis à mille kilomètres de chez moi !

Loin de chez moi, loin de chez moi
Seul, fatigué, mort de froid,
Oui, je suis à mille kilomètres de chez moi !

Sur la même route, me voici, qu’au jour où je suis parti,
Mais tout à changé depuis.
J’ai dû changer tout autant, car tout change avec le temps.
Que vont penser mes parents, me voyant si différent ?

Que vont-ils penser en me voyant rentrer ?

J’ai fait de l’auto-stop en vain
J’ai tant marché, toujours à jeun,
Et je reste à mille kilomètres de chez moi.
Si j’avais été chanceux,
Ce soir je serais avec eux,
Mais je reste à mille kilomètres de chez moi.

Oh, je reste à mille kilomètres de chez moi.

(Traduction : Polyphrène)

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