"You are always on my mind!"

dimanche 12 mai 2013

Stranger on the shore










Cette fabuleuse  mélodie, initialement appelée « Jenny » fut écrite par Bernard Stanley (Acker) Bilk (photo) pour sa fille (Jenny, of course), puis choisie, en 1961, pour thème musical d’une série télévisée de la BBC, “Stranger on the shore”, racontant l’histoire d’une jeune française venue en Angleterre comme jeune fille au pair. Le générique de la série la montrait, le regard tourné vers la France, au dessus du « Channel ». Ma tentative de traduction en français est donc une façon de rendre hommage à cette vaillante petite française exilée.
Le succès de la mélodie fut rapide et monumental. Ce n’est que secondairement (1962) que Robert Mellin écrivit des paroles, et la chanson fut alors appelée, logiquement, « Stranger on the Shore » et chantée par Andy Williams, The Drifters, puis Roger Whittaker, parmi d’autres.
Une mélodie d’une telle beauté ne peut en effet laisser indifférent. Elle s’insinue dans l’esprit au point qu’elle semble y avoir toujours été. On a l’impression de la connaître, même si on l’entend pour la première fois.
Et on ne l’oublie pas. L’équipage d’Apollo 10 en emporta un enregistrement lors de sa mission sur la lune, ce qui se comprend fort bien. J’ai moi-même (re)découvert cette mélodie en écoutant, dans ma voiture, une compilation des années soixante, alors que j’étais bloqué depuis 1h30, dans un embouteillage monstrueux. Ce n’était, certes, pas comparable à l’odyssée des astronautes, mais la mélodie de « Stranger on the shore », que j’ai écoutée « en boucle » jusqu’à l’arrivée, a eu un effet formidablement apaisant, et je suis parvenu à destination trop tard, mais serein.
« Stranger on the shore » fait même partie des suggestions de certaines sociétés de pompes funèbres pour l’organisation de funérailles ! Après avoir joué cette mélodie pendant plus de 50 ans, Acker Bilk lui-même s’en dit « gavé ».
Moi, pas !



Etranger Sur La Rive

Je reste là, regardant la marée
Si seul et désolé
Toi pour toute pensée

Ton bateau m’abandonne sur la grève
Emportant tous mes rêves
Tu t’en vas et j’en crève

Et les vagues soupirent
J’entends le vent gémir
Mes larmes, mon amour
Implorent ton retour

Pourquoi, pourquoi, faut-il tourner la page ?
Je reste un étranger, tout seul sur le rivage

Et les vagues soupirent
J’entends le vent gémir
Mes larmes, mon amour
Implorent ton retour

Pourquoi, pourquoi, faut-il tourner la page ?
Je reste un étranger, tout seul sur le rivage

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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