jeudi 3 février 2022

I Still Want You

Sorry I've been away so long,
I needed just a little more time
If you stare through the glass from moment to moment,
It's funny what you find


Now I think I'm almost ready to
Step back into your frame
And we can move our bodies like a twist of smoke,
Come let us shake like the flames


Now I don't want to lower the tone,
But you know there's still a little spare meat on the bone


Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Until the sun goes cold,
No need to breathe all alone


Under the stars is a sweet hollow meadow
Where the lost things are found,
Under the stars is a sweet hollow meadow
Where all of us are bound


Now I don't want to lower the tone,
But you know there's still a little spare meat on the bone

Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Until the sun goes cold,
No need to breathe all alone


Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Oh, I still want you...
Until the sun goes cold,
No need to breathe all alone

Oh, I still want you.

 

Dans l'esprit de "la Chanson des Vieux Amants", de Jacques Brel, et de "La Tendresse", de Noël Roux et Hubert Giraud, dans sans emphase ni pathos, Richard Hawley expose, avec pudeur et délicatesse, ces moments de retour sur soi-même où l'on ressent, avec une acuité douloureuse, le poids de la solitude, de l'éloignement, de la séparation. C'est ce qui peut se passer lorsque la simple image ou évocation d'un geste ou d'un regard de tendresse entre deux êtres provoque, au fond de notre cœur, un bouillonnement de souvenirs mêlant regrets, remords, mélancolie, et désir. Et l'on s'étonne alors qu'un "si petit rien" puisse être la cause – ou l'effet – du plus simple et du plus grand bonheur, celui du partage, celui de la confiance, celui de l'amour…

Une chanson surprenante par sa totale sincérité, au point que, par moment, la mélodie s'infléchit, la parole s'interrompt, comme pour laisser à la pensée le temps de se focaliser, aux sentiments le temps de s'imposer, et aux mots la force de s'articuler. La vidéo officielle qui accompagne cette chanson est touchante et fascinante par sa sincérité : des êtres de tous genres, tous âges, et toutes conditions, échangent un regard, un sourire, un serrement de main qui exprime tout leur bonheur d'être ensemble. Celui qui, dans sa solitude, assiste en étranger à cet éclair de tendresse, laisse alors, le regard perdu sur son verre, ses pensées vagabonder et, comme un souffle de vent, soulever la poussière des souvenirs. Tous les agacements, incompréhensions, malentendus, lâchetés, ou faiblesses qui ont pu, un jour ou l'autre, faire obstacle à l'amour lui paraissent alors futiles. Les efforts nécessaires pour "s'accorder" (rentrer dans le "cadre" d'une relation fusionnelle), qui, jadis, lui paraissaient insurmontables, lui semblent aujourd'hui dérisoires. Il voudrait, de toute son âme, croire que tout n'est pas perdu, qu'il reste encore un peu de bonheur à prendre (un peu de chair autour de l'os). Il voudrait tant retrouver la légèreté, le sourire, l'espoir… A la fin de la séquence, il retourne, seul, vers sa guitare. Pourra-t-elle parler pour lui ou restera-t-elle sa seule compagne ? Saurait-t-il s'accorder à nouveau ? Le temps a-t-il effacé le chemin de l'amour ? Le doute assombrit ses pensées, et son cœur souffre à l'idée qu'il a laissé passer le bonheur alors qu'il sait, maintenant, qu'il existe…

ALN


Mémo de Turner


J'ai été    absent trop longtemps
Il me fallait juste un peu de temps
Si tu r'gardes à travers ton verre de temps en temps
C' que tu vois te surprend
 
Maintenant, je pense que je suis prêt
A rentrer dans ta trame
Nous pouvons onduler en volute de fumée
Viens, vacillons comme les flammes
 
Là, je ne veux pas   baisser le ton
Mais, tu sais, il reste un peu de    mie dans le quignon
 
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Tant que nous sommes sur terre
Pourquoi vivre en solitaire ?
 
Voilà, sous les étoiles, dans un creux de verdure
Ce qu'on pensait perdu
Voilà, sous les étoiles, dans un creux de verdure
Où nous sommes attendus
 
Là, je ne veux pas   baisser le ton
Mais, tu sais, il reste un peu de   mie dans le quignon
 
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Tant que nous sommes sur terre
Pourquoi vivre en solitaire ?
 
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Oh, je te   veux toujours
Tant que nous sommes sur terre
Pourquoi vivre en solitaire ?
 
Oh, je te   veux toujours
 
Traduction - Adaptation : Polyphrène
sur une suggestion et avec les conseils de Michaël Midoun

 

 

mercredi 22 septembre 2021

Slow Burning Love

 
 
 
 
 
 

 

"Il est des jours où Cupidon s'en fout", chantait Georges Brassens. Des jours où l'amour fait long feu. L'étincelle du désir brille un instant, mais… ça ne prend pas. James Taylor évoque ici ces amours fugaces qui ne durent que le temps d'une cigarette et ne laissent qu'un souvenir flou : deux trajectoires qui se croisent sans se rencontrer, deux corps qui s'approchent mais ne s'accrochent pas, deux cœurs qui s'abordent mais ne s'accordent pas. Cette chanson de James Taylor a pour décor la côte ouest des États-Unis dans l'ambiance si particulière (et un peu enfumée) des années 1970, avec un son tout aussi caractéristique, qui renforce la tonalité nostalgique.

 

Amour à Petit Feu

 Il faisait chaud comme dans un four

Quelque part en cette fin d'été
Je n'me souviens guère du jour
Just' le soleil sur la baie, qui brûlait, chérie
 
Même pas besoin de savoir ton nom,
C'était, oh, si clair que tu n'avais d'yeux que pour moi
Des yeux mi-clos, mi-ouverts, à demi-nus pour moi, chérie
 
C'était un amour à p'tit feu,
Un simple petit béguin
Brûlant sous la cendre à p'tit feu
Pour tous les deux
Et qui, comme le soleil à l'ouest au fond des cieux,
S'éteint
 
Oh, les lumières de la ville à portée de main
J'aurais pu être un autre homme tout aussi bien
Tu aurais pu aussi bien être une autre blonde
Ça aurait pu aussi bien être un autre monde
 
C'était un amour à p'tit feu,
Un simple petit béguin
Un amour qui brûle à p'tit feu,
Pour tous les deux
Et qui, comme le soleil à l'ouest au fond des cieux,
S'éteint
 
Amour à p'tit feu
Ce que tu fumais ce jour là
C'était bien… chaud !
 
C'était un amour à p'tit feu,
Un simple petit béguin
Un amour qui brûle à p'tit feu,
Pour tous les deux
Et qui, comme le soleil à l'ouest au fond des cieux,
S'éteint

 

Traduction – Adaptation : Polyphrène & Michaël Midoun