"You are always on my mind!"

vendredi 23 septembre 2011

Jezebel






Sur une musique de Wayne Shanklin, Frankie Laine connut l’un de ses plus grands moments de gloire en chantant « Jezebel », avec toute l’emphase qui convient à un tel sujet, et avec toutes les inflexions et toute la force de sa voix.
Charles Aznavour en rédigea une version française, qu’il chanta à la perfection, mais qui fut aussi chantée avec succès par Edith Piaf (cf. ci-dessous un bref extrait, pour comparaison).
Comme c’est bien souvent le cas, la version française reste dans le ton de l’original mais les paroles s’en écartent notablement. Je me suis donc permis de tenter une traduction afin de donner à ce texte toute sa force évocatrice sur le thème de la « femme  fatale », séductrice mais démoniaque, irrésistible mais impitoyable. Il s’agit là d’un mythe aussi ancien de celui d’Eve, responsable du « péché originel ».
La Bible décrit la princesse phénicienne Jézabel comme séductrice et manipulatrice, et sa figure est devenue emblématique de l’apostasie et de l’immoralité.
De nombreuses chansons ont « exploité » ce mythe avec plus ou moins de succès et plus ou moins de finesse, versant parfois dans la caricature. Le « pauvre » homme se présente alors comme victime de la séductrice, et cette dernière porte donc toute la responsabilité de la faute. « Devil Woman » en est un exemple caricatural.
Quoique l’on puisse dire et penser de ces mythes, ils auront tout au moins inspiré des chansons « grandioses » !

Jézabel

Jézabel
Jézabel
S’il y eut jamais un démon
Sans cornes sur le front
Ce fut toi
Jézabel, ce fut toi

Un ange tomba du ciel
Jézabel
C’était toi
Jézabel, c’était toi

S’il y eut jamais des yeux qui
Promirent le paradis
Me trahissant, m’attristant
M’ôtant la joie
Jézabel, ce fut toi

Et du diable l’instrument
Pour l’homme et son tourment
Ce fut toi
Jézabel, ce fut toi

Il eut mieux valu
N’avoir jamais connu
Un amour tel que toi
Quittant mes rêves pour
Ton chant de sirène dans tes bras

D’amour comme du démon, possédé
Tu m’as constamment obsédé
Par un sort infernal
Ma mauvaise étoile
Ce fut Jézabel

S’il y eut jamais des yeux qui
Promirent le paradis
Me trahissant, m’attristant
M’ôtant la joie
Jézabel, ce fut toi

Et du diable l’instrument
Pour l’homme et son tourment
Ce fut toi
Nuit et jour, en tout temps
Jézabel, ce fut toi

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)


Version de Charles Aznavour (extrait)


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