"You are always on my mind!"

samedi 20 octobre 2012

Light As The Breeze









Ces yeux radieux comme des soleils, ces cheveux qui dansent et caressent, cette bouche qui s’entrouvre et sourit, et ces dents blanches qui mordent la vie…
Cette silhouette svelte qui ondule et se plie, puis bondit et s’éloigne à grands pas…
Ces jambes qui dessinent l’infini, ces pieds qui effleurent le sol…
Ces mains belles comme des ailes, si belles qu’on voudrait qu’elles se posent…
Cette voix, si pure et si douce,
Ce rire si clair et si tendre,
N’est-ce pas la source de l’amour, ce fleuve qui irrigue le cœur, emplit l’âme et tourmente le corps ?
N’est-ce pas la divinité qui subjugue,
Imposant désir et passion, dévotion et adoration.
Exigeant humilité, docilité, servilité.
Refoulant fatigue et raison pour l’espoir d’une guérison ?
Le corps enlace l’esprit et leur étreinte les unit dans la foi et l’espoir d’un regard.
Cette chanson est un de plus beaux exemples de la façon dont Léonard Cohen, par des évocations, citations, consonances et connotations, mêle spiritualité et sexualité, érotisme et religion, comme pour démontrer qu’il ne devrait y avoir d’autre dieu que l’amour.



Comme un Vent Frais

Elle se tient nue devant toi
Tu peux voir ça, tu peux goûter
Elle vient à toi comme un vent frais
Là, tu peux y boire, ou même y téter
Qu’importe ta façon d’adorer
Tant que tu restes
Agenouillé

Je me suis agenouillé là
Au delta, l’alpha et l’oméga
Où le berceau des mers et fleuves a creusé
Et, comme une bénédiction du ciel
Le temps d’un battement d’ailes
Je fus guéri et mon cœur
Apaisé

J’attendais ton baiser
Depuis si longtemps
Chérie, j’espérais un
Tel événement

Tu es faible, inoffensif
Tu dors sous le joug, en captif
Ce n’est pas vraiment la prison
Dans les arbres, le vent fort
Va souffler
Mais n’espère pas de pardon
Pour avoir perdu ton
Jeu de clefs

J’attendais ton baiser…

L’ombre descend et il neige
Chérie, je dois lever le siège
La rivière gèle partout
Je suis las de faire le beau
Et de courber le dos
J’ai trop vécu à genoux

Et elle danse ; c’est si gracieux
Ton cœur est dur et haineux
Et elle est nue
Pour te provoquer
Et tu renonces, dégouté
A ta haine, à ton amour, et
Elle vient à toi
Comme un vent frais

J’attendais ton baiser…

Il y a du sang sur chaque bracelet
Tu peux le voir et le goûter
Et c’est « S’il te plait !
Oh, s’il te plait »
Et elle dit « Bois, pèlerin, bois,
Mais il y a une femme, ne l’oublie pas
Sous ce beau
Chemisier doré »

Je me suis agenouillé là
Au delta, l’alpha et l’oméga
Comme un mystique, prosterné
Et, comme une bénédiction du ciel
Le temps d’un battement d’ailes
Je fus guéri et mon cœur
Apaisé

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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