dimanche 18 octobre 2009

Blue Eyes Crying In The Rain

In the twilight glow I see her
Blue eyes crying in the rain
When we kissed goodbye and parted
I knew we'd never meet again

Love is like a dying ember
Only memories remain
Through the ages I remember
Blue eyes crying in the rain

Now my hair has turned to silver.
All my life I've loved in vain.
I can see her star in heaven.
Blue Eyes Crying In The Rain.

Someday when we meet up yonder,
We'll stroll hand in hand again.
In a land that knows no parting-
Blue Eyes Crying In The Rain.

Blue eyes crying in the rain
Blue eyes crying in the rain
Blue eyes crying in the rain


Cette chanson, écrite par Fred Rose, fut d'abord chantée par Roy Acuff puis par Hank Williams, avant d'être reprise avec un immense succès par Willie Nelson. Le dernier regard, le dernier baiser, les derniers mots d'amour... Et puis le souvenir... Le souvenir de l'amour est comme une braise qui luit dans l'obscurité, dit la chanson, et notre regard ne peut s'en détacher. Notre âme poursuit, sauvagement, sa quête d'espoir quand notre raison s'y refuse. Notre cœur se réchauffe au rayonnement de cette braise que seule la nuit nous permet de voir. Fermant les yeux, sentant la chaleur des larmes couler sur nos joues, nous revoyons - nous revivons - les instants de bonheur, les peines, les joies, les troubles et les espoirs de la vie qui s'est achevée. Elle reste en nous. Nous lui parlons. Elle nous parle. Nos pensées, nos gestes, nos humeurs en sont imprégnés. Elle fait partie de nous, désormais, et sa vie se prolonge ainsi. ... et si j'ai de l'eau dans les yeux, c'est qu'il me pleut sur le visage... 

 

Ses Yeux Bleus Pleurant sous la Pluie

Dans l’ombre du soir, je voyais
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie ;
Je l’embrassais une dernière fois ;
Nous ne nous revîmes pas depuis.

L’amour ne laisse qu’un souvenir,
Comme une braise qui luit.
Dans mes rêves, je vois revenir
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Blancs comme neige sont mes cheveux ;
Mon cœur n’a connu que l’ennui.
Je vois son étoile dans les cieux,
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Mais, un jour, la main dans la main
Là-haut enfin réunis
Nous suivrons le même chemin
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.
Ses yeux bleus pleurant sous la pluie.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

lundi 5 octobre 2009

Help me make it through the night

Take the ribbon from your hair,
Shake it loose and let it fall,
Layin' soft upon my skin.
Like the shadows on the wall.

Come and lay down by my side
till the early morning light
All I'm takin' is your time.
Help me make it through the night.

I don't care what's right or wrong,
I wont try to understand.
Let the devil take tomorrow.
Lord, tonight I need a friend.

Yesterday is dead and gone
and tomorrow's out of sight.
And it's sad to be alone.
Help me make it through the night.

I don't care what's right or wrong,
I don't try to understand.
Let the devil take tomorrow.
Lord, tonight I need a friend.

Yesterday is dead and gone
and tomorrow's out of sight.
And it's sad to be alone.
Help me make it through the night.

I don't want to be alone.
Help me make it through the night.

 

Cette chanson poignante a été écrite par Kris Kristofersson, et chantée par de très nombreux autres artistes, parmi lesquels on peut citer Martina McBride, Conway Twitty, Elvis Presley, Joan Baez, Sammi Smith, Tammy Wynnette... et Willie Nelson, dont la version est peut-être la plus remarquable. L'angoisse de la solitude est parfaitement décrite, et la voix nasillarde et un peu geignarde de Willie Nelson la restitue extraordinairement. Quoiqu'on ait pu en dire ou en penser, l'être humain n'est pas fait pour la solitude, et les vrais bonheurs de la vie sont ceux que l'on peut partager. La communication qui naît de ce partage est en soi le plus grand bonheur. Dans un certain cadre, cela s'appelle l'Amour, mais, comme l'évoque cette chanson, le plaisir n'est alors pas l'essentiel. "Je ne prendrai que ton temps", précise l'auteur. Comme l'on voudrait retenir le temps, prolonger vers l'éternité ces instants où deux âmes se rejoignent ! "Retiens la nuit", chantait un autre...  

 

Aide-moi à franchir la nuit

Viens et dénoue tes cheveux,
Pour laisser ta chevelure
Venir glisser sur tes yeux
Comme l’ombre sur le mur.

Si près de moi tu t’étends
Jusqu’à l’heure où l’aube luit,
Je ne prendrais que ton temps.
Aide-moi à franchir la nuit.

Est-ce louable ou coupable ?
Je ne cherche pas à comprendre !
Laissons donc demain au diable ;
Ce soir je veux un cœur tendre.

Hier est mort et enterré,
Et demain au loin nous fuit ;
Seul, c’est triste à en pleurer ;
Aide-moi à franchir la nuit.

Est-ce louable ou coupable ?
Je ne cherche pas à comprendre !
Laissons donc demain au diable ;
Ce soir je veux un cœur tendre.

Hier est mort et enterré,
Et demain au loin nous fuit ;
Seul, c’est triste à en pleurer ;
Aide-moi à franchir la nuit.

Seul, c’est triste à en pleurer ;
Aide-moi à franchir la nuit.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

dimanche 20 septembre 2009

In The Mood (for Love)

Who's the lovin' daddy with the beautiful eyes
What a pair o' lips, I'd like to try 'em for size
I'll just tell him, "Baby, won't you swing it with me"
Hope he tells me maybe, what a wing it will be
So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

First I held him lightly and we started to dance
Then I held him tightly what a dreamy romance
And I said "Hey, baby, it's a quarter to three
There's a mess of moonlight, won't-cha share it with me"
"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

In the mood, that's what he told me
In the mood, and when he told me
In the mood, my heart was skippin'
It didn't take me long to say "I'm in the mood now"

In the mood for all his kissin'
In the mood his crazy lovin'
In the mood what I was missin'
It didn't take me long to say "I'm in the mood now"

So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

Who's the lovin' daddy with the beautiful eyes
What a pair o' lips, I'd like to try 'em for size
I'll just tell him, "Baby, won't you swing it with me"
Hope he tells me maybe, what a wing it will be
So, I said politely "Darlin' may I intrude"
He said "Don't keep me waitin' when I'm in the mood"

First I held him lightly and we started to dance
Then I held him tightly what a dreamy romance
And I said "Hey, baby, it's a quarter to three
It's a mess of moonlight, won't-cha share it with me"
"Well" he answered "Baby, don't-cha know that it's rude
To keep my two lips waitin' when they're in the mood"

 

 Sur une musique de Joe Garland, avec des paroles de Andy Razaf, ce thème emblématique du Jazz a été enregistré avec un immense succès par Glenn Miller en 1940. Les versions chantées sont nombreuses, probablement dominées par celle des Andrew Sisters. De fait, le thème musical est universellement connu, et fait partie des références majeures, de sorte que la découverte des paroles associées, à vrai dire un peu triviales, peut être déconcertante, alors que la célébrissime version de Glenn Miller n'est apparue qu'une décennie après les premières interprétations. La version des Andrew Sisters, chantée sur un tempo plus lent, et sur un ton léger, "colle" parfaitement au texte, alors que la version orchestrale de Glenn Miller, plus rapide, mais aussi, paradoxalement, plus mélancolique, crée une ambiance bien différente, plus "universelle", dans laquelle les paroles pourraient paraître incongrues. Certaines chansons représentent d'abord la mise en musique d'un poème. Georges Brassens a ainsi donné à des œuvres poétiques une nouvelle dimension en leur associant une mélodie parfaitement adaptée (par exemple "Les Passantes", d'André Pol, ou "Pensées des Morts", de Lamartine). Dans d'autres cas, des paroles sont "collées" à la mélodie qui pourrait aussi bien s'en passer... 

 

Disposée (à Aimer)

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien "M’offririez-vous cette danse ?"
En espérant qu’il réponde "Pourquoi pas ? Quelle chance !"
Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
"Il est bientôt trois heures", ai-je dit d’un ton léger.
"Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ?"
Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

Disposé, c’est ce qu’il me dit
Disposé, et quand il le dit
Disposé, mon cœur explosait
Je pus dire bientôt : "Je suis aussi disposée".

Disposée pour tous ses baisers
Disposée, son cœur embrasé
Disposée, désir attisé
Je pus dire bientôt : "Je suis aussi disposée".

Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

Qui est ce charmant petit père, aux yeux merveilleux,
Et de si belles lèvres que j’essaierais bien, mon Dieu ?
Je lui dirais bien "M’offririez-vous cette danse ?"
En espérant qu’il réponde "Pourquoi pas ? Quelle chance !"
Je lui dis poliment "voudrais-tu m’excuser".
Il dit "Ne m’fais pas attendre quand je suis disposé".

Je le serrais doucement pendant la première danse,
Puis j’ai serré plus fort en rêvant de romance.
"Il est bientôt trois heures", ai-je dit d’un ton léger.
"Un si beau clair de lune – Veux-tu le partager ?"
Il répondit "Poupée, c’est me brutaliser
De faire attendre mes lèvres quand elles sont disposées".

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)


samedi 19 septembre 2009

Before The Next Teardrop Falls

 


If he brings you happiness
Then I wish you all the best
It's your happiness that matters most of all
But if he ever breaks your heart
If the teardrops ever start
I'll be there before the next teardrop falls

Though it hurts to let you go
Darling I want you to know
That I'll stand by you if ever you should call
And if I should ever hear
That he made you shed a tear
I'll be there before the next teardrop falls

Si te quiere de verdad,
Y te da felicidad,
Te deseo lo mas bueno pa' los dos.
Pero si te hace llorar,
A mi me puedes hablar.
Y estare contigo cuando triste estas.

I'll be there any time
You need me by your side
To dry away
Every teardrop that you cried

If he ever leaves you blue
Just remember I love you
I'll be there before the next teardrop falls
Yes I'll be there
Before the next teardrop falls


 

Très typique de l'humeur Country, cette chanson de Freddy Fender décrit la pose de l'amant trahi mais digne, qui cède la place à son rival mais n'attend qu'une occasion pour revenir auprès de l'élue de son cœur... Le répertoire Country comporte de nombreuses variantes de ce thème, sur des tons et selon des humeurs divers, depuis le "Divorce me C.OD." de Merle Travis jusqu'au "Funny how time slips away" de Willie Nelson. 

 

Avant que tombe la seconde larme

S’il t’apporte le bonheur,
Je vous souhaite le meilleur,
Car ton bonheur compte plus que tout pour moi ;
Mais si jamais il brise ton cœur,
Je serai là si tu pleures,
Avant que tombe la seconde larme, près de toi.

Je souffre de te voir partir,
Mais, chérie, je dois te dire :
Quoiqu’il arrive, sois sûre que je serai là
Si tu es dans le malheur,
Si jamais j’entends tes pleurs,
Avant que tombe la seconde larme, près de toi.

Si te quiere de verdad,
Y te da felicidad,
Te deseo lo mas bueno pa' los dos.
Pero si te hace llorar,
A mi me puedes hablar.
Y estare contigo cuando triste estas.

Je serai là chaque fois
Que tu auras besoin de moi,
Et j’essuierai
Chaque larme que tu auras pleurée.

S’il te pose des problèmes,
Souviens toi que je t’aime.
Avant que tombe la seconde larme, je serai là,
Oui, je serai là,
Dès la première larme, près de toi.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)