"You are always on my mind!"

dimanche 29 novembre 2009

Donna, Donna


On a waggon bound for market
there's a calf with a mournful eye.
High above him there's a swallow,
winging swiftly through the sky.

How the winds are laughing,
they laugh with all their might.
Laugh and laugh the whole day through,
and half the summer's night.
Donna, Donna, Donna, Donna; Donna, Donna, Donna, Don."
[...]




Wikipédia nous apprend que cette magnifique chanson a été écrite en Yiddish pour la comédie musicale "Esterke" en 1940 (paroles de Aaron Zeitlin et musique de Sholom Secunda) avant de connaître un gigantesque succès grâce à la voix si pure, si parfaite et si chaude de Joan Baez. La version française que j'en donne ici est réalisée à partir de la traduction anglaise de Kevess & Schartz, telle qu'elle fut chantée par Joan Baez.
Cette chanson, écrite par des juifs à l'époque du nazisme, fut adoptée un peu comme un emblème par les milieux socialistes, et, considérée alors comme une sorte d'hymne communiste, elle fut, par exemple, interdite sur les ondes en Corée du Sud.
Cette chanson a été traduite dans de nombreuses langues, mais la version française chantée par Claude François n'a pas grand chose à voir avec l'original. Je ne regrette donc pas d'avoir tenté, maladroitement, ma propre traduction.


Donna, Donna

Dans le camion qui mène à l’abattoir
Un veau meuglait son désespoir.
Au dessus de lui, très haut dans le ciel,
Virevoltait une hirondelle.

Et le vent riait, riait
A gorge déployée
Et rit, se moquant de lui
Jusqu’au bout de la nuit.
Donna, Donna, Donna, Donna; Donna, Donna, Donna, Don.
Donna, Donna, Donna, Donna; Donna, Donna, Donna, Don.

« Cesse donc de te plaindre » lui dit le fermier,
« D’être un veau qui t’a conseillé ?
Que n’as-tu des ailes pour voler au ciel,
Libre et fier comme une hirondelle ? »

« Les veaux se laissent sans même se révolter
Atteler et puis immoler,*
Mais quiconque aime la liberté
Comme l’hirondelle veut s’envoler. »

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

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