"You are always on my mind!"

dimanche 13 juin 2010

Dance Me to the End of Love

Dance Me to the End of Love

Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic 'til I'm gathered safely in
Lift me like an olive branch and be my homeward dove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Oh let me see your beauty when the witnesses are gone
Let me feel you moving like they do in Babylon
Show me slowly what I only know the limits of
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
[...]




Voici l'une des chansons les plus connues de Léonard Cohen, et parmi les plus caractéristiques, avec une mélodie insistante et des paroles auxquelles chacun peut donner le sens qu'il perçoit, mais sur lesquelles l'auteur s'est lui-même un peu expliqué, en évoquant les prisonniers que l'on forçait à jouer de la musique classique, dans certains camps d'extermination nazis, pendant le massacre de leurs camarades. Léonard Cohen souligne que toute passion, de la plus grande et la plus noble à la plus abjecte, consume son objet.
Graeme Allwright en a rédigé et chanté une très belle adaptation, de sorte que j'ai longtemps laissé de côté cette chanson avant de céder à la tentation de m'essayer à la traduire à mon idée, de façon indépendante.
Merci de bien vouloir pardonner ce qui pourrait paraître présomptueux, mais n'est inspiré, en fait, que par ma propre passion pour cette chanson (en espérant n'avoir pas tout consumé ainsi).


Danse-moi vers la fin de l’amour

Danse-moi vers ta beauté avec un violon brûlant
Danse-moi dans la panique vers un refuge rassurant
Prends-moi pour branche d’olivier, ma colombe du retour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour

Oh, laisse-moi voir ta beauté quand il n’y a plus personne
Et te sentir bouger comme on fait à Babylone
Révèle-moi ce dont je ne connais que les contours
Danse-moi vers la fin d’ l’amour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour

Danse-moi jusqu’au mariage, danse-moi constamment
Danse-moi avec ta tendresse, et danse-moi pour longtemps
Nous sommes tous deux sous notre amour, et dessus tour à tour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour

Danse-moi vers les enfants qui demandent à être nés
Danse-moi par les rideaux que nos baisers ont ruinés
Dresse-moi un abri de toile aux fils tous sectionnés
Danse-moi vers la fin d’ l’amour

Danse-moi vers ta beauté avec un violon brûlant
Danse-moi dans la panique vers un refuge rassurant
Touche-moi à main nue ou bien touche moi avec ton gant
Danse-moi vers la fin d’ l’amour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour
Danse-moi vers la fin d’ l’amour

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

2 commentaires:

  1. C'est juste parfait ! je lis et la musique envahit mon esprit, comme si j'étais capable de chanter. Et surtout, surtout, je redécouvre la chanson originale en la trouvant encore plus belle, plus émouvante.
    ça vaudrait la peine d'éditer ces traductions, non ?
    lesperluette

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  2. "Dresse-moi un abri de toile aux fils tous sectionnés"

    J'ai moi-même travaillé sur la traduction de cette chanson, et ce vers est une métaphore de gens qui ont fait l'amour dans des draps, et maintenant, tous les fils sont tordus, c'est-à-dire que les draps sont froissés, mais on en fait un abri. Même chose pour le vers précédent, je verrais davantage des étoffes que des rideaux, car il s'agit de draps.

    Sinon, nos traductions ont beaucoup en commun, mais j'ai préféré "Danse-moi à la fin de l'amour" qui permet d'éviter les élisions des articles. Je peux partager ma version par courriel, si cela présente un intérêt.

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