"You are always on my mind!"

samedi 15 septembre 2012

On That Day











Sur l’album “Dear Heather”, paru en 2004, figure “On That Day".                          

Léonard Cohen, d’une voix grave et sombre, y évoque ce jour de septembre 2001 – il y a onze ans -  où le monde, horrifié et fasciné, vit s’effondrer le symbole d’une certaine Amérique.
Ce jour là, des milliers de personnes furent sacrifiées au nom d’un Dieu que les terroristes prétendaient ainsi honorer.
Mais quel est ce Dieu qui réclame des sacrifices humains ?
Et quels sont ces hommes d’un tel orgueil qu’ils se croient le bras armé de leur Dieu ?
Si ce Dieu est grand et tout puissant, ne faut-il pas s’en remettre à son jugement et sa justice ?
S’il y a un Dieu, un seul,
Pourquoi ses fidèles s’entretuent-ils ?
S’il est bon, juste et miséricordieux
Pourquoi la foi suscite-t-elle la haine ?
S’il a « créé les hommes à son image »,
Pourquoi le défigurent-ils ?
Ou n’est-ce pas là, comme le dirait Brassens, la « preuve, peut-être bien, de (son) inexistence » ?
Léonard Cohen ne pose pas ici ces questions. Il souligne simplement, dans de telles circonstances, que chacun doit, à sa place, à sa mesure, « faire son devoir ».

Le problème est que chacun a une notion particulière de son « devoir ». Le terrible attentat du 11 septembre a « blessé New York », l’Amérique, et le monde. Il a provoqué les réactions que tout acte terroriste cherche à provoquer : l’horreur, et sa fille : la haine. Comment, en effet, rallier les foules à la cause d’une minorité : frapper les esprits si fortement qu’ils en perdent le discernement, et considèrent comme ennemis tous ceux qui ont avec les terroriste quelque point commun : la couleur de la peau, la tenue vestimentaire, la religion, la langue ou les coutumes…
Dès lors la haine répond à la haine.
Et les haïs haïssent.
Et la mort triomphe.
Et leur Dieu est la première victime.

Pour ma part, je ne veux garder qu’une image de ce terrible événement : tout en haut de l’immeuble en flammes, poussées par l’incendie qui faisait rage, deux personnes sautant dans le vide en se tenant par la main.
Seul l’amour qui les accompagnait dans leur chute a survécu.




Ce Jour Là

Certains disent même
Que nos maux répondent
A tous nos blasphèmes
Nos crimes dans le monde

J’en ignore tout
Je tiens juste le fort
Du jour où
Ils blessèrent New York

Ils disent « Ça fait
Des siècles qu’on abhorre
Vos femmes dévoilées
Vos esclaves, votre or »

J’en ignore tout
Je tiens juste le fort
Mais dis, entre nous
J’ n’en f(e)rai pas une affaire

As-tu craqué ou
Fis-tu ton devoir
Ce jour où
Ce jour où
Ils blessèrent New York

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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