"You are always on my mind!"

vendredi 6 mars 2009

Country Boy


"Country boy, ain't got no shoes
Country boy, ain't got no blues
Well, you work all day while
You're waitin' to play In
the sun and the sand,
With a face that's tan
But at the end of the day, when your work is done
You ain't got nothin' but fun"
[...]





Johnny Cash nous ressert le thème éternel du petit paysan insouciant, qui ne connait pas les angoisses et les peines du citadin.

"O Fortunatos Nimium, Sua Si Bona Norint, Agricolas", disait déjà Virgile, il y a quelque temps...

Il reste permis de douter de la qualité idyllique de la vie des agriculteurs écrasés par les charges et contraints de vendre à perte leurs produits à des systèmes de distribution toujours plus exigeants... sans parler des malheureux qui s'échinent à retourner un sol brûlé dans les pays ravagés par la guerre et soumis aux rigueurs d'un climat impitoyable.

Le contact avec la nature est pourtant ce qui fait défaut à la plupart d'entre nous, enfermés dans un monde de plus en plus artificiel, qui va jusqu'à créer des besoins artificiels !


P’tit Paysan

P’tit paysan, tu vas nu pieds,
P’tit paysan, sans te soucier.
Toute la journée
Tu passes à retourner
La terre et t’échiner,
Visage basané,
Mais à la fin de la journée,
Boulot terminé,
Tu peux jouer ou flâner.

P’tit paysan, ton chien facétieux
Niche dans l’arbre creux.
Il accourt, tout joyeux
Dès que tu prends ton vieux
Fusil et, tous les deux,
Vous guettez la queue
D’un lapin malchanceux.
En pot-au-feu,
Il sera délicieux.

P’tit paysan, tu n’connais pas l’angoisse ;
P’tit paysan, Je voudrais être à ta place.

P’tit paysan, en bonne santé,
P’tit paysan, pas endetté,
Tu ramasses un p’tit ver
Au bord de la rivière ;
Tu l’accroches à l’hameçon
Pour taquiner le poisson ;
Tu attends et si tout se passe bien,
Y aura d’la friture demain.

P’tit paysan, tu n’connais pas l’angoisse ;
P’tit paysan, Je voudrais être à ta place.

P’tit paysan, tu dois travailler,
P’tit paysan, à peine éveillé.
Il faut semer le grain,
Désherber le terrain,
Et il y a plus d’un rang
A sarcler dans le champ.
Après ta journée,
Boulot terminé,
Tu peux te déchaîner.

P’tit paysan, t’es comme un roi ;
P’tit paysan, j’aimerais qu’tu sois moi,
Et qu’je sois toi.

(Traduction : Polyphrène)

2 commentaires:

  1. Merci pour la traduction, elle est remarquable, mais le commentaire ne me paraît pas pertinent. Si j'ai bien compris votre propos, je crois que vous faites un contre-sens, la chanson n'est pas une évocation idyllique de la vie à la campagne, c'est une évocation idyllique de l'enfance : Country boy, c'est Johnny Cash enfant avant que la mort de son frère ne l'expulse de son innocence définitivement, et ce n'est pas le citadin angoissé qui chante "country boy, ain't got no blues", c'est l'homme mûr qui se souvient. Le père de Johnny Cash était l'un de ses fermier chassés de leur terre durant la grande dépression, Johnny a commencé à travailler aux champs à l'âge de 5 ans, il était "water boy"; à 7 ans, il était assez grand pour cueillir le coton. La pêche était sa principale distraction, la chasse aussi mais beaucoup moins, les cartouches sont trop chères pour être confiées à un gamin, et si le country boy "ne doit pas de facture", c'est son père qui est endetté. La ferme de Ray Cash ne sortira jamais de la pauvreté.

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  2. Bonjour - encore moi.
    Que signifie - littéralement - le dernier ver du dernier couplet "There's a lot if life in you " ? Que vient faire if (si) au milieu de la phrase ?
    Changement de sujet : un commentaire quant à la mission impossible que vous vous êtes prescrit : le génie des deux langues est tellement éloigné (quasiment opposé si cette idée à un sens pour un objet culturel)que l'objectif : une traduction qui respecte le sens, le rythme et la couleur de l'original, est un graal hors d'atteinte. donc, respect !

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