vendredi 12 septembre 2014

Coming of the Roads

Now that our mountain is growing










Cette chanson de Billy Edd Wheeler a d’abord été popularisée par Judy Collins (photo) puis superbement reprise par Peter Paul and Mary. Elle décrit avec amertume les « effets secondaires » de ce que l’on appelle « le progrès », qui bouleverse le cadre de vie, dégrade l’environnement, mais peut aussi altérer les relations sociales et amicales. L’érosion inexorable de l’espace naturel par les activités humaines a atteint un tel stade que les dégâts apparaissent désormais irréversibles. Combien de temps pourrons-nous préserver le peu de nature sauvage qui reste encore sur cette terre ? Combien de temps, ensuite, pourrons-nous en conserver le souvenir ? Que pourront encore voire nos enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants ? Que deviendra l’humanité si la nature lui est entièrement assujettie ?
ALN

P.S. : Un grand merci à Jean Lapierre qui me signale la très belle adaptation d'Anne Vanderlove



L’Arrivée de la Route

Notre montagne est envahie
De gens en quête de richesse
Mais toi, pourquoi es-tu parti(e)
Me laissant seul(e) dans la détresse ?
Nous cherchions les fraîches cavernes
Au fond de notre forêt
Puis virent la route et la taverne
Ton nouvel amour, on dirait

J’avais toi et la nature
Je n’ai plus que ces routes
Je ne peux que blâmer pour ton départ
L’arrivée, l’arrivée de la route

Regarde comme ils ont détruit
Nos séquoias les plus vieux
Et les collines sont souillées de cambouis
Leur fumée obscurcit les cieux

Tu maudissais ces audacieux
Qui pillaient notre sous-sol
Désormais, tu adores de nouveaux dieux
Et te voilà pris dans leur farandole

Je louais Dieu pour mon trésor
Qui rouille et me dégoûte
Je ne peux que blâmer pour ton départ
L’arrivée, l’arrivée de la route

Je louais Dieu pour mon trésor
Quia rouille et me dégoûte
Je ne peux que blâmer pour ton départ
L’arrivée, l’arrivée de la route

Je ne peux que blâmer pour ton départ
L’arrivée, l’arrivée de la route


(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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