"You are always on my mind!"

samedi 8 juin 2013

Steel Rail Blues












L’aventurier solitaire, errant jusqu’au bout de la terre…
La galère, la misère, prix de la liberté…
Un monde hostile où survivre est un exploit…
Et le souvenir d’un amour, ou simplement d’un rêve ?
Et le chemin de fer qui transporte ce rêve entre ailleurs et partout, entre passé et futur, entre jamais et toujours…
Et puis les vieux démons aux voix contradictoires, du jeu et de l’alcool, et des fausses passions.
La fuite du bonheur, poursuivi par la peur de se voir tel qu’on est, de devoir assumer.
Et l’on préfère le rêve à la réalité, poursuivant ses chimères, fuyant par lâcheté, confondant solitude avec liberté, et préférant souffrir plutôt que partager.
Ce sont les fondements même de la « Country » que chante avec brio Gordon Lightfoot : une vision sombre, presque désespérée, de tout ce qui fait l’homme, et de sa destinée. Des clichés ? Sans doute. Des thèmes mille fois repris, des sujets ressassés.
Mais c’est un vrai roman qu’il nous raconte ici, décrivant une scène quasi cinématographique, jusqu’au dernier tableau avec, à l’arrière-plan, le train qui s’éloigne, laissant l’aventurier à ses rêves, et emportant l’espoir.


Le Blues du Chemin de Fer

Hier soir, au courrier, j’ai pu lire
La lettre d’une fille qui a pris le temps d’écrire
Pour dire à son chéri de revenir
Grâce au ticket de train qu’elle m’envoie
Elle veut me serrer dans ses bras
Le chemin de fer
Va me ramener vers
L’amour de ma vie

Ça fait longtemps que je suis là
Sans pouvoir trouver d’endroit qui soit chez moi
Sans un vrai lit pour coucher sous un vrai toit
On m’a lâché, on m’a braqué
Dans la boue, on m’a trainé
Le chemin de fer
Va me ramener vers
L’amour de ma vie

Ooooh oooo oo whu hu hoo
Ooo ooo ooo ooo ooo ooo oo

Le soir venu, seul et mortifié
J’ai parcouru les rues des vieux quartiers
Et pas un seul ami à qui me confier
Même ma vieille bagnole rouillée
M’a lâché, donc je vais à pied
Le chemin de fer
Va me ramener vers
L’amour de ma vie

Je vois, au delà des plaines, à l’horizon
Ramper la locomotive et ses wagons
J’y monterai pour rentrer à la maison
Ça fait longtemps que je n’ai pas
Partagé un repas
Le chemin de fer
Va me ramener vers
L’amour de ma vie

Ooooh oooo oo whu hu hoo
Ooo ooo ooo ooo ooo ooo oo

Et me voilà, mon chapeau à la main
A jouer l’auto-stoppeur. Prendrez-vous enfin
Ce pauvre garçon qui a manqué son train ?
En ville, pour une dernière tournée
Au poker j’ai perdu mon ticket
Le chemin de fer
Ne me ramèn’ pas vers
L’amour de ma vie

Ooooh oooo oo whu hu hoo
Ooo ooo ooo ooo ooo ooo oo

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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