"You are always on my mind!"

mardi 24 décembre 2013

Powdered Ground





 










Quand la mémoire se couvre des sédiments du temps,
Quand un manteau étouffe le bruit des sentiments,
Quand le froid s’insinue et fige la pensée,
Quand le présent hésite : ou futur, ou passé ?
Tout ce qui nous est cher disparaît peu à peu
Et demain, doucement, s'estompe à nos yeux,
Mais, parfois, la tempête vient dégager les cieux,
Les flocons sont chassés par un vent vigoureux
Et le sol apparaît, tourmenté, torturé.
Les souvenirs perdus mais si bien conservés
Resurgissent alors, révélant les pensées
Que l’on aurait pu croire enfouies à jamais
Progressant prudemment sur cet étroit sentier
L’âme chemine alors, cherchant la vérité
Sous chacun des cailloux que la douleur désigne
Comme les souvenirs qui sont autant de signes
De malheurs oubliés, souffrances évitées
De bonheurs négligés, remords ou regrets
De ce qui, désormais, est à jamais perdu
Qu’on aurait voulu vivre, et qu’on n’a pas vécu.
Mais, parfois, le sentier nous amène en des lieux
Inconnus, surprenants, où brûle encore le feu
Qui ranime notre âme et ravive l’amour
Et la force et l’envie de vivre chaque jour
Riche de nos erreurs, et maître de nos peurs
Fidèle à notre cœur, pour suivre le bonheur.

Sur cet étroit chemin, Agnes Obel, par cette douce et étrange chanson, nous guide et nous appelle à marcher prudemment.
ALN


Sur La Poudreuse

Futur et passé, tout, comme la neige, fond
Nous reprenant tout ce que nous ignorions
Sur c(e) qui nous est cher, tombent de fins flocons
Nous refoulant vers où ? Jamais ne le saurons

Brise pas tes reins en chemin
Brise pas tes reins en chemin
Brise pas tes reins en chemin
Brise pas tes reins en chemin

Je laisserai ce blizzard chasser les flocons
De ces lieux inexplorés qu’ils découvriront

Brise pas tes reins en chemin
Brise pas tes reins en chemin


(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

1 commentaire:

Vous avez la parole :