"You are always on my mind!"

jeudi 6 novembre 2014

I Was Raised In Babylon








Cette chanson écrite par Cat Stevens / Yusuf Islam figure sur son dernier album « Tell’Em I’m Gone », qu’il place sous le signe du Rhythm & Blues, influence musicale majeure pour lui et sa génération, et qu’il considère comme l’expression artistique de la lutte pour la liberté. Ce sont donc les pauvres, les opprimés, les esclaves, qu’il met en scène dans les chansons de cet album, soit par des textes de sa plume comme celui-ci, soit par des reprises comme « Big Boss Man » ou « Tell’Em I’m Gone (Take This Hammer »). Le texte de « I Was Raised in Babylon » est particulièrement intéressant, car il met en perspective géographique et historique (avec quelques approximations) les différentes cultures et religions, chacune se présentant comme unique détentrice et gardienne de LA vérité, mais étant balayée, tôt ou tard, par le vent de l’histoire. Connaissant l’évolution spirituelle de l’auteur, et l’utilisation actuelle de la religion dans les conflits armés et le terrorisme qui déchirent l’humanité, cette relativisation est pertinente, et l’on ne peut que souhaiter que l’auteur – et ses auditeurs – suivent ce chemin jusqu’au bout pour parvenir à la conclusion salvatrice : le doute, sur lequel peut fleurir l’intelligence et peut murir la tolérance.
ALN


J’ai Grandi à Babylone

Nos grands prêtres à Babylone
Au culte du soleil voulaient qu’on s’adonne
Oh ! Nous sommes-nous trompés ?
On nous disait civilisés – Ces temps sont passés

Du Pharaon j’étais gardien
Lui offrant femmes et vin
Seigneur ! Où donc est Ra ?
Nous l’appelions le très haut – Mais la vague l’emporta

C’est en Terre Sainte que je suis né
On me dit que Dieu nous l’a donnée
Oh ! D’où viennent les autres, alors ?
Je nous croyais le peuple élu – J’ai dû faire erreur

J’aimais marcher pour le Sultan
Et son turban de diamants
Puis le monde fut plus fort
De Dieu il lâcha la corde – pour une poignée d’or

Sur l’Empire que je servais
Jamais soleil ne couchait
Oh ! C’est bien passé
Croyant nos peaux blanches invulnérables – nous fûmes brûlés

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

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