"You are always on my mind!"

samedi 29 mai 2010

Springtime in Alaska

Springtime in Alaska

Mushed from Point Barrow thru a blizzard of snow
Been out prospectin' for two years or so
Pulled into Fairbanks the city was a boom
So I took a little stroll to the Reddog Saloon.

As I walked in the door the music was clear
The purtiest voice I had heard in two years
The song she was singin' made a man's blood run cold
When It's Springtime In Alaska, it's forty below.

[...]



Cette chanson de Tillman Franks et Johnny Horton, qui figure aussi au répertoire de Johnny Cash, est très "visuelle". La description du chercheur d'or qui rentre, hirsute, après deux ans d'errance dans le grand Nord, est très évocatrice. On imagine aisément l'ambiance du "saloon" et la belle Eskimo à la voix claire et pure, et la danse tout autour de la salle enfumée.
En outre, cette chanson cite deux points remarquables :
Point-Barrow est la ville la plus au Nord de tout les Etats-Unis, à 515 km au Nord du cercle arctique.
La température de -40° est celle à laquelle les deux échelles (Celsius et Fahrenheit) coïncident (-40°C = -40°F). Ceci dit, la chanson comporte une petite exagération, car la température moyenne en avril est de l’ordre de –22°C (seulement). Néanmoins, avec le « facteur vent », cela reste réaliste.
Les villes d’Alaska comme Fairbanks ont connu une vague d’expansion à la suite de la découverte de gisements d’or, qui ont attiré les prospecteurs et aventuriers comme le héros de la chanson. Aujourd’hui, c’est l’or noir qui constitue la principale richesse.
Il reste encore un « Saloon du Chien-Rouge » (Red-Dog Saloon), non pas à Fairbanks, mais à Juneau, avec un décor parfaitement préservé.


Alaska au Printemps

Rentrant de Point Barrow dans la neige et le vent
Où j’avais prospecté durant près de deux ans
J’arrivais à Fairbanks ; la ville n’était qu’un bouge
Alors je m’aventurais jusqu’au bar du Chien-Rouge

En franchissant le seuil, avec la musique
Une voix si pure qu’elle paraissait magique
Chantait une chanson à vous glacer le sang
« A moins quarante en Alaska, c’est un beau printemps »

(« A moins quarante en Alaska, c’est un beau printemps »)

C’était Lilly-la-rousse dont la voix m’accueillait
J’entrais en essuyant la neige sous mes pieds
Je rejoignais celle qui chantait son couplet
Nous fîmes le saut Eskimo dans une danse endiablée

Le pas du caribou, le baiser de l’ours, et
Tandis que sur des peaux de Kodiak*, on dansait
Elle chantait son refrain à vous glacer le sang
« A moins quarante en Alaska, c’est un beau printemps »

Naïf que j’étais, alors que je dansais
J’ignorais qu’ le gros Ed était son fiancé
Il sortit son couteau, le lança vivement
Je serai six pieds sous terre quand viendra le printemps.

(Traduction - Adaptation : Polyphrène) 

* Kodiak : Une espèce d'ours brun d'Alaska, mais aussi la ville de Kodiak, grande île du sud de l'Alaska. Ses tapis en peau de Kodiak sont célèbres. Les singularités ethnologiques des populations amérindiennes "Koniagas" sont tout aussi intéressantes.

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