"You are always on my mind!"

vendredi 13 février 2009

The Devil Went Down to Georgia


The devil went down to Georgia, he was looking for a soul to steal.
He was in a bind 'cos he was way behind: he was willin' to make a deal.
When he came across this young man sawin' on a fiddle and playin' it hot.
And the devil jumped upon a hickory stump and said: "Boy let me tell you what:
"I bet you didn't know it, but I'm a fiddle player too.




Un monument de la Country Music, cette chanson de Charlie Daniels est tout à fait réjouissante, non seulement par la malice du thème, très classique (le virtuose qui relève le défi du démon), mais aussi et surtout par ses intermèdes musicaux qui permettent aux violonistes de faire un véritable concours de virtuosité.

La première partie est récitée, généralement non chantée, mais un peu scandée (les "rappeurs" n'ont pas tout inventé !), tandis que la deuxième partie est chantée, en alternance avec des intermèdes joués au violon avec une rapidité et une dextérité proprement diaboliques.

Les thèmes musicaux que Johnny est supposé jouer sont listés avec des titres qui ont largement prêté à discussion, car sans doute en partie dictés par la rime, et que j'ai donc adaptés plus que traduits.

A noter une version originale et très intéressante : Jerry Reed et Chet Atkins (roi du "picking") faisant un concours de virtuosité non pas au violon (comme dans les autres versions) mais à la guitare !


Le Diable est venu en Géorgie

Le diable est v’nu en Géorgie ; il cherchait une âme à chaparder.
Il était coincé : le compte n’y était pas ; il était prêt à marchander.
Quand il rencontra ce jeune gars et son archer bondissant, il s’avança.
Le diable sauta sur le tronc d’un noyer et lui dit : « Mon gars, écoute ça »
« Je parie que tu n’sais pas : je joue du violon aussi,
Et si tu veux tenter ta chance, je propose un pari.
Tu es un violoniste formidable, mais donne son dû au diable.
Je parie ton âme contre un violon en or, car je suis sûr d’être imbattable ».
Le gars dit « J’ m’appelle Johnny, et même si c’est péché,
Je prends le pari. Tu le regretteras : je suis le meilleur, sans tricher.


Vas-y, Johnny, lève ton archer, fait le jouer au mieux,
Car les portes de l’enfer s’ouvrent et le diable est sérieux,
Et si tu es plus fort, tu gagnes ce fabuleux violon,
Mais si tu perds, ton âme est au démon.

Le diable ouvrit son écrin et dit : « Je vais commencer »
Le feu jaillit du bout de ses doigts enduisant son archer.
Il le fit glisser sur les cordes avec des sifflements d’enfer.
Ca donnait à peu près ceci quand les démons entonnèrent.
Quand le diable eut fini, Johnny dit : « Bon, mon vieux, tu es doué,
Mais si tu veux bien t’asseoir là, je vais te montrer comment jouer ».

Au feu, au feu, les pompiers.
Le diable et les portes du pénitencier.
Les poussins picorent dans la boîte à pain.
Mammy, mord-il, ton chien ?
Non, Voyons !

Le diable baissa la tête, sachant que c’était fini,
Et il posa le violon en or aux pieds de Johnny.
Johnny dit : « Eh, diable, reviens donc quand tu veux te mesurer à moi,
Je t’avais dit, fils de garce, je suis le plus adroit. »

Et il joua : Au feu, au feu, les pompiers.
Le diable et les portes du pénitencier.
Les poussins picorent dans la boîte à pain.
Mammy, mord-il, ton chien ?
Non, Voyons !

(Traduction : Polyphrène)

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