"You are always on my mind!"

vendredi 3 février 2012

Fingerprints









Fingerprints” figurerait sans surprendre dans une compilation de musique Country, tant par son orchestration que par la vivacité de sa mélodie. C’est pourtant bien une chanson de Léonard Cohen, et elle porte clairement, sinon ses empreintes digitales, du moins sa signature, par un texte qui pousse la métaphore jusqu’au surréalisme.
On pourrait en faire un résumé sommaire et dire que l’amour fusionnel aboutit à la perte d’identité, mais ce que chante Léonard Cohen est beaucoup plus subtil, évoquant l’asymétrie des relations humaines, et leur dévalorisation lorsqu’elles s’inscrivent dans un cadre conventionnel, par exemple lorsque l’on grave son nom « au bas d’un parchemin ». C’est là l’un des paradoxes de l’amour, qui ne fleurit vraiment que dans la confiance, mas s’étiole dans la certitude.



Mes Empreintes (digitales)

J(e)’ t’ai touchée une fois de trop
Et je n(e)’ sais plus qui je suis
Car mes empreintes digitales
S’effacent des doigts que j’essuie

Je les ai appelées tout(e)’ la nuit
Sans qu’elles me prennent au sérieux
La dernière fois que je les vis
Elles glissaient dans tes cheveux

Mes empreintes, mes empreintes
Où êtes-vous donc, mes empreintes ?

Je pensais partir ce matin
Alors, j’ai vidé ton tiroir
Et ce sont cent mille empreintes que
Sur le sol j’ai vu choir

Tu n(e)’ t’es pas arrêtée pour les ramasser
Perdre n’est pas ton souci
Tu ne sais sans doute même pas
Quelles empreintes sont à qui

Mes empreintes, mes empreintes
Où êtes-vous donc, mes empreintes ?

Maintenant, tu veux m’épouser
Vers l’autel, tu veux t’avancer
Sous une pluie de confettis d’empreintes
C(e)’ n’est pas mon genre, tu sais

Bien sûr, j’aimerais t’épouser mais
Je n(e)’ me vois pas au bras
D’une fille qui m’a connu quand
J’avais mes empreintes aux doigts

Mes empreintes, mes empreintes
Où êtes-vous donc, mes empreintes ?

Mes empreintes, mes empreintes
Où êtes-vous donc, mes empreintes ?

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Vous avez la parole :