mercredi 21 janvier 2009

Last Year's Man

The rain falls down on last year's man,
That's a jew's harp on the table, that's a crayon in his hand.
And the corners of the blueprint are ruined since they rolled
Far past the stems of thumbtacks that still throw shadows on the wood.
And the skylight   is like skin   for a drum I'll never mend
And all    the rain    falls down Amen
On the works of last year's man.

I met a lady, she was playing   with her soldiers in the dark
Oh one by one she had to tell them that her name was Joan of Arc.

I was in that army,   yes I stayed a little while;
I want to thank you, Joan of Arc,
For treating me so well.

And though I wear a uniform   I was not born to fight;
All these wounded boys you lie beside, goodnight, my friends, goodnight.

I came upon a wedding   that old families had contrived;
Bethlehem the bridegroom,   Babylon the bride.
Great Babylon was naked,   oh she stood there trembling for me,
And Bethlehem inflamed us both   like a shy one at some orgy.

And when we fell together   all our flesh was like a veil
That I had to draw aside to see the serpent eat its tail.

Some women wait for Jesus,   and some women wait for Cain
So I hang upon my altar   and I hoist my axe again.
And I take the one who finds me   back to where it all began
When Jesus was the honeymoon   and Cain was just the man.
And we read from pleasant Bibles   that are bound in blood and skin
That the wilderness is gathering all   its children back again.

The rain falls down on last year's man,
An hour has gone by   and he has not moved his hand.
But everything will happen   if he only gives the word;
The lovers will rise up   and the mountains touch the ground.
But the skylight is like skin   for a drum I'll never mend
And all the rain falls down amen
On the works of last year's man.


Qui d'autre que Léonard Cohen pourrait avoir rédigé ce texte, écrit cette mélodie lancinante, et chanter cela d'une voix gutturale pour créer une atmosphère d'ombre et de mystère ? Le mystère est épais, en effet, et la traduction n'en est que plus difficile. Le sens étant obscur, chaque mot est supposé avoir un sens, et la traduction se doit de le respecter... au bénéfice du doute ! J'ai donc longtemps reporté à plus tard la traduction de ce texte, et j'ai dû accepter d'appauvrir la rime pour respecter le mot. A vous de juger (ou à l'auteur, s'il daignait se pencher sur mon modeste ouvrage) !  

 

L’homme de l’an passé

Il pleut sur l’homme de l’an passé.
C’est une harpe juive sur la table, c’est un crayon dans ses doigts,
Et les esquisses sont écornées tant elles se sont enroulées
Bien au-delà des épingles dont l’ombre s’étend sur le bois,
Et le ciel est comme la peau d’un tambour à jamais percée
Et toute la pluie tombe sur, Amen
L’œuvre de l’homme de l’an passé.

J’ai vu une dame ; elle jouait dans l’ombre avec ses soldats.
Oh ! Un par un elle devait leur dire que son nom était Jeanne d’Arc

J’étais dans cette armée ; oui, quelque temps j’y suis resté
Je veux te remercier, Jeanne d’Arc, de m’avoir bien traité.

Mais bien que portant l’uniforme, je n’suis pas né pour la guerre ;
Tous ces blessés gisent à tes côtés ; bonsoir, amis, bonsoir.

J’ai rencontré des noces que de vieilles familles avaient conviées
Bethléhem était l’époux, Babylone la mariée.
Grande Babylone était là, tremblante pour moi, elle était nue
Et Bethléhem nous embrasa comme à une orgie l’ingénu.

Qand nous nous sommes affalés, nos chairs formaient un voile que
J’ai dû écarter pour trouver le serpent mordant sa queue.

Certaines femmes attendent Jésus, et d’autres attendent Caïn
Et sur l’autel, à nouveau, j’ai brandi ma hache en main
Je prends celui qui me retrouve au début de l’essentiel
Quand Caïn était juste l’homme et Jésus la lune de miel,
Et nous lisons dans de belles Bibles, réliées de sang et peau
Que le désert veut rassembler ses enfants à nouveau.

Il pleut sur l’homme de l’an passé
Une heure est passée, sa main n’a pas avancé,
Pourtant tout peut arriver si seulement il donne le nom;
Les amants surgiront, les montagnes s’aplaniront,
Mais le ciel est comme la peau d’un tambour à jamais percée
Et toute la pluie tombe sur, Amen
L’œuvre de l’homme de l’an passé

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

lundi 19 janvier 2009

Oh, Bury Me Not

Lord, I've never lived where churches grow
I loved creation better as it stood
That day you finished it so long ago
And looked upon your work and called it good
I know that others find you in the light
That sifted down through tinted window panes
And yet I seem to feel you near tonight
In this dim, quiet starlight on the plains
I thank you, Lord, that I'm placed so well
That you've made my freedom so complete
That I'm no slave to whistle, clock or bell
Nor weak eyed prisoner of Waller Street
Just let me live my life as I've begun
And give me work that's open to the sky
Make me a partner of the wind and sun
And I won't ask a life that's soft or high
Let me be easy on the man that's down
Let me be square and generous with all
I'm careless sometimes, Lord, when I'm in town
But never let them say I'm mean or small
Make me as big and open as the plains
And honest as the horse between my knees
Clean as a wind that blows behind the rains
Free as the hawk that circles down the breeze
Forgive me, Lord, if sometimes I forget
You know about the reasons that are hid
You understand the things that gall or fret
Well, you knew me better than my mother did
Just keep an eye on all that's done or said
And right me sometimes when I turn aside
And guide me on that long, dim trail ahead
That stretched upward toward the great divide

Oh, bury me not on the lone prairie
These words came low and mournfully
From the pallid lips of a youth who lay
On his dying bed at the close of day

Oh, bury me not and his voice failed there
But we took no heed to his dying prayer
In a shallow grave just six by three
We buried him there on the lone prairie.




Johnny Cash récite la classique "Prière du Cowboy", et ne chante que les huit dernières lignes (chanson dont il ne reprend qu'une partie). Rien n'interdit de chanter l'ensemble du texte, sur le lent balancement de la mélodie mélancolique telle qu'adaptée par Johnny Cash.

Toute l'atmosphère du Western est là, jusqu'à la mort solitaire du héros.




Ne m’enterrez pas

Seigneur, je ne montre aucune piété
J’aime ta création telle qu’elle était
Le septième jour quand, l’ayant terminée,
Tu l’as jugée bonne et nous l’as donnée.
La lumière filtrée par la transparence
Des vitraux peut susciter la croyance.
Pourtant, moi, ce soir, je sens ta présence
A la belle étoile, sur la plaine immense.
Merci, Seigneur, pour ma place si bonne,
Et pour ma liberté si totale
Que je ne suis ni esclave qu’on sonne
Ni rentier prisonnier d’un capital.
Fais que ma vie soit demain comme hier,
Que je travaille sous le ciel en plein air,
Que soleil et vent soient mes partenaires ;
Il n’en faut pas plus pour me satisfaire.
Que j’épargne celui qui est à terre,
Et sois généreux avec mon prochain ;
Quand je suis en ville, je n’me laisse pas faire,
Mais je ne suis ni méchant ni mesquin.
Que j’aie l’esprit ouvert, grand comme les plaines,
Franc comme le cheval dont je tiens les rênes,
Pur comme le vent qui balaye les feuillages,
Libre comme l’aigle au dessus des nuages.
Pardonne-moi, Seigneur, pour mes négligences,
Tu connais les raisons de mes silences ;
Tu sais ce qui m’irrite ou qui m’offense ;
Mieux que ma mère, tu sondes ma conscience.
Surveille des yeux mes actes et mes dires ;
Aide-moi si tu me vois défaillir,
Et guide moi au long de ce voyage
Qui conduit vers Toi par le grand passage.

« Ne m’enterrez pas seul sur la prairie »
Murmurait avec mélancolie,
De ses lèvres pâles, un adolescent
Sur son lit de mort, sous le firmament.

« Ne m’enterrez pas », et sa voix s’éteint
Il dit sa dernière prière en vain ;
A six pieds sous terre, dans un trou discret
Seul sur la prairie, nous l’avons enterré.

(Traduction : Polyphrène)

samedi 17 janvier 2009

I Heard That Lonesome Whistle Blow

I was riding number nine,
heading south from Caroline
I heard that lonesome whistle blow

I got in trouble had to roam,
I left my gal 'n left my home
I heard that lonesome whistle blow

Just a kid acting smart
I went and broke my darlings heart
I guess I was too young to know

They took me off that Georgia main
locked me to a ball and chain
I heard that lonesome whistle blow

All alone I bear the shame,
I'm a number not a name
I heard that lonesome whistle blow

All I do is sit and cry,
when that evenin' train goes by
I heard that lonesome whistle blow

I'll be locked here in this cell,
till my bodys just a shell
And my hair turns whiter than snow

I'll never see that gal of mine,
I'm in Georgia doin' time
I heard that lonesome whistle blow

 

Chanson de Hank Williams et Jimmie Davis, reprise magistralement par Johnny Cash qui intercale une onomatopée (que je signale par ~~~ dans ma traduction) mimant le mugissement de la sirène. Très représentative du répertoire favori de Johnny Cash, cette chanson décrit l'état d'âme du prisonnier qui, à la suite d'une "erreur de jeunesse", se trouve enfermé à vie loin de ses proches, séparé de sa "promise", jusqu'à n'être plus que l'ombre de lui-même. Le texte original situe le "drame" en Georgie, où se retrouve le fuyard en provenance de Caroline. Je me suis permis d'omettre ces détails géographiques dans ma traduction, car ils n'ont guère de pouvoir d'évocation pour le public francophone.

 

Et mugit la sinistre sirène

Je descendais vers le Sud
Pour changer de latitude
Et mugit la si~~~nistre sirène

J’ai fait des bêtises, ai dû fuir
Quitté ma maison, mes souv’nirs
Et mugit la si~~~nistre sirène

J’ai agit comme un enfant
Brisé le cœur de mes parents
Je ne comprennais pas leur peine

Enchaîné en prison centrale
A ce boulet infernal
Et mugit la si~~~nistre sirène

Dans la honte et l’abandon
Un numéro pour tout nom
Et mugit la si~~~nistre sirène

Et je pleure de désespoir
Quand passe le train du soir
Et mugit la si~~~nistre sirène

Enfermé dans cette geôle
Pendant que mon corps s’étiole
Comme la neige mes cheveux deviennent

Je n’verrai plus celle qui fut mienne
En prison je purge ma peine
Et mugit la si~~~nistre sirène

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

jeudi 15 janvier 2009

Down There By The Train

There's a place I know where the train goes slow
Where the sinner can be washed in the blood of the lamb
There's a river by the trestle down by sinner's grove
Down where the willow and the dogwood grow

You can hear the whistle, you can hear the bell
From the halls of heaven to the gates of hell
And there's room for the forsaken if you're there on time
You'll be washed of all your sins and all of your crimes
If you're down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there where the train goes slow

There's a golden moon that shines up through the mist
And I know that your name can be on that list
There's no eye for an eye, there's no tooth for a tooth
I saw Judas Iscariot carrying John Wilkes Booth
He was down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
He was down there where the train goes slow

If you've lost all your hope, if you've lost all your faith
I know you can be cared for and I know you can be safe
And all the shamefuls and all of the whores
And even the soldier who pierced the side of the Lord
Is down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there where the train goes slow

Well, I've never asked forgiveness and I've never said a prayer
Never given of myself, never truly cared
I've left the ones who loved me and I'm still raising
Cain I've taken the low road and if you've done the same
Meet me down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there where the train goes slow

Meet me down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there by the train
Down there where the train goes slow

 

Chanson de Tom Waits, faisant l'objet d'une très belle reprise par Johnny Cash, dans son répertoire "tardif", où les références religieuses et bibliques tiennent une large part, même si cela implique, comme dans le cas présent, quelques anachronismes. Le thème du pardon est ici dominant, tout à fait dans l'esprit de "Rédemption". Tous peuvent être pardonnés de toutes leurs fautes. Génial ! Caïn, Judas, John Wilkes Booth (l'assassin du Président Abraham Lincoln) : tous peuvent monter sur le train du salut. Facile ! Trois "Pater Noster" et dix "Ave Maria" et le tour est joué ! Quand aux victimes : Dieu les aura reconnues !

 

Là-bas, près du train

Je connais un lieu où le train est lent,
Où le sang de l’agneau lave celui qui se repent,
Près du pont sur la rivière, au bois des pénitents
Où saule et roseau ondulent sous le vent.

Retentit la cloche, et mugit la sirène,
Des marches du ciel aux portes de Géhenne.
Arrive à l’heure, tu ne seras pas abandonné ;
Tous tes péchés, tous tes crimes seront pardonnés,
Si tu vas là, près du train,
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas où le train est lent.

Un rayon de lune traverse la brume triste ;
Je sais que ton nom peut être sur la liste.
Œil pour œil, dent pour dent : plus rien de ça n’existe.
J’ai vu Judas qui transportait Booth le Sudiste.
Il était là, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas où le train est lent.

Si tu n’as plus d’espoir, si tu n’as plus la foi,
Tu seras à l’abri ; on prendra soin de toi.
Celles qui vendent leur corps, ceux qui sont sans honneur,
Même le soldat qui perça le flanc du Seigneur,
Ils sont là, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas où le train est lent.

Je n’ai jamais d’mandé pardon, et de prière n’ai fait jamais,
Jamais donné de moi-même, ni rien assumé ;
J’ai délaissé, j’ai quitté tous ceux qui m’aimaient ;
Caïn, comme toi, j’ai suivi le mauvais chemin, mais
Rejoins-moi près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas où le train est lent.

Rejoins-moi près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas, près du train
Là-bas où le train est lent.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)
 


mardi 13 janvier 2009

Big River

Now I taught the weeping willow… how to cry,
And I showed the clouds how to cover… up a clear blue sky.
And the tears that I cried for that woman    are gonna flood you
Big River.
Then I'm gonna sit right here until I die.

I met her accidentally in St. Paul
(Minnesota).
And it tore me up every time I heard her drawl,
Southern drawl.
Then I heard my dream was back downstream… cavortin' in Davenport,
And I followed you, Big River… when you called.

Then you took me to St. Louis… later on
(down the river).
A freighter said she's been here but she's gone,
Boy, she's gone.
I found her trail in Memphis, but she just walked up the block.
She raised a few eyebrows and then she went on down alone.

Now, won't you batter down by Baton Rouge… River Queen,
Roll it on.
Take that woman on down to New Orleans,
New Orleans.
Go on, I've had enough… Dump my blues down in the gulf.
She loves you, Big River, more than me.

Now I taught the weeping willow… how to cry, cry, cry
And I showed the clouds how to cover… up a clear blue sky.
And the tears that I cried for that woman    are gonna flood you
Big River.
Then I'm gonna sit right here until I die.

 

 

La quintessence de Johnny Cash, avec sa signature acoustique, et ses guitares ponctuant le rythme de façon quasi hypnotique, et un thème ultra-classique - la poursuite d'un amour impossible - associé au cours d'une rivière mythique, le Mississippi.

 


Grande Rivière

J’ai appris comment pleurer aux… saules pleureurs,
Et aux nuages comment cacher du… soleil la lueur,
Et les larmes que j’ai versées pour cette femme… te f’ront déborder,
Grande Rivière
Mais je rest’rai là jusqu’à c’que j’meure.

Je l’ai rencontrée par hasard à St-Paul
(Minnesota)
Et dès que j’entends son accent mon cœur s’affole
(Accent du Sud)
Puis on me dit que, plus en aval, vers…Davenport, elle batifole
Et je suis ton cours, Grande Rivière… à ton appel

Puis, tu m’as entraîné jus… qu’à Saint-Louis,
(Vers l’aval)
Un marin l’y avait signalée, mais, oui
Déjà partie !
Je trouve sa trace à Memphis ; elle vient de monter l’avenue,
Elle fronce les sourcils, puis, seule, sur sa route elle continue.

Rivière – Reine, ne vois-tu pas Bâton-Rouge… maintenant ?
Coule-s-y donc !
Emporte là vers Nouvelle Orléans,
Nouvelle Orléans.
Allez ! J’’en ai assez… Noie mon cafard dans la baie:
Elle t’aime, Grande Rivière, plus que moi.


J’ai appris comment pleurer aux… saules pleureurs, pleureurs,
Et aux nuages comment cacher du… soleil la lueur,
Et les larmes que j’ai versées pour cette femme… te f’ront déborder,
Grande Rivière
Mais je rest’rai là jusqu’à c’que j’meure.

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)


dimanche 11 janvier 2009

Hard Headed Woman

Im looking for a hard headed woman,
One who will take me for myself,
And if I find my hard headed woman,
I wont need nobody else,
No, no, no.

Im looking for a hard headed woman,
One who will make me do my best,
And if I find my hard headed woman
I know the rest of my life will be blessed
Yes, yes, yes.

I know a lot of fancy dancers,
People who can glide you on a floor,
They move so smooth but have no answers.
When you ask why’d you come here for?
I dont know
Why?

I know many fine feathered friends
But their friendliness depends on how you do.
They know many sure fired ways
To find out the one who pays
And how you do.

Im looking for a hard headed woman,
One who will make me feel so good,
And if I find my hard headed woman,
I know my life will be as it should
Yes, yes, yes.

Im looking for a hard headed woman,
One who will make me do my best,
And if I find my hard headed woman...

 

Encore Cat Stevens, ce matin, en quête d'une femme têtue, opiniâtre, qui puisse donner un sens à sa vie et lui faire donner le meilleur de lui-même. Tout un programme ! Une femme qui sache pourquoi elle est là : pas simplement pour la beauté et la distraction. Mais aussi une femme qui sache lui tenir tête ! Comment pourrait-on construire, en effet, une vrai relation, qui ne soit pas une subordination, dans d'autres conditions ?

 

Pour ma part, en matière de forte tête, je suis servi - heureusement !  

Revenant sur ce texte, quelque mois plus tard, après le décès de celle que j'aimais, le texte de Cat Stevens prend un nouveau relief. Le peu que j'ai pu faire de bien dans ma vie, je l'ai fait avec elle, grâce à elle, pour elle. Sa forte personnalité m'offrait les repères dont j'avais besoin. Son exigence de sincérité et de bienveillance me guidait. Sa confiance me poussait à avancer. 

Que serai-je sans elle, que ce balbutiement ?  

 

Une Femme à Forte Tête

Je cherche une femme avec une forte tête,
Une qui me prendrait comme je suis,
Et si je trouve ma femme à forte tête
Je n’ voudrai pas d’autre appui,
Non, non, non

Je cherche une femme avec une forte tête,
Une qui me fasse faire de mon mieux,
Et si je trouve ma femme à forte tête
Le reste de ma vie sera merveilleux,
Oui, oui, oui

Je connais ces amatrices de danse
Qui vous font bien glisser sur la piste ;
Elles si gracieuses restent sans réponse
Pour savoir pourquoi elles existent.
Elles n' savent pas
Pourquoi ?

Je connais tant d’amis délicats
Mais leur amitié dépend de votre état.
Ils peuvent de mille et une façons
Savoir qui paie l’addition
Et votre état.

Je cherche une femme avec une forte tête,
Qui m’offrira tant de bien-être,
Et si je trouve ma femme à forte tête
Ma vie sera bien ce qu’elle doit être.
Oui, oui, oui

Je cherche une femme avec une forte tête,
Une qui me fasse faire de mon mieux,
Et si je trouve ma femme à forte tête…

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 10 janvier 2009

Peace Train

Now I've been happy lately,
thinking about the good things to come
And I believe it could be,
something good has begun

Oh I've been smiling lately,
dreaming about the world as one
And I believe it could be,
some day it's going to come

Cause out on the edge of darkness,
there rides a peace train
Oh peace train take this country,
come take me home again

Now I've been smiling lately,
thinking about the good things to come
And I believe it could be,
something good has begun

Oh peace train sounding louder
Glide on the peace train
Come on now peace train
Yes, peace train holy  roller

Everyone jump upon the peace train
Come on now peace train

Get your bags together,
go bring your good friends too
Cause it's getting nearer,
it soon will be with you

Now come and join the living,
it's not so far from you
And it's getting nearer,
soon it will all be true

Now I've been crying lately,
thinking about the world as it is
Why must we go on hating,
why can't we live in bliss

Cause out on the edge of darkness,
there rides a peace train
Oh peace train take this country,
come take me home again

 

Tout Cat Stevens dans cette chanson: son idéalisme, son romantisme, son génie musical et poétique, son énergie bouillonnante (presque une rage). Cette chanson d'espoir finit sur une note d'amertume : pourquoi les hommes continuent-ils de se haïr alors qu'ils pourraient vivre en paix. Si nous acceptions de partager justement, Si nous cessions de polluer inconsidérément, Si nous cessions de nous intoxiquer activement (alcool, tabac...), Si nous respections nos différences, Si nous étions solidaires devant les épreuves auxquelles la nature s'emploie à nous soumettre, sans en rajouter nous-mêmes ... Si, si, si... Roger Whittaker clame qu'il ne croît plus aux "Si". Il a raison, mais c'est bien triste !  

 

Train de Paix

J’étais heureux récemment
En pensant aux bonnes choses qui s’annoncent
Et, je le crois fermement,
Un meilleur temps commence.

Oh, je souriais récemment
En rêvant d’un monde uni
Et, je le crois fermement,
Viendra ce jour béni.

Car, de la lisière de la nuit
Vient le train de paix.
Oh, train de paix, prend ce pays,
Aide-moi à m’échapper.

Oh, je souriais récemment
En rêvant d’un monde uni
Et, je le crois fermement,
Viendra ce jour béni.

Le train de paix vient plus près,
Glisse le train de paix ;
Approche, train de paix,
Train de paix, cortège sacré !

Tout le monde grimpe sur le train de paix.
Approche, train de paix !

Amenez vos proches,
Préparez vos bagages ;
Le voilà qui s’approche ;
Guettez son passage.

Maintenant, montez à bord,
Il est vraiment tout près,
Et il s’approche encore ;
Tout sera bientôt vrai.

Mais j’ai pleuré récemment
En pensant au monde tel qu’il est.
Pourquoi se haïr autant
A lieu de vivre en paix ?

Car, de la lisière de la nuit
Vient le train de paix.
Oh, train de paix, prend ce pays,
Aide-moi à m’échapper.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

vendredi 9 janvier 2009

The First Cut Is The Deepest

I would have given you all of my heart
But there's someone who's torn it apart
And she's taking almost all that I've got
But if you want, I'll try to love again
Baby I'll try to love again
But I know

The first cut is the deepest,
Baby I know
The first cut is the deepest
'cause when it comes to being lucky she's cursed
When it comes to lovin' me she's worse
But when it comes to being loved she's first
That's how I know

The first cut is the deepest,
Baby I know
The first cut is the deepest

I still want you by my side
Just to help me dry the tears that I've cried
Cause I'm sure gonna give you a try
And if you want, I'll try to love again
But baby, I'll try to love again,
But I know

The first cut is the deepest,
Baby I know
The first cut is the deepest

'Cause when it comes to being lucky she's cursed
When it comes to lovin' me she's worse
But when it comes to being loved she's first
That's how I know

The first cut is the deepest, baby I know
The first cut is the deepest

 

Cette chanson est parfaitement représentative de Cat Stevens, tant de par son thème que par sa mélodie et par l'énergie (à peine) contenue qu'il met à la chanter. Après une introduction douce et apparemment sereine, toute la douleur éclate dans "The first cut...": le cœur saigne, les larmes coulent, mais la volonté d'aimer demeure. La première blessure de l'amour est en effet la plus profonde, celle dont la cicatrice reste, sinon ouverte, du moins toujours sensible. Pour certains, la douleur est telle qu'ils ne veulent plus - n'osent plus - courir le risque d'aimer à nouveau. Cet état d'esprit a été bien illustré par Paul Simon dans "I am a Rock" Peut-on, en fait, accéder à l'amour si l'on n'accepte pas le risque de souffrir ? 

 

 La première plaie blesse le plus

Mon cœur tout entier je te donnerais
Si quelqu’un ne l’avait déchiré.
Tout ce que j’ai à offrir, elle dévore,
Mais si tu veux, j’essaie d’aimer encore,
Petite, j’essaie d’aimer encore
Mais je sais :

La première plaie blesse le plus,
Petite, je sais
La première plaie blesse le plus
Car pour avoir de la chance, elle sait jouer,
Or pour m’aimer elle ne peut qu’échouer,
Mais pour se faire aimer elle est douée,
Ça je le sais.

La première plaie blesse le plus,
Petite, je sais
La première plaie blesse le plus

Toi, tu pourrais m’épauler
Pour sécher les larmes qu’elle fait couler
Car pour toi je veux faire un effort
Et si tu veux, j’essaie d’aimer encore
Mais, petite, j’essaie d’aimer encore
Mais je sais.

La première plaie blesse le plus,
Petite, je sais
La première plaie blesse le plus

Car pour avoir de la chance, elle sait jouer,
Or pour m’aimer elle ne peut qu’échouer,
Mais pour se faire aimer elle est douée,
Ça je le sais.

La première plaie blesse le plus,
Petite, je sais
La première plaie blesse le plus

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

jeudi 8 janvier 2009

Before My Time

I know that hearts were loving
Long before I was here
And I'm not the first to ever cry
In my bed or in my beer
There were songs before there was radio
Of love that stays and love that goes
They were writing meloncholy tunes
And tearful words that rhyme
Before my time
Before my time

There were songs in old dusty books
Of love thats always been
Sweet lovers in their glory
Who are now gone with the wind
Old fashion love words spoken then
Keep coming back around again
Nothings changed except the names
Their love burns just like mine
Before my time
Before my time

And in the dim of yesterday
I can clearly see
That flesh and blood cried out to someone
As it does in me
And there was some old song that said
I love you 'til I die
Before my time
Before my time

But what the old time masters had
Is what I feel for you
Love is love and doesn't change
In a century or two
If someway they had seen and knew
How it would be for me and you
They'd wish for love like yours
And they would wish for love like mine
Before my time
Before my time

 

Chantée par Johnny Cash sur l'album (un peu testamentaire) "Solitary Man", cette chanson pourrait s'intituler en français "L'ancien Temps", lorsqu'elle évoque l'intemporalité de l'amour (avec des accents comparables aux "Plaisirs Démodés" de Charles Aznavour). J'ai conservé la traduction littérale du titre par respect pour l'auteur. Néanmoins, le ton adopté ici reste amer, et, si les derniers vers peuvent sembler optimistes ("Les anciens pourraient envier ton amour pour moi et mon amour pour toi", le registre reste clairement celui de l'amour perpétuellement insatisfait, qui, aujourd'hui, fait "pleurer dans son lit ou sur sa bière" comme, jadis, il faisait "pleurer les mots qui riment des chansons mélancoliques". Sans proclamer la fatalité de la souffrance associée à l'amour, cette chanson rappelle que l'un va rarement sans l'autre, ne serait-ce que parce que tout a une fin... Et pourtant, nous donnerions tout pour connaître ou conserver l'amour. Dans mes heures de rumination pessimiste, la terreur m'envahit à la pensée d'un avenir sans amour, froid comme le vide intersidéral. 

 

Avant mon temps

Je sais que les cœurs s’aimaient
Avant que je sois né.
Je n’ suis pas le premier à pleurer
Dans mon lit ou sur mon thé.
Bien avant la radio, on chantait
L’amour qui va, l’amour qui vient ;
On écrivait de tristes refrains
Qui pleuraient en rimant
Avant mon temps,
Avant mon temps.

Les chansons, dans les vieux bouquins,
Louaient l’amour sans fin
D’amants qui, depuis longtemps,
Furent emportés par le vent,
Et les vieux mots d’amour d’antan
Reviennent périodiquement.
Tout, sauf les noms, est comme avant,
L’amour aussi brûlant
Qu’avant mon temps
Avant mon temps.

Dans la pénombre d’autrefois,
Clairement, je vois
Que sang et chair réclamaient déjà
L’autre comme en moi,
Et les vieilles chansons proclamaient
"Pour la vie, je t’aimerai"
Avant mon temps,
Avant mon temps.

Les sentiments de l’ancien temps
Pour toi je les ressens.
L’amour est l’amour et il ne
Change pas en un siècle ou deux.
Si les anciens pouvaient nous voir
Et connaître notre histoire,
Ils auraient aimé vivre
Un amour si fort que le nôtre,
Avant mon temps,
Avant mon temps.

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)

mercredi 7 janvier 2009

High Noon (Do Not Forsake Me)

Do not forsake me, oh my darlin'
On this, our weddin' day
Do not forsake me, oh my darlin'
Wait, wait along


I do not know what fate awaits me
I only know I must be brave
And I must face a man who hates me
Or lie a coward, a craven coward
Or lie a coward in my grave

Oh, to be torn 'tweenst love and duty
S'posin' I lose my fair-haired beauty
Look at that big hand move along
Nearin' high noon

He made a vow while in state prison
Vowed it would be my life or his'n
I'm not afraid of death but oh
What will I do if you leave me?

Do not forsake me, oh my darlin'
You made that promise as a bride
Do not forsake me, oh my darlin'
Although you're grievin', don't think of leavin'
Now that I need you by my side

Wait along, wait along, wait along
Wait along, wait along
(Wait along, wait along, wait along, wait along

 

Un incontournable de la Country pur sucre, cette chanson Frankie Laine est tout simplement grandiose, avec une mélodie généreuse, servie par une voix chaude et modulée. J'aime particulièrement la façon dont Frankie Laine prononce "hates" comme un véritable hoquet ! (And I must face a man who hates me) Tout y est : le drame, le suspense (l'aiguille de l'horloge qui approche de l'heure fatidique), le dilemme cornélien (fuir ou mourir), l'amour, l'honneur... Reste à l'auditeur à imaginer le dénouement ! Je me suis cependant permis, dans la traduction, de clarifier un peu la mise en scène : le texte original pose une alternative illogique : faire face à l'homme qui me hait (et donc risquer de mourir) ou gésir en lâche dans ma tombe. Donc mourir ou mourir ! Je présume que l'idée de fond était plutôt : fuir en lâche ou risquer de mourir.  


Midi Pile (Ne m’abandonne pas)

Ne m’abandonne pas, Oh, mon amour
Le jour de notre mariage
Ne m’abandonne pas, Oh, mon amour
Reste, reste encore.

Je ne sais pas quel sera mon sort
Je sais qu’il me faut être fort
Et faire face à celui qui me hait
Ou fuir comme un lâche, un lâche méprisé
Ou fuir en lâche devant la mort.

Oh, choisir entre amour et devoir,
Et risquer de ne plus te revoir
Vois la grande aiguille qui défile
Vers midi pile.

Dans sa prison il avait juré
Qu’il me tuerait ou qu’il mourrait
Je n’ai pas peur de mourir mais
Que ferais-je si tu me quittais ?

Ne m’abandonne pas, Oh, mon amour
Pour l’anneau que tu portes au doigt,
Ne m’abandonne pas, Oh, mon amour
Malgré ton chagrin, ne me quitte pas
Alors que j’ai besoin de toi.

Reste encore, reste encore, reste encore,
Reste encore, reste encore
Reste encore, reste encore, reste encore, reste encore

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

mardi 6 janvier 2009

Hurt

I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real
The needle tears a hole,
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything
What have I become?
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end

You could have it all,
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

I wear my crown of thorns
On my liar's chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stain of time
The feeling disappears
You are someone else
I am still right here

What have I become?
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end

You could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way

 

Chanson de Peter Murphy et Trent Reznor (Nine Inch Nails), reprise brillamment et de façon quasi emblématique par Johnny Cash. Son interprétation reste difficile, et fait l'objet de débats approfondis sur le site des auteurs. La traduction implique donc un choix, et c'est à vous de juger de la pertinence du mien. Le thème général est par contre très clair : celui de l'anesthésie, l'engourdissement progressif des sentiments sous l'effet de la souffrance morale prolongée, comme cela a déjà été évoqué ici à propos de "I am a Rock", de Paul Simon.

 

Douleur

Je me suis piqué pour voir
Si encore je ressens
Il n’y a que la douleur
Qui existe vraiment.
Comme une bonne vieille piqûre,
L’aiguille a fait un trou ;
J’essayais de l’effacer
Mais je me souviens de tout.
Que suis-je devenu ?
Abandonné
Par tous mes amis,
Tous ceux que je connais.

Tu peux l’avoir entière,
Ma misère d’empire.
Je te laisserai faire,
À ton tour de souffrir.

J'ai ma couronne d’épines,
J' suis au pilori,
Mes pensées morcelées,
Mon esprit en débris.
Le temps, comme une patine
Estompe les sentiments.
Tu n’es plus la même,
Moi, je suis comme avant.

Que suis-je devenu ?
Abandonné
Par tous mes amis,
Tous ceux que je connais.

Tu peux l’avoir entière,
Ma misère d’empire.
Je te laisserai faire,
À ton tour de souffrir.

Si je pouvais revivre
Plus loin à mille lieues,
Je m’ débrouillerais,
J’ m’en sortirais mieux.

(Traduction - Adaptation : Polyphrène)


dimanche 4 janvier 2009

The Beast in Me

The beast in me
Is caged by frail and fragile bars
Restless by day and by night
Rants and rages at the stars
God help the beast in me

The beast in me
Has had to learn to live with pain
And how to shelter from the rain
And in the twinkling of an eye
Might have to be restrained
God help the beast in me

Sometimes it tries to kid me
That it's just a teddy bear
And even somehow manage
To vanish in the air
And that is when I must beware
Of the beast in me

That everybody knows
They've seen him out dressed in my clothes
Patently unclear
If it's New York or New Year
God help the beast in me
The beast in me

 

Chanson de Nick Lowe, chantée aussi par Johnny Cash, dont elle est parfaitement représentative. Chacun a en soi une "bête", un démon, qui n'est jamais si dangereux que quand on oublie ou nie son existence. Il faut apprendre à cohabiter !

 


La Bête en Moi

La bête en moi
Derrière les frêles barreaux d’une cage
Fait jour et nuit remue-ménage
Et aux étoiles hurle sa rage.
Dieu sauve la bête en moi !

La bête en moi
A dû se faire à la douleur
La pluie, le froid, la chaleur,
On doit parfois, comme un dompteur
Calmer ses accès de fureur.
Dieu sauve la bête en moi !

Pour une peluche elle essaie
Parfois de se faire passer,
Et parvient à s’effacer
Et se faire oublier
C’est alors qu’il faut me méfier
De la bête en moi.

Dont tous ont connaissance
Car quand elle prend mon apparence
Ce n’est que par chance
Qu’on peut voir la différence
Dieu sauve la bête en moi,
La bête en moi.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

samedi 3 janvier 2009

Last Night I Had The Strangest Dream

Last night I had the strangest dream I'd ever dreamed before
I dreamed the world had all agreed to put an end to war

I dreamed I saw a mighty room filled with women and men
And the paper they were signing said they'd never fight again

And when the paper was all signed and a million copies made
They all joined hands and bowed their heads and grateful pray'rs were prayed

And the people in the streets below were dancing 'round and 'round
While swords and guns and uniforms were scattered on the ground

Last night I had the strangest dream I'd never dreamed before
I dreamed the world had all agreed to put an end to war.

 

Chanson de Ed McCurdy, reprise par tant d'artistes de premier plan, comme Paul Simon & Art Garfunkel, John Denver, Joan Baez, mais aussi Graeme Allwright, Peete Seeger, Johnny Cash, Serena Ryder, Arlo Guthrie, Garth Brooks, etc. Tous des idéalistes rêveurs ? Des naïfs ? Des pacifistes inconscients ? Des irresponsables ? Ou, tout simplement, des poètes ?  

 

Cette nuit, j’ai fait un rêve étrange

Cette nuit, j’ai fait le rêve le plus étrange de ma vie entière
J’ai rêvé que le monde entier voulait arrêter les guerres.

J’ai rêvé d’une salle immense où hommes et femmes entraient
Pour décider que plus jamais ils ne se combatraient.

Et quand le traité fut signé, un million de fois copié,
Baissant la tête, joignant les mains, ils se mirent à prier,

Et les gens en bas dans les rues dansaient une farandole
En piétinant épées, fusils, et uniformes sur le sol.

Cette nuit, j’ai fait le rêve le plus étrange de ma vie entière
J’ai rêvé que le monde entier voulait arrêter les guerres.


(Traduction – Adaptation : Polyphrène)

jeudi 1 janvier 2009

Sailing

I am sailing, I am sailing,
Home again 'cross the sea.
I am sailing, stormy waters,
To be near you, to be free.

I am flying, I am flying,
Like a bird 'cross the sky.
I am flying, passing high clouds,
To be with you, to be free.

Can you hear me, can you hear me
Through the dark night, far away,
I am dying, forever trying,
To be with you, who can say.

Can you hear me, can you hear me,
Through the dark night far away.
I am dying, forever trying,
To be with you, who can say.

We are sailing, we are sailing,
Home again 'cross the sea.
We are sailing stormy waters,
To be near you, to be free.

To be near you, to be free.
To be near you, to be free.

 

Chanson de Gavin Sutherland (The Sutherland Brothers), superbement interprétée, plus récemment, par Roger Witthaker. Selon les interprètes, le sens profond de cette chanson a pu varier, le sens originel étant clairement religieux. Ma traduction est donc, à cet égard, plutôt une adaptation.  

 

Je Vogue

Et je navigue, oui, je navigue
Je reviens, sur les vagues
Je vogue sur la mer démontée
Pour te revoir, liberté.

Et je m’envole, oui, je m’envole
Comme l’oiseau, sans boussole,
Dirigé par la voie lactée,
Pour te revoir, liberté.

Peux-tu m’entendre, peux-tu m’entendre
Tout au loin dans les ténèbres
Où je meurs sans perdre espoir
En luttant pour te revoir.

Peux-tu m’entendre, peux-tu m’entendre
Tout au loin dans les ténèbres
Où je meurs sans perdre espoir
En luttant pour te revoir.

Nous naviguons, nous naviguons
Vers toi nous revenons,
Voguant sur la mer démontée,
Pour te revoir, liberté.

Pour te revoir, liberté.
Pour te revoir, liberté.

(Traduction – Adaptation : Polyphrène)