"You are always on my mind!"

dimanche 25 janvier 2009

Yesterday


"Yesterday,
All my troubles seemed so far away,
Now it looks as though they're here to stay,
Oh, I believe in yesterday."
[...]





J'avais gardé pour la "centième" traduction de Polyphrène cette chanson de John Lennon et Paul McCartney (The Beatles), avec le sentiment que tenter sa traduction s'apparenterait à un sacrilège, tant ce titre est devenu sacré par l'immensité de son succès comme par la simplicité magique de ses paroles et l'universalité de son thème.

Et voici ma centième traduction, que j'ose à peine présenter ici.
Beaucoup plus tard, j'ai trouvé la traduction - adaptation de Georges Aber, chantée par Hughes Aufray sous le titre de "Je Croyais", repris par plusieurs autres artistes dont... Tino Rossi ! Cette adaptation reste assez proche de l'original, à ceci près qu'elle reste sur l'idée générale de la vie qui nous échappe et du destin, alors que la version des Beatles est "focalisée" sur l'incompréhension de deux être qui se sont aimés, et la nostalgie d'un bonheur passé.

En rédigeant cette traduction, mes pensées se sont égarées dans les souvenirs.
Avez-vous remarqué comment hier est toujours plus beau vu d'aujourd'hui ?

Est-ce parce que nous oublions plus volontiers les embûches et les épreuves du chemin, pour ne retenir que les instants de bonheur ?
"Pour peu que le bonheur survienne, il est rare qu'on se souvienne des épisodes du chemin" chantait Georges Brassens dans "Les Passantes" (poème d'André Pol).

Est-ce parce que chaque jour qui passe est un jour de vie en moins ?
"Another day older and deeper in debt" chantait Merle Travis dans "Sixteen Tons"

Est-ce parce que nos souvenirs sont notre seule vraie richesse ?
"Preserve you memories, they're all that's left you" chantait Paul Simon dans "Old Friends".


C’était hier

C’était hier
Mes ennuis semblaient si loin derrière ;
Aujourd’hui je ne peux m’en défaire.
Je crois en l’avenir d’hier.

Tout à coup,
Je n’ai pour la vie que du dégoût ;
Une ombre plane et me suit partout.
Le passé revient tout à coup.

Pourquoi
A-t-elle fui ? Je n’ sais pas ! Elle veut se taire.
Et moi,
Qu’ais-je fait ? Je voudrais revoir hier.

C’était hier,
L’amour était un jeu sans mystère ;
Aujourd’hui je voudrais qu’on m’enterre.
Je crois en l’avenir d’hier.

Pourquoi
A-t-elle fui ? Je n’ sais pas ! Elle veut se taire.
Et moi,
Qu’ai-je fait ? Je voudrais revoir hier.

C’était hier,
L’amour était un jeu sans mystère ;
Aujourd’hui je voudrais qu’on m’enterre.
Je crois en l’avenir d’hier.

(Traduction : Polyphrène)

1 commentaire:

  1. Quelle belle adaptation/traduction ! Félicitations. Avec votre permission, j'en ferais bien un diaporama musical.
    Bien cordialement.
    Bernard
    http://ppsauthorstream.hautetfort.com/

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