"You are always on my mind!"

samedi 31 janvier 2009

The End of the World


"Why does the sun go on shining?
Why does the sea rush to shore?
Don't they know it's the end of the world,
'Cause you don't love me any more?"
[...]





Cette délicieuse chanson (mélodie de Arthur Kent et paroles de Sylvia Dee) a été chantée, notamment, par Skeeter Davis, puis par "The Carpenters".

Voilà une chanson dont je ne parviens pas à savoir si je l'avais ou non déjà entendue, tant la mélodie est "naturelle". A peine entendue, elle s'insinue dans votre tête et n'en sort plus : vous vous surprenez à la fredonner sans cesse; elle vous réveille le matin et vous accompagne au coucher...

Je l'ai trouvée (ou retrouvée ?) il y a quelques jours, au hasard d'une compilation que j'écoutais en voiture, à l'occasion d'un voyage de 2 heures, et je n'ai écouté qu'elle pendant tout le trajet, et à chaque occasion depuis.

La voix juvénile, un peu hésitante et un rien acidulée de Skeeter Davis rend à merveille l'atmosphère de pur romantisme sur fond rose : premier amour, première passion, première déception, premier désespoir...

On a envie de lui chanter en retour : "T'en fais pas, mon p'tit loup, c'est la vie, ne pleure pas"...
Lui dire que tout le monde passe par là ; que dans quelque temps elle verra les choses autrement ; qu'il faut laisser du temps au temps...

On pourrait aussi lui expliquer
- qu'il n'était pas si bien que cela, au fond (ce qui la mettrait en rage) ;
- qu'un de perdu, dix de retrouvés (la colère !);
- que la passion n'est pas l'amour ("toi, tu ne peux pas comprendre !");
- qu'elle vaut mieux que cela (c'est bien vrai, du reste) ;
- qu'il reviendra peut-être (faut-il rêver ? faut-il l'espérer ?) ;
- que c'est la vie (on dit toujours cela quand ça ne va pas, à croire que vie est synonyme de souffrance...)

Mais on pourrait aussi souffrir et pleurer discrètement avec elle, sachant que, en effet, c'est la vie ; qu'il y a un avant et un après ; et que plus rien n'est pareil ensuite :
Le jour s'est levé ; les étoiles ne brillent plus ; les ombres ne nous font plus peur ; et nos rêves d'enfant se sont envolés...
... à jamais !


La fin du monde

Pourquoi le soleil brille encore ?
Pourquoi la mer danse encore ?
Ne savent-ils pas que c’est la fin du monde,
Depuis que ton amour est mort ?

Pourquoi les oiseaux chantent-ils ?
Pourquoi les astres brillent-ils ?
Ne savent-ils pas que c’est la fin du monde,
Depuis la fin de notre idylle ?

Je me réveille le matin et me questionne :
Pourquoi rien n’a changé ici ?
Vraiment je m’étonne, oui, vraiment, je m’étonne
Que la vie continue ainsi !

Pourquoi mon cœur bat consciencieux ?
Pourquoi ces pleurs dans mes yeux ?
Ne savent-ils pas que c’est la fin du monde,
Depuis que tu m’as dit adieu ?

Pourquoi mon cœur bat consciencieux ?
Pourquoi ces pleurs dans mes yeux ?
Ne savent-ils pas que c’est la fin du monde,
Depuis que tu m’as dit adieu ?

(Traduction : Polyphrène)

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