"You are always on my mind!"

mardi 2 décembre 2008

Lady d'Arbanville


"My Lady d'Arbanville, why do you sleep so still?
I'll wake you tomorrow
and you will be my fill, yes, you will be my fill."[...]








Cat Stevens, dans son romantisme le plus exacerbé, où l'on retrouve le mélange toujours étonnant d'un lyrisme délicat et d'une violence extrême des sentiments.

L'histoire de cette chanson est révélatrice du véritable volcan qu'était le cœur de l'auteur, aux sentiments brûlants comme un feu dévorant, s'exprimant au travers d'une mélodie aussi forte que simple, en des mots qui gardent toujours une part de mystère.

Au hasard de mes recherches sur le Web, je découvre à l'instant l'adaptation de Richard Anthony. Je n'étais sans doute pas assez à l'écoute des médias à l'époque de sa parution - ou bien la version originale était si forte qu'elle n'a pas laissé de place aux adaptations... Comme souvent, cette adaptation s'écarte assez franchement de l'original. En un sens, elle gagne une forme d'indépendance, une personnalité propre (je repense toujours à la chanson "City of New Orleans" devenue, pour Joe Dassin "Salut les Amoureux" : deux succès différents, qui n'ont en commun que la mélodie, et une forme de nostalgie).
Mes traductions n'ont pas cette prétention. Il me semble qu'elles sont destinées à rester liées - comme un ombre - à la version originale. Elles pourraient être lues ou chantées en écho, pour offrir aux auditeurs non anglophones un accès à la pensée de l'auteur, sans vouloir masquer sa voix.



Lady d’Arbanville

Ma Lady d’Arbanville, pourquoi dors-tu si fort ?
Je t’éveillerai demain,
Pour me combler encore, pour me combler encore.

Ma Lady d’Arbanville, pourquoi mes larmes aux yeux ?
Mais ton cœur est silencieux,
Et tu respires si peu, et tu respires si peu.

Ma Lady d’Arbanville, pourquoi dors-tu si fort ?
Je t’éveillerai demain,
Pour me combler encore, pour me combler encore.

Ma Lady d’Arbanville, tu es si froide ce soir,
Tes lèvres sentent l’hiver,
Et ton teint est blafard, et ton teint est blafard.

Ma Lady d’Arbanville, pourquoi dors-tu si fort ?
Je t’éveillerai demain,
Pour me combler encore, pour me combler encore.

La la la la la....

Ma Lady d’Arbanville, pourquoi mes larmes aux yeux ?
Mais ton cœur est silencieux,
Et tu respires si peu, et tu respires si peu.

Je t’aimais ma Lady, mais malgré ton trépas.
Je ne te quitterai pas,
Cette rose ne mourra pas, cette rose ne mourra pas

Je t’aimais ma Lady, mais malgré ton trépas.
Je ne te quitterai pas,
Cette rose ne mourra pas, cette rose ne mourra pas

(Traduction : Polyphrène)

3 commentaires:

  1. Pour info, il existe une autre adaptaion française, assez hideuse, par Dalida : http://jiwa.fr/#track/950740

    Les paroles, qui n'ont pas grand chose à voir :

    My Lady d'Arbanville
    Vous êtes seule ce soir
    Vos yeux semblent si las
    Que c'est mon désespoir
    Que c'est mon désespoir

    My Lady d 'Arbanville
    Le maître n'est pas là
    Et comme à chaque fois
    Il ne rentrera pas
    Il ne rentrera pas

    Oh Lady d'Arbanville
    Quand il vous emmena
    En robe d'épousée
    Vos yeux semblaient chanter
    Vos yeux semblaient chanter

    La, la, la...

    My Lady d'Arbanville
    Vos yeux sont gris ce soir
    Votre teint si blanc
    Me donne du tourment
    Me donne du tourment

    My Lady d'Arbanville
    Quand le soleil est bas
    Tu le vois s'éloigner
    C'est un beau cavalier
    C'est un beau cavalier

    Oh Lady my Lady
    Le maître n'est pas là
    Oh my Lady, my Lady
    Il ne rentrera pas
    Il ne rentrera pas
    La, la, la...

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  2. L'adaptation de Dalida est en fait une réponse indirectement féministe d'une chanteuse sensible et femme avant tout au Maître Cat Stevens qui n'a pas supporté d'être largué par la future égérie du pop-art.

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  3. Merci pour ce commentaire, toutefois un peu sibyllin. Pourriez-vous en dire plus ?
    Cordialement
    Polyphrène

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