"You are always on my mind!"

vendredi 17 octobre 2008

I Came to Believe


"I couldn’t manage the problems I laid on myself
And it just made it worse when I laid them on somebody else
So I finally surrendered it all, brought down in despair
I cried out for help and I felt a warm conforter there

And I came to believe in a power much higher than I
I came to believe that I needed help to get by
In childlike faith I gave in and gave him a try
And I came to believe in a power much higher than I..."



Encore Johnny Cash, ce matin ! Je l'ai déjà dit: je ne choisis pas les chansons qui font l'objet de ce Blog. Elles surgissent au réveil dans mon cerveau embrumé, comme si elles s'étaient préparées, subrepticement, durant la nuit, pour s'en emparer dès le petit matin.
Du fait de mon agnostisme chèrement acquis (je n'irai peut-être pas jusqu'à l'agnosticisme), le thème de cette chanson, qui caractérise le "troisième âge" de Johnny Cash, n'est pas celui que j'aurai spontanément choisi. Une fois de plus, c'est la mélodie qui s'est imposée. Une mélodie simple, répétitive, insistante, comme si l'auteur se répétait à lui même ces quelques phrases pour parvenir à s'en convaincre.
Le doute est certainement la position la plus inconfortable. Dans les périodes de douleur et de solitude (et l'on est toujours seul devant la douleur), il est naturel de rechercher sinon une certitude, du moins un espoir.

Des réponses toutes faites, prêtes à consommer, sont disponibles, en particulier auprès des églises et des sectes.

La situation morale que décrit Johnny Cash ("Je ne parvenais pas à m'extraire des problèmes dans lesquels je m'étais moi-même plongé, et cela devenait pire lorsque je tentais de les partager avec quelqu'un d'autre") est presque banale. Qui ne l'a pas éprouvée ?

C'est désormais, bien souvent, la mienne, lorsque je pense à l'avenir, incertain et, à "long terme", bien sombre. Elle se trouve, évidemment, du fait de son état de santé, au centre de mes inquiétudes et de mon trouble... et, bien sûr, ce n'est pas avec elle que je pourrais partager mes angoisses Que faire alors ? (écrire un blog ?).

Les réponses toutes faites, les dogmes, les croyances, le prêt-à-penser...

Tout cela me remet en mémoire les mots de Graeme Allwright dans "Johnny":

"...On t'a dit que là-bas la cause était juste
Qu'il fallait vaincre à tout prix

Puis c'est facile de laisser les autres penser pour soi

Alors sans savoir pourquoi tu es parti..."


Ma mère, aussi, dans son grand âge, sentant ses forces et ses facultés faiblir, se cramponne à sa Foi comme à une bouée, mais ses paroles, jadis marquées d'une certitude inébranlable, me semblent maintenant empreintes d'un doute, d'une question... Ou bien ne les entends-je plus comme jadis ?


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