"You are always on my mind!"

vendredi 31 octobre 2008

The Boxer (bis)


And the years are rollin’ by me.
They are rockin’ evenly.
I am older than I once was, and younger than I’ll be.
That’s not unusual.
It isn’t strange,
After changes upon changes, we are more or less the same
After changes, we are more or less the same.
Lie-la-lie ...


Retour sur "The Boxer"!
J'avais omis, dans mon précédent billet sur cette chanson, de retranscrire et traduire un couplet que Paul Simon n'a chanté que de façon occasionnelle. J'ignorais même son existence lorsque, il y a quelques années, je l'ai entendu à la radio, en voiture, pour la première fois...

Et j'ai pleuré !

Pleuré sur ma jeunesse disparue, pleuré sur mes rêves d'enfant évanouis,
Pleuré sur mes souffrances passées, pleuré sur mes angoisses de l'avenir,
Pleuré sur ceux qui m'ont quitté,
Pleuré sur ceux qui s'éloignent,
Pleuré de constater qu'après toutes ces années, j'ai cru changer, mais je suis le même : aussi fragile, aussi naïf, aussi rêveur...

Mais, maintenant, je sais !

Je sais que tout disparait, je sais que ce qui est passé est passé,
Je sais que je ne ferai pas ce que je n'ai pas fait,
Et que ce que j'ai fait ne s'effacera jamais.

Je sais que je ne vis que parce qu'elle est à mes côtés.
Si pénible que soit sa vie,
Si difficile que soit notre vie,

Je sais que je l'aime.

Et je pleure car nous ne sommes pas éternels.


Le Boxeur

Je ne suis qu’un pauv’ gars, dont on n' raconte pas l'histoire
Mais j’ai gaspillé ma jeunesse

Pour quelques bouchées de pain noir et pour des promesses

Que des sornettes, mais on croît ce que l’on veut croire

Et l’on méconnaît le reste.


Je n'étais encore qu'un garçon quand j'ai quitté mon foyer

En compagnie des étrangers à la gare attendant le train, j'étais effrayé
Baissant le nez, dans les quartiers les plus pauvres, où vont les gens en haillons,

Je cherchais les taudis qu’ils prennent pour maison

Lie la lie...


Même pour un salaire de misère je n’ai pu trouver ni job,
ni proposition
Sinon celle des prostituées d' la rue de la Nation

Je me sentais parfois si seul que dans leur corps

J’ai pris du réconfort

La la la la...


Et roulent sur moi les années, elles passent et roulent sans arrêt
Je suis plus vieux que je n’étais, plus jeune que je n’ serai,

Mais quoi de plus banal !

Est-ce normal ?

Bien que l'on change et change encore, on reste à peu près le même

Bien que l'on change, on reste à peu près le même

La la la la...


Je ressors mes vêtements d’hiver et je voudrais retrouver
Mon foyer

Où je ne serai pas saigné par les vents glacés

Me chassant vers mon foyer


Dans la clairière marche un boxeur, avec une âme de lutteur

Portant les traces de tous les coups

Des poings qui l’ont atteint et l’ont abattu jusqu’à ce qu’il crie

Dans sa colère et sa honte, j’abandonne, j’abandonne

Mais il demeure un lutteur

Lie la lie...

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