"You are always on my mind!"

dimanche 5 octobre 2008

Understand your Man


Don’t call my name out your window, I’m leavin'
I won’t even turn my head.
Don’t send your kinfolk to give me no talkin'
I’ll be gone, like I said.

You’d just say the same old things
That you be sayin'all along,
Just lay there in your bed and keep your mouth shut,
Till I’m gone.
Don’t give me that old familiar cry and fuss and moan

Understand your man.
I'm tired of your bad mouthing
Understand your man.

Now, you can give my other suit to the Salvation Army,
And everything else I leave behind --
I ain't taking nothing that'll slow down my traveling
While I'm untangling my mind.
I ain't gonna repeat what i said anymore.
While I'm breathing air that ain't been breathed before
I'll be as gone as the wild gruesome winter
Then you'll understand your man
Meditate on it
You hear me talking now
Understand your man
Remember what i told ya
Understand your man

Cette chanson de Johnny Cash sonne étrangement comme le précusrseur du "Don't Think Twice" de Bob Dylan, dont l'adaptation française fut l'un des grands succès de Hughes Aufray sous le titre de "N'y pense plus, tout est bien". Même thème, même rythme, même scénario: l'aventurier mystérieux (donc incompris et vice-versa) qui reprend son errance et reproche à celle qu'il quitte de n'avoir pas su dialoguer. La version de Bob Dylan, chantée par de nombreux interprètes, est plus incisive, plus percutante, et renforce encore le mythe du voyageur aux mains rudes et au cœur libre. Qui ne s'est pas vu dans la peau de celui qui part, celui que la liberté appelle, celui dont les femmes rêvent mais qu'elles sont incapables de comprendre... et de retenir ? Le beau rôle, mais une asymétrie flagrante ! Il peut être plus facile de partir, en s'estimant incompris, que d'essayer de véritablement partager. "Tu aurais pu faire mieux..." chante Hughes Aufray "You just kind'a wasted my precious time" continue Bob Dylan. Bien voyons ! L'engouement pour cette chanson relève-t-il d'un romantisme sado-masochiste ou d'un machisme poétisé ? Au fond, ce ne sont "que" des chansons...mais quelles belles chansons !

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