"You are always on my mind!"

dimanche 2 novembre 2008

City of New Orleans


"Ridin' on the City of New Orleans
Illinois central, monday morning rail
Fifteen cars and fifteen restless riders
Three conducters and twenty five sacks of mail

Good morning America, how are you
Say don't you know me, I"m your native son
I'm the train they call the City of New Orleans
I'll be gone five hundred miles when the day is done" [...]



Cette chanson de Steve Goodman a déjà une longue histoire. Reprise par de très nombreux chanteurs (dont une version superbe de Willie Nelson), sa mélodie est très connue en France depuis que Joe Dassin a chanté "Salut, les Amoureux". Cependant, tous les "fans" de cette chanson ne connaissent pas la version originale, sur un thème bien différent mais tout aussi nostalgique.

La disparition des petites lignes de chemin de fer (évoquée aussi par Félix Leclerc dans "Le train du nord") éveille en effet la nostalgie d'un temps trop vite révolu, où le train apportait la vie dans les coins les plus reculés des campagnes et des montagnes. On pense aussi à tous ceux qui ont travaillé dur, à cette "époque héroïque", pour faire passer ces voies de chemin de fer dans les paysages les plus improbables. Quelle tristesse de voir leur travail tomber aussi vite dans l'oubli...

L'adaptation de Joe Dassin est très différente, mais il donne en quelque sorte une nouvelle vie à cette magnifique mélodie, par une évocation tout aussi nostalgique et délicate des amours qui auraient pu fleurir, et ne laisseront qu'un sentiment d'inachevé :

"Et l'on sait que tôt ou tard ,
Demain peut-être ou même ce soir,
On va se dire que tout n'est pas perdu,
De ce roman inachevé, on va se faire un conte de fées,
Mais on a passé l'âge, on n'y croirait plus." [...]

Cette mélodie revient très souvent dans ma tête, tantôt dans sa version anglaise, tantôt dans sa version française, toujours avec la même force d'évocation.

Le "Nouvelle Orléans"

En voiture sur le Nouvelle Orléans
Gare de l’Illinois, lundi matin tôt
Vingt wagons, vingt cheminots impatients
Trois conducteurs et vingt-cinq sacs postaux

Vers le sud le long de l’Odessy
Le train émerge du Kankakee
Roulant devant champs, fermes et maisons
Saluant des villes sans nom
Des vieux noirs dans des entrepots
Et des voitures qui rouillent dans de grands dépots

Bonjour, comment vas-tu l’Amérique ?
Me reconnais-tu ? Je suis ton enfant
Je suis le train qu’ils appellent le Nouvelle Orléans
J’aurai parcouru cinq cent milles à la fin du jour

En voiture bar, les vieux parlent et jouent aux cartes
Un centime par point que personne ne compte
On se passe la bouteille cachée dans un paquet
Et les roues ronronnent sous le parquet

Et les enfants des vieux porteurs
Des mécannos, des ingénieurs
Roulent sur la machine d’acier de leurs pères
Les bébés aux bras de leurs mères
S’endorment au rythme monotone
Du choc des roues qui sous le plancher fredonnent

Bonjour, comment vas-tu l’Amérique ?
Me reconnais-tu ? Je suis ton enfant
Je suis le train qu’ils appellent le Nouvelle Orléans
J’aurai parcouru cinq cent milles à la fin du jour

Sur le Nouvelle-Orléans la nuit vient
Changement à Memphis, Tennesse
Mi-parcours, et arrivée au matin
Jusqu’à la mer dans la nuit noire du Mississipi

Gens et ville comme en cauchemar
Disparaissent dans le brouillard
Le rail ne connaît toujours pas l’affaire
Les passagers reprennent en choeur
La triste chanson du conducteur
Nostalgique de la fin du chemin de fer

Bonjour, comment vas-tu l’Amérique ?
Me reconnais-tu ? Je suis ton enfant
Je suis le train qu’ils appellent le Nouvelle Orléans
J’aurai parcouru cinq cent milles à la fin du jour

(Traduction : Polyphrène)

1 commentaire:

  1. J'adore l'originale de Goodman, j'aime beaucoup l'adaptation de Joe Dassin, et j'adore la reprise country de Roch Voisine, un mix de ces 2 versions. Je recommande l'écoute !
    Merci pour le partage ;-

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