"You are always on my mind!"

jeudi 6 novembre 2008

So Long, Marianne


"Come over to the window, my little darling,
I'd like to try to read your palm.
I used to think I was some kind of Gypsy boy
Before I let you take me home.
Now so long, Marianne,
It's time that we began
To laugh and cry and cry and laugh about it all again. "[...]


Revoici Léonard Cohen, avec une de ses chansons caractéristiques : mystérieuse, ambivalente, nostalgique. D'une certaine façon, ses textes sont un peu l'auberge espagnole de la chanson: chacun peut y apporter le sens qui lui convient, y trouver le reflet de son âme.
Mais, toujours, sa voix caverneuse et la mélodie lancinante créent une atmosphère étrange et captivante.


Adieu, Marianne

Approche-toi de la fenêtre, ma douce amie
Je veux lire la ligne de ta vie.
Comme un voyant je pensais que j’avais un don
Avant d’entrer dans ta maison.
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

Tu sais combien avec toi j’aime vivre
Mais tu me fais tant perdre la mémoire
Pour les anges j’oublie de prier
Pour nous les anges oublient alors de prier
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

Presque jeunes on s’est rencontrés
Au fond du parc près des lilas
Sur moi comme à un crucifix tu t’appuyais
Quand dans l’ombre on s’agenouillait
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

Tu m’écris que je suis toujours dans tes pensées
Mais je me sens solitaire ?
Je me tiens sur la berge et tes fils d’araignée
Attachent ma cheville à une pierre
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

Il me faut ton amour secret
Je suis glacé comme l’acier
Tu partis quand je me suis dit curieux
Mais je n’ai pas dit courageux
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

Oh, sais-tu que tu es vraiment jolie ?
Tu as filé, encore changé de nom
Au moment où je franchissait le mont
Pour laver mes yeux sous la pluie
Adieu Marianne
Il est temps qu’on en vienne
A rire, pleurer, pleurer et rire encore de tout ceci.

(Traduction : Polyphrène)

1 commentaire:

  1. Polyphrene,

    Thank you so much for this faithful and beautiful translation. I left you a message on Roger's guestbook.

    Blessings,

    Mark

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