"You are always on my mind!"

vendredi 14 novembre 2008

Ruby


"You've painted up your lips and rolled and curled your tinted hair.
Ruby, are you contemplating going out somewhere?
The shadow on the wall tells me, the sun is going down.
Oh, Ruby, don't take your love to town."[...]



Un très grand classique, repris maintes fois par de multiples artistes ! "Ruby" (de Kenny Rogers) est le cri de désespoir d'un homme que ses forces (et ses jambes) ont abandonné, et que sa femme abandonne, jusqu'à lui donner de regrettables envie de meurtre ! Tant de romans, tant de poèmes, tant de chansons, ont évoqué comme le malheur suprême la perte de l'amour, considérant comme secondaire tout le reste, y compris la santé, la force, la richesse... sur le mode du "je suis prêt à tout perdre pour garder ton amour".
Le drame abordé ici est précisément celui de la perte de l'amour consécutive à la perte du "secondaire". C'est aussi la perte possible d'une grande illusion : peut-on être aimé pour son être profond, au delà des apparences et des richesses ? Combien d'amours sont mortes lorsque l'un des amant a perdu sa santé, sa richesse, sa beauté ?




Ruby

Tu as teint tes cheveux, rougi tes lèvres, mis sur tes joues du fard
Ruby, envisages-tu de sortir quelque part ?
Les ombres sur le mur me disent que c’est la fin du jour
Oh, Ruby, n’emporte pas ton amour

Ce n’est pas moi qui en Asie ai déclaré la guerre
Mais je suis fier d’y avoir fait mon devoir militaire
Et, oui, c’est vrai : l’homme que j’étais plus jamais ne serai
Oh, Ruby, j’ai besoin d’être entouré

C’est dur d’aimer un homme aux jambes inertes et déformées
Les besoins, les désirs d’une femme de ton âge je ne peux sous-estimer
Je sais qu’ils disent que je verrai bientôt mon dernier jour
Oh, Ruby, n’emporte pas ton amour

Je sais qu’elle part car je l’entends qui claque encore la porte
Comme je l’ai entendu claquer si souvent de la sorte
Si je pouvais marcher j’irai l’abattre de mes mains
Oh, Ruby, au nom du ciel, reviens

(Traduction : Polyphrène)

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