"You are always on my mind!"

lundi 3 novembre 2008

Sixteen Tons


"You load sixteen tons and what do you get?
Another day older and deeper in debt.
Saint Peter, don't you call me 'cause I can't go,
l owe my soul to the company store.


Now, some people say a man's made out of mud,
But a poor man's made out of muscle and blood,
Muscle and blood, skin and bones,
A mind that's weak and a back that's strong. " [...]


Impossible de commencer à parler de Merle Travis sans citer, au moins, "Sixteen Tons", chanson emblématique et parfaitement représentative de son génie et de ses racines.


La forme d'esclavage que constituait la technique des sociétés minières, sous une apparence de pratique sociale, de s'attacher les travailleurs en leur fournissant à crédit le minimum vital, de sorte que leur dette augmentait peu à peu et qu'il ne pouvaient la rembourser qu'en prolongeant toujours plus leur contrat aux conditions imposées par l'employeur, reçoit un nouvel éclairage aujourd'hui :


Dans les pays pauvres (ou"en voie de développement, comme on dit pudiquement"), cette pratique est encore courante et enchaîne littéralement les personnes les plus démunies à leur employeur, tandis que, dans les pays riches, la pratique du crédit facile a précipité des millions de famille dans la pauvreté, et menace maintenant le fragile équilibre mondial.




Tes Seize Tonnes


Tu charges tes seize tonnes, et qu’est-ce que tu en tires ?
Encore plus de dettes, un jour en moins de vie !
Saint-Pierre soyez patient, je n’peux pas venir,
Mon âme appartient à la Compagnie


Les gens disent que l’homme a été fait d’argile
Mais un pauvre homme est fait de sang, muscle et bile
Muscles et sang, os et peau 
Un petit cerveau mais un dos costaud


Tu charges tes seize tonnes, et qu’est-ce que tu en tires ?
Encore plus de dettes, un jour en moins de vie !
Saint-Pierre soyez patient, je n’peux pas venir,
Mon âme appartient à la Compagnie


Je suis né de nuit sous un ciel sans étoiles
J’ai marché vers la mine et ramassé ma pelle
J’ai chargé dix-huit tonnes de gros charbon
Le contre-maître a dit « Oh, nom de nom »


Tu charges tes seize tonnes, et qu’est-ce que tu en tires ?
Encore plus de dettes, un jour en moins de vie !
Saint-Pierre soyez patient, je n’peux pas venir,
Mon âme appartient à la Compagnie


Je suis né un matin sous une petite pluie fine
Querelle et trouble sont mes deux prénoms
Élevé dans la meute au fond de la mine
Je suis féroce comme un loup, mais doux comme un mouton


Tu charges tes seize tonnes, et qu’est-ce que tu en tires ?
Encore plus de dettes, un jour en moins de vie !
Saint-Pierre soyez patient, je n’peux pas venir,
Mon âme appartient à la Compagnie


Mieux vaudrait t’écarter si tu me vois venir
Celui qui ne le fait pas s’apprête à périr
J’ai un poing de fer et l’autre d’acier
Si tu échappes au gauche, le droit va te tuer


Tu charges tes seize tonnes, et qu’est-ce que tu en tires ?
Encore plus de dettes, un jour en moins de vie !
Saint-Pierre soyez patient, je n’peux pas venir,
Mon âme appartient à la Compagnie


(Traduction : Polyphrène)

2 commentaires:

  1. Sixteen tons = 16 tonnes !
    C'est déjà bien assez !
    Je ne suis pas assez calé pour apprécier la traduction, mais en l'état, elle est inchantable sur la mélodie. Trop de pieds par ci pas assez par là...
    Elle a toutefois le mérite d'exister.
    On doit pouvoir améliorer cela.

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  2. Bonjour
    Merci pour votre visite et votre commentaire sur mon blog. Vous avez tout à fait raison, "sixteen" se traduit par "seize" et non dix-huit, mais c'est précisément le nombre de pieds qui m'a amené à "tricher" un peu dans cette traduction. Pour le reste, il me semble possible de la chanter, au prix de quelques élisions (à vrai dire assez communes en matière de chanson). Par exemple, on peut prononcer "Qu'est-ce que t'en tires", et ça passe, du moins me semble-t-il. Je reste, quoi qu'il en soit, ouvert à toutes vos suggestions.
    Cordialement
    Polyphrène

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